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Culture de mort : Avortement

Face à la menace sur l’objection de conscience

Extrait d'un article de Pierre-Olivier Arduin :

"Dans un discours peu connu de 2001 adressé une nouvelle fois aux obstétriciens et sages-femmes, Jean-Paul II a évoqué la tentation qui les guette de faire des compromis avec la culture de mort ou à l’inverse celle d’ « abandonner ces professions » pour ne pas tomber sous le coup d’une idéologie qui viole leurs convictions profondes. Le grand Pape les exhorte à ne pas céder et à défendre une autre approche, celle de la défense du « droit fondamental à la formation et à une pratique professionnelle selon sa conscience ». Pour y parvenir, il propose des pistes d’action concrètes auxquelles il nous semble urgent de réfléchir.

Il demande avant tout aux « universités et hôpitaux catholiques » de « fournir un réseau d’enseignement qualifié et reconnu au niveau international afin d’aider les professionnels victimes de pressions inacceptables à se spécialiser en obstétrique et gynécologie ». Mais où trouver ces lieux de formation ? […] Dans notre dernier livre dont l’objet est la médecine prénatale, nous soulevons cette question de l’expatriation : « Le point de rupture étant quasiment atteint aujourd’hui dans notre pays, il nous apparaît essentiel d’encourager les étudiants français catholiques à se rendre à l’étranger, notamment en Italie, pour suivre une formation respectueuse de leurs convictions tant que n’existeront pas chez nous des écoles catholiques de sages-femmes et des parcours de formation des internes en gynécologie reconnus sur le plan universitaire ».

[…] De retour en France, ces professionnels ainsi formés pourront s’associer en cabinet privé ou rejoindre, voire fonder des maternités catholiques et des lieux d’enseignement susceptibles de faire rayonner l’Evangile de la Vie.

L’objectif à plus long terme doit être en effet de donner corps à des « communautés » médicales, scientifiques,… qui rendent évidente et persuasive pour nos contemporains une culture du respect absolu de la vie humaine. Autrement dit, l’objection de conscience ne peut se contenter d’être individuelle, elle doit s’institutionnaliser pour devenir collective. Dans ce discours décidément capital, Jean-Paul II demande aux Eglises locales de tout faire pour « assurer la promotion de cet idéal ». Ce n’est qu’au prix de cet engagement résolu et passionné que les gynécologues et sages-femmes catholiques seront « les héros d’une nouvelle culture de vie»."

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4 commentaires

  1. C’est tout le corps de santé qui est concerné,soignant ou administratif. Mais Hélas ,nous sommes trahis par ceux qui devraient nous aider spirituellemnt.Souvenez vous des “bons pères qui soutenaient la loi veil.”..et soutenaient l”école publique contre l’enseignement privé.En ce qui concerne l’euthanasie et le problème de la souffrance,on a des surprises douloureuses.Pour mon compte personnel, hospitalisé et souffrant de fractures,j’ai eu la visite de “l’aumonier”.Je lui ai parlé de la souffrance et de son sens chrétien.Il m’a répondu:” la souffrance est inutile” et il est parti,d’un air outré. comme si j’avais dit une obscénité.Les papes apeuvent bien parler.si la base ne suit pas…?

  2. @ senex
    C’est le cas partout en France : pas le choix, il faut faire avec.
    Je croyais que le réveil viendrait du clergé régulier. Finalement, je pense qu’il viendra plutôt des laïcs.
    Là où le clergé n’est pas à la hauteur, il faut le pousser doucement à s’élever… Ça commence à venir : soyons dans l’espérance…

  3. Le sens chrétien de la souffrance, c’est très bien pour ceux qui le comprennent et l’acceptent.
    Celui qui ne pense pas comme cela, s’il se retrouve à l’hôpital avec des fractures, il est bien content qu’on essaie de réduire ses souffrances, par exemple par une pompe à morphine qu’on manie soi-même selon le degré de douleur.
    Cela existe partout en Angleterre, mais je crois qu’en France on trouve les patients trop idiots pour gérer eux-mêmes leur douleurs.
    Par exemple, en France les médecins ne savent pas que pour la même blessure, l’intensité de la douleur varie dans la journée…qu’elle est souvent supportable le matin, insupportable le soir. Mais ils continuent à vous administrer: 2 comprimés le matin, id. à midi, idem le soir !

  4. Voir le site nord-américain http://onemoresoul.com/nfp-directory
    pour une liste de médecins dont la pratique est conforme à l’enseignement de l’Église catholique. Cette liste est en même temps un moyen d’encourager les médecins sous pression dans leur milieu à ne pas se savoir seuls. L’Ong OneMoreSoul (lire “une âme de plus”, a peut-être aussi des liens web qui pourraient aider les médecins ou étudiant(e)s européens pour leur formation et leur pratique.
    Par ailleurs, la désinformation existe aussi en milieu médical. Une amie a dû convaincre son médecin de famille (une femme), de vérifier aux sources, car cette dernière ne savait pas et ne voulait pas croire que les dosages des pilules contraceptives actuelles ont un effet avortif.

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