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Pays : Etats-Unis

Etats-Unis : droitisation de l’électorat de droite

Lu dans Les 4 vérités :

"Obama l’a donc emporté le 6 novembre. Pour une écrasante majorité des Français, y compris la quasi-totalité des dirigeants de la « droite », c’est une jubilation. Pas pour moi. La victoire d’un homme de gauche, où que ce soit, est toujours une mauvaise nouvelle. Cependant, ici, comme chez nous, ce n’est pas la gauche qui gagne. Nous n’avons pas encore les résultats définitifs, mais il semble qu’Obama ait perdu des millions de voix par rapport à 2008 (de l’ordre de 8 millions, alors que l’écart entre Romney et Obama est nettement inférieur à 4 millions de voix…). Et, surtout, on constate que Mitt Romney a été très loin de faire le plein des voix à droite (tout comme Nicolas Sarkozy en mai dernier) : il a réuni plus d’un million de voix de moins que McCain, qui, déjà, avait fort peu enthousiasmé la droite du parti républicain (aux derniers décomptes, Romney a réuni 58,6 millions de voix, alors que McCain en avait réuni 59,9 en 2008). Et on constate que l’abstention a été d’autant plus forte dans les États que les Tea parties y étaient puissants. Plutôt que la « victoire de l’Amérique progressiste » dont les médias français ont abondamment parlé, je crois que cette élection, comme l’élection de mimandat précédente, confirme la droitisation de l’électorat de droite, qui a rejeté Romney comme trop modéré. C’est sans doute une difficulté pour le parti républicain (comme la droitisation de la droite française est une difficulté pour l’UMP), mais c’est aussi une bonne nouvelle. D’autant meilleure que cette droitisation, en France comme aux États- Unis, s’opère sur tous les plans : économie, valeurs familiales, sécurité, immigration…"

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5 commentaires

  1. Mais Obama a quand même gagné !

  2. Obama a gagné grâce à l’immigration.
    Comme l’immigration continue et se développe, ce sera toujours un obama ou un autre qui gagnera désormais.
    A l’instar des Français de souche, les White Americans disparaissent, il faut le voir clairement. Il y a changement de population.
    Il se peut que les Républicains se redroitisent, se radicalisent, mais ce sera trop tard. One man, one vote. Ils ont perdu d’avance.
    Il fallait s’en apercevoir plus tôt.

  3. Que ce soit en France ou aux Etats-Unis, le système arrive à son terme. La démocratie républaine, c’est la loi du nombre, pas celle de l’intelligence.

  4. La leçon ”française” mais aussi valable pour les autres partis de droite européens, c’est que face à la gauche qui utilise l’émotionnel et l’immigration, ainsi que la démagogie de la redistribution grâce à la dette, la vraie droite doit être TOTALEMENT anti socialiste et libérale, défendre les valeurs morales et la famille intégralement, et refuser l’illusion du faux compromis du ”recentrage”.
    ROMNEY n’a pas eu les voix baptistes du Sud et fondamentalistes en général, ni des Tea Party qui se sont beaucoup abstenus, le jugeant trop mou sur l’avortement, ni celles des libéraux dont deux petits candidats indépendants lui ont obtenu les voix que son refus mollasson de l’OBAMACARE avaient éloignées de lui.
    La leçon vaut en France autant pour l’UMP que pour le FN, dans des registres selon des modalités différentes : mais l’essentiel est qu’en pensant ”prudent” ou ”utile” de se donner des airs de gauche pour faire social alors qu’on ne fait que prolonger le socialisme, on perd le coeur de son électorat et on renforce à terme la gauche qui reprendra les voix qu’on pensait lui avoir arrachées.
    Car ce n’est qu’en tuant financièrement le socialisme et l’étatisme centralisateur et jacobin qui lui servent de socle historique, que la droite peut espérer gagner le combat culturel et politique durablement. Tout compromis et faux semblant est un recul qui prolonge la gauche en lui laissant les moyens légaux et constitutionnels d’acheter des voix par la redistribution : il faut assécher l’Etat, et lui rendre impossible constitutionnellement toute action autre que régalienne. Alors la gauche minoritaire en voix aura perdu la main et devra elle aussi changer de registre : elle n’aura plus notre argent pour acheter les voix de nos adversaires et importer l’immigration comme électorat de substitution.

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