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France : Société / Valeurs chrétiennes : Famille

Et si les féministes arrêtaient de mépriser les mères au foyer ?

Pour la journée de la femme, Figarovox a accordé une tribune à deux mères de famille :

"Avant que les coups pleuvent, le mari violent a comme technique de dénigrer sa femme, pour la convaincre que son traitement est mérité. La méthode est globalement la même s'agissant des violences que certaines femmes – se déclarant «féministes» – infligent actuellement à d'autres femmes. Elles ont commencé par disqualifier les travaux ménagers et éducatifs: «Qui c'est qui doit rester belle, les mains dans la merde?» chantait Anne Sylvestre en 1981. «Toutes petites déjà, elles apprennent à faire la bonne» renchérit aujourd'hui MixCité.

Le dénigrement des travaux domestiques une fois installé, la commisération puis l'opprobre ont couvert les femmes qui s'y adonnaient. Présentées en 1963 par Betty Friedman comme les victimes d'un «camp de concentration confortable», les femmes au foyer ont été progressivement montrées du doigt: «Être une femme au foyer reste un choix, et il est respectable, mais c'est un choix qui n'est pas compatible avec la démarche de libération des femmes» déclarait Gisèle Halimi en 2009.

Les féministes ont mené d'utiles combat pour que les filles accèdent à la même instruction que les garçons, pour que les femmes puissent exercer un métier, pour qu'elles aient les carrières qu'elles méritent. Mais trop de «féministes» s'égarent vis-à-vis de leurs sœurs «au foyer» dans une véritable maltraitance qui connaît, en ce moment, une brutale accélération: Marie-Jo Zimmermann et Najat Vallaud-Belkacem défendent le rabotage de 6 mois du congé parental pour ne pas «éloigner les femmes du marché du travail». L'économiste Séverine Lemière propose de supprimer le quotient conjugal en déclarant froidement qu'«on ne peut pas garder le système uniquement parce qu'il protège aujourd'hui les femmes en couple sans activité professionnelle avec enfants de milieux modestes». Marisol Touraine annonce la fin des majorations familiales des retraites qui rétribuaient indirectement les mères de famille nombreuse.

Tous les enquêtes démontrent, néanmoins, qu'un quart environ des femmes occidentales aspirent profondément à consacrer leur vie à leurs enfants et à leur foyer (ForbesWoman 2012 aux USA, Ministère de la Santé Japonais 2013, MMM-Europe 2010). Comme l'observe la sociologue Catherine Hakim, pour 20 % environ des femmes modernes, la famille et les enfants sont les toutes premières priorités dans la vie. 60% choisissent le compromis emploi/famille et 20% ont la carrière comme objectif, quitte à ne pas être mères.

On pourrait admettre que les femmes au foyer soient brimées si elles desservaient la Cause par leur inutilité. Mais il n'en est rien: leur travail domestique, si décrié, sert directement à alimenter les caisses de la Sécu puisqu'elles élèvent les futurs cotisants aux régimes de retraite. Il représente la bagatelle de 7,8 milliards d'heures par an, soit – sur la base du SMIC – 99 milliards d'euros. Or, l'éducation d'une famille nombreuse – activité hautement profitable aux retraites – requiert généralement que la mère soit au foyer, en raison de la lourdeur de la tâche. Dès lors, pourquoi vouloir imposer à ces femmes de mener, en parallèle, un emploi à plein temps? Pourquoi exiger de leur conjoint qu'il «partage» des travaux qu'elles sont désireuses d'assumer? Au nom de quoi dévaloriser ce travail au lieu de dénoncer l'exploitation dont il fait l'objet puisque, selon le mot de Sauvy, «par comble de dérision, la seule qui n'ai pas droit à une retraite normale est la mère de plusieurs enfants»

Comment expliquer que ces «féministes» maltraitent ainsi leurs sœurs, dans le silence apeuré des hommes, tétanisés à l'idée de se faire traiter de «machos»? On perçoit bien qu'en réclamant pour les femmes des carrières exactement copiées sur celles des messieurs, avec rattrapage immédiat, certaines pourront obtenir, à titre personnel, d'utiles saute-moutons.

On est frappé, surtout, par la terrible haine de soi que véhiculent leurs discours violents. «Ce qui fait retour, aujourd'hui, de façon caricaturale – quoique non consciente ou non avouée chez certaines femmes, c'est bien la haine de la mère» écrivait la psychanalyste Janine Chasseguet-Smirgel. Cette observation fait écho à Simone de Beauvoir: «La haine du féminin a toujours hanté le féminisme». Mais si leurs mères leur en ont «fait baver», faut-il qu'elles reproduisent le même schéma, comme certains enfants battus qui deviennent des maris violents?

