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Culture de mort : Avortement

Etendre le droit à l’objection de conscience aux pharmaciens

C'est possible pour Pierre-Olivier Arduin :

A "Les parlementaires viennent en effet de créer une nouvelle clause de conscience en adoptant la loi du 7 juillet 2011 relative à la bioéthique. Le nouvel article L. 2151-7-1. dispose en effet qu’ «aucun chercheur, aucun ingénieur, technicien ou auxiliaire de recherche quel qu’il soit, aucun médecin ou auxiliaire médical n’est tenu de participer à quelque titre que ce soit aux recherches sur des embryons humains ou sur des cellules souches embryonnaires».

Peu de commentateurs ont noté la portée de cette mesure qui pourrait avantageusement inspirer le législateur pour remédier à la discrimination qui frappe injustement la profession des pharmaciens. Sur un plan strictement scientifique, l’embryon humain détruit in vitro a exactement le même âge que celui qui sera éliminé in vivo par le mécanisme antinidatoire d’un stérilet, de la contraception d’urgence, d’un implant ou même des pilules de nouvelle génération. Là encore on ne comprend pas pourquoi un assistant technicien travaillant dans un laboratoire de recherche disposerait d’une clause de conscience et pas le pharmacien dont l’acte aboutit pourtant au même résultat qui est la mort provoquée d’un embryon humain.

Nous appelons donc les parlementaires sensibles à ce sujet crucial à déposer une proposition de loi qui réintègre la profession des pharmaciens dans le dispositif de l’article 2212-8 du code de la santé publique : « Aucun médecin n’est jamais tenu de pratiquer une interruption volontaire de grossesse (…). Aucune sage-femme, aucun pharmacien, aucun infirmier ou infirmière, aucun auxiliaire médical, quel qu’il soit, n’est tenu de concourir à une interruption de grossesse »."

Liberté politique publie également le témoignage d'un pharmacien :

"Nous sommes obligés, par la loi, de délivrer un produit qui blesse notre conscience. Or, la conscience bien éclairée doit pouvoir éviter d’aller dans le sens d’une loi mauvaise. En délivrant le produit abortif, nous sommes complices de l’acte au niveau juridique mais aussi moral, puisque ces produits n’ont que cette visée et ne peuvent pas être utilisés pour autre chose. Je trouve donc injuste que les pharmaciens ne soient pas libres d’agir selon leur conscience. Au nom d’une certaine conception de la liberté, les femmes peuvent subir un avortement, mais cette liberté n’est apparemment pas dans les deux sens, car celui qui ne veut pas y participer, y est contraint. Le médecin qui refuse de participer à une IVG doit indiquer un autre confrère, il pourrait tout-à-fait en être de même pour le pharmacien."

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1 commentaire

  1. Continuons le combat.Cet article est important car il admet la distinction entre embryon animal et embryon humain.L’homme est reconnu comme ayant droit au respect.Le tison fume encore.Tout n’est pas perdu.Il faut que les personnels de santé se constituent en ligue de défense de l’objection de conscience ,car les adversaires comme les loups ont l’art de s’attaquer aux personnes isolées.Merci

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