Européennes : réaction du MNR

Extrait du communiqué du MNR :

Mnr logo "Le MNR estime que les résultats des élections européennes témoignent de l’écœurement des Français à l’égard des partis politiques institutionnels (…) Désaveu de l’UMP qui a bafoué le NON au Traité de Constitution Européenne en ratifiant le traité de Lisbonne (…) seul un Français sur dix s’est déplacé pour soutenir le gouvernement (…)

En revanche, le MNR est heureux de constater que partout en Europe, les partis qui prônent une Europe indépendante, soucieuse de la défense de la civilisation et des peuples européens ont nettement progressé. Ces résultats encourageants ne doivent pas s’arrêter aux frontières françaises et le MNR, fidèle à sa vision politique, poursuivra donc la construction d’une force nationale nouvelle de résistance et de propositions (…)"

6 réflexions au sujet de « Européennes : réaction du MNR »

  1. PG

    Que le MNR tente de faire croire qu’il existe encore est logique. Mais qu’il pontifie sur la baisse électorale du FN ou du MPF a quelque chose de dérisoire :
    – parce que cet ex parti créé pour rénover la droite nationale est devenu un groupuscule réduit à son état-major et n’a pas pu présenter de liste en 2009, après en avoir présenté en 2004 qui avaient fait perdre plusieurs sièges au FN.
    – parce que le bon sens politique aurait du le pousser à faire le constat que la modification de la loi électorale par division en circonscriptions handicape la droite nationale et souverainiste depuis les européennes de 2004. Avec 4, 7 millions de voix l’UMP a 29 députés, avec 1 million de voix, le FN a 3 élus. Dans une proportionnelle intégrale il aurait eu 6 ou 7 ou 8 élus, et le MPF 3 ou 4 du fait des listes ne dépassant pas le seuil.
    Somme toute le MNR n’existe plus que pour constater d’un air morose que la droite nationale qu’il a contribuée à diviser et à affaiblir n’a pas encore réussi à reconquérir son électorat perdu en 2007.
    Ne serait-il pas intelligent de se demander pourquoi l’ensemble de la droite nationale et souverainiste stagne électoralement depuis 1995 (ce que reprochait B. Mégret au FN……) et baisse depuis 2004 ?

  2. jeanclaude

    C’est combien de militants à jour de cotisation le MNR?
    Tout le monde sait que la plupart des militants se sont éparpillés au PDF, au parti populiste,à Convergences et au FN sans oublier ceux qui sont partis rejoindre le parti des dégoutés.
    Dans ces conditions pourquoi ne pas dire que ce communiqué est celui d’A.MARTIN.

  3. me

    à PG
    Vous êtes dur avec ce mouvement.
    Qui a sabordé la droite traditionnelle ?
    Vous oubliez que le MNR a subi les foudres d’un autre mouvement, ce qui a eu pour effet de diviser les bonnes volontés au lieu de les unir juste au moment où il fallait réunir les forces !

  4. PG

    @me
    Les foudres certes, mais n’inversons pas l’histoire, qui a été triste dès le départ, par la cassure d’un mouvement imparfait mais puissant, pour une aventure très vite non aboutie : quand on se pose en rival de ce qui existe, il est assez logique qu’il faille accepter les risques de cette rivalité. Aujourd’hui, l’échec est patent : à quoi cela sert-il d’affecter de continuer ?

  5. Solange

    On se trompe de cible, la source de la division est le népotisme de JMLP qui n’a jamais voulu laisser la main. Le Pen aurait dû s’arrêter après la présidentielle de 1995. Il a imposé Jany Le Pen aux européennes de 1999 (scission Mégret) ; il a imposé Marine le Pen aux européennes de 2009 (scission Lang et démission, refusée, de Gollnisch).
    Malgré tout ce qu’on peut dire, le MNR conserve un nombre relativement important de cadres nationaux. Sa création remonte à une blessure douloureuse. Il est temps de pardonner et de passer à la réconciliation en faisant l’unité autour des fondamentaux et des dirigeants crédibles et respectables.
    Je pense que Bruno Gollnisch peut réunir, faire revenir toutes les composantes de la droite nationale au sein du FN car il ne méprise jamais les autres et parce qu’il a toujours été un zélé défenseur de l’union patriotique en 2006-2007 (un peu trop d’ailleurs au goût de Marine Le Pen qui rageait de voir les cadres du FN applaudir lors de l’entrée de Mégret à la réunion de Lille en 2007).
    Bref, il est grand temps que les haines entretenues par un clan intéressé à profiter du parti comme d’une boutique cessent et que le mouvement national se restructure. Faute de quoi il n’y aura même plus de députés nationaux ou pseudo-nationaux en 2014 au parlement européen.

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