Bannière Salon Beige

Partager cet article

Pays : Etats-Unis

Etats-Unis : démonstration de force de l’immigration hispanique

La_protest_350La semaine passée a vu se tenir dans plusieurs grandes villes américaines des manifestations massives en faveur de l’immigration clandestine. Les manifestants, en grande majorité hispaniques et souvent illégaux eux-mêmes, étaient 500.000 à Los Angeles, 100.000 à Chicago, 20.000 à Phoenix, de 10 à 30.000 à Milwaukee – la ville de la série Happy Days, symbole d’une Amérique profonde.

Les manifestations entendaient protester contre des lois, discutées en ce moment au Congrès, qui durciraient le régime actuel en matière d’immigration illégale – contre l’avis du président Bush, grand défenseur de l’immigration.

Mais les manifestants ont peut-être eu un effet contraire à ce qu’ils escomptaient. Comme l’écrit un blogueur conservateur :

Généralement, j’ai jusqu’ici été en faveur d’une immigration ouverte, mais des manifestations de masse par des immigrés illégaux, comme celle-ci, m’incitent à revoir de plus en plus ma position.

J’ai de la sympathie pour les immigrés illégaux en tant qu’individus cherchant simplement à trouver une vie meilleure. Mais j’en ai considérablement moins pour des immigrés illégaux s’organisant en mouvement de masse pour formuler des exigences politiques.

Dans Qui Sommes-Nous ?, Samuel Huntington remarquait que l’immigration hispanique se distinguait des autres par sa faible assimilation, son nombre et une conscience irrédentiste : les Mexicains se souviennent que le sud-ouest des Etats-Unis a été à eux. Ces manifestants à Los Angeles semblent illustrer ses inquiétudes "Si vous croyez que je suis ‘illégal’ parce que je suis Mexicain/ apprenez la vraie histoire/ parce que je suis dans ma PATRIE" (Source).

aztlan005.jpg

Henri Védas

Partager cet article

5 commentaires

  1. Huntington a simplement oublié le christianisme des hispaniques. Ils ne poseront aucun probléme aux Etats-Unis.Quels attentats sont imputables aux hispaniques?L’Espagne doit elle aussi priviligier l’immigration hispanique, elle doit se montrer généreuse envers ses anciennes colonies. La religion est la matrice civilisationnelle la plus puissante.

  2. Certes, mais cette annexion de territoire par la démographie me rappelle ce qu’il se passe chez nous : la démocratie, c’est la loi du plus nombreux…
    Bien sûr les hispaniques n’instaureront pas le charia, mais le phénomène est le même avec la même revendication territoriale.
    Nous avons certainement des enseignements à tirer de ce mouvement auxUSA.

  3. Les états les plus prospères sont ceux ou l’immigration hispanique est importante. Ces états furent annexés par les Etats-Unis sans que personne ne s’en indigne.Rassurez-vous les hispaniques ne veulent rien annexer,ils sont attachés au USA, d’ailleurs ils se battent en Irak pour des Intéréts bien Américains.

  4. L’ennui c’est que les immigres hispaniques ne font rien d’autre que recuperer pacifiquement ce que les USA leur ont volé par la force lors de la guerre qui a vu l’annexion de la Californie et du Texas…

  5. « Samuel Huntington remarquait que l’immigration hispanique se distinguait des autres par sa faible assimilation, son nombre et une conscience irrédentiste »
    Huntington a raison sur ce point. Mais le phénomène n’est pas nouveau. Il a été relevé en 1984 par Jean Dumont dans L’Eglise au risque de l’histoire (réédité en 2002 aux Editions de Paris avec une préface de Pierre Chaunu). Je cite Jean Dumont: « Enfin, depuis quelques années, chacun peut constater la détérioration profonde de l’efficacité américaine en tous domaines. […] Aux Etats-Unis encore, un défi hispanique, indo-hispanique, ne cesse de s’affirmer, rejetant la langue, la religion, le genre de vie yankees, et favorisé par une vitalité démographique que les yankees n’ont plus. Tous les observateurs y voient, pour les Etats-Unis, une menace interne beaucoup plus grave que celle des Noirs. Bref, le « défi américain » s’est retourné. Comme en Angleterre apparaît bien visiblement un « mal » des pays de la Réforme. » (Jean Dumont, L’Eglise au risque de l’histoire, Editions de Paris 2002, Essonne 2002, p. 110-111.)

Publier une réponse