Florian Philippot ne sait pas s’il ferait grève à la place d’un salarié d’une raffinerie

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"Le vice-président du FN Florian Philippot était manifestement embarrassé ce lundi matin lorsque Jean-Jacques Bourdin, qui le recevait, lui a demandé s'il, à la place d'un salarié d'une raffinerie, il ferait grève

"Je ne sais pas", a bredouillé l'eurodéputé FN avant de souligner qu'il n'était "pas responsable syndical". Poussé dans ses retranchements par le journaliste de RMC, il poursuit: "je condamne le gouvernement, je ne condamne pas une action syndicale". Mais précise ne ressentir "aucune affinité" avec la CGT. "Elle a participé à ce processus en n'ayant jamais dénoncé l'Union européenne, en n'ayant jamais dénoncé non plus l'immigration qui pèse à la baisse sur les salaires." 

Si Florian Philippot est mal à l'aise, c'est que son électorat soutient, dans son écrasante majorité, le mouvement social contre la loi Travail. Selon un sondage Ifop pour RTL, réalisé du 23 au 25 mai, 78% des sympathisants du FN estiment ainsi que les manifestations et les grèves sont "justifiées", soit davantage que les sympathisants du PS (49%) et des Républicains (43%).  Mais dans le même temps, les sympathisants FN sont les plus inquiets sur un risque de paralysie totale du pays (…)

le 26 mai, Marion Maréchal-Le Pen estimait que "pour l'organisation d'extrême-gauche [la CGT], le droit de grève équivaut à bafouer les droits des Français à se déplacer et à travailler". "Ces syndicalistes, ultimes adeptes d'une lutte des classes périmée, n'ont aucun scrupule à infliger à leurs concitoyens des difficultés supplémentaires dans leur quotidien", s'indigne la députée du Vaucluse qui demande à ce "que Manuel Valls cesse d'avoir la main qui tremble et assume son autorité en faisant cesser cette stratégie du chaos alors que nous vivons sous état d'urgence"."

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