«L'éducation des enfants est, une des tâches les plus nobles et les plus nécessaires pour l'humanité. Le souci des enfants a contribué à attacher les femmes à leur foyer. Est-il aussi artificiel et imposé qu'on veut bien le dire? Il appartiendra aux femmes de répondre librement le jour où elles n'auront plus honte de revendiquer leur désir en ce domaine» écrit très justement Sylviane Agacinski. Nous le revendiquons."

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13 commentaires

  1. “La haine du féminin a toujours hanté le féminisme” et “c’est bien la haine de la mère” cela résume presque totalement la racine du mal.
    On peut y ajouter pour certaines féministes la haine du père, soit qu’elles l’aient vécu pour elles soit en voyant leur mère.
    S’occuper de ses enfants et de son foyer c’est pour les féministes un rabaissement à l’état de “bonne” mais alors, s’occuper des enfants des autres ou venir fait le ménage chez les autres, en tant que salariée, c’est tout aussi abject ? Non car être payée par une patronne c’est plus valorisant que d’être libre ?
    Encore des raisonnements incohérents qui ne sont reçus que parce qu’ils flattent l’ego de certaines: Les bourgeoises capables d’avoir des employées et que répugnent les travaux qu’elles donnent à faire à leur employées.
    Il y a plus ironique encore : une majorité de femmes empilent leur travail salarié et le travail domestique sauf si elles peuvent payer des gens de maison, donc le travail ne libère pas, il aliène encore plus. Car c’est un fait que peu de femmes apprécient de vivre dans une garçonnière. Mais il ne faut pas exagérer, les hommes ne sont pas aussi indifférents à aider leur femme quand cela leur est demandé.

  2. Il ne vient à l’idée de personne de mépriser les “nounous” qui gardent les enfants de celles qui travaillent, pourquoi donc mépriser les mères qui veulent éduquer leurs propres enfants ?
    En plus c’est un travail NON rémunéré et qui va maintenant être imposé injustement en rognant sur les parts et le quotient familial !

  3. Les féministes ne sont que des manipulatrices manipulées, leurs salades , elles peuvent se les garder :
    http://www.dailymotion.com/video/x3oexs_hydroponie_creation

  4. Un récent sondage, paru dans 20 Mn, nous apprend que 82% des femmes considèrent que la maternité est plus importante qu’une carrière professionnelle… Naturellement placé tout à la fin d’un article voulant démontrer le contraire…
    82% des femmes expriment donc le refus du féminisme extrémiste… malgré 40 ans de bourrage de crâne par les féministes, les médias et la complicité des politiques… comme quoi, il ne faut jamais désespérer 😀

  5. Bonjour, je ne crois pas que ce soit en ces termes que la question se doit d’etre posee car elle repond a la derive inherente a toute revendication.
    Une des raisons dont on ne parle plus est la situation de la femme au foyer qui se fait larguer apres avoir eduque, eleve ses enfants. La situation de ces femmes etait catastrophique car elles n’avaient pas cotise car pas de salaire et par consequent pas de retraite. C’est contre cet etat de faiblesse que le feminisme a lutte et on n’en parle pas. Or, la solution de mettre la femme au travail en dehors de son foyer a eu pour consequence la derive que l’on connait aujourd’hui. Delinquance, divorces, degringolade du niveau scolaire…la reponse apportee n’etait donc pas la bonne.
    Le sujet qui fut aborde mais aussi vite oublie etait la remuneration des femmes au foyer. Valoriser l’education des enfants par un parent restant a la maison devrait etre la priorite de tout gvt soucieux du futur de la population. Or, on s’enfonce dans l’erreur a ne pas vouloir la reconnaitre. Ces socialios sont une plaie pour toute civilisation et l’UMP ne vaut guere mieux car elle travaille en douce. Toutes les mesures appliquees par ce gvt on ete initiees par Sarko et sa bande. Ne l’oubliez jamais!

  6. Je réponds à cet argument économique fallacieux des féministes. Le véritable but, c’est de détruire la famille selon le Plan Divin et c’est tout. Quand on est mère au foyer, on travaille plus que sur le marché du travail et on rapporte de l’argent, à court et à long terme, même si c’est nié aujourd’hui. Il y a 40 ans , 50 ans, on donnait une valeur-argent à ce travail qui est une intendance. Dans leur idéologie, ces féministes oublient que beaucoup de femmes sont obligées de travailler parce-que le salaire de leur mari ne suffit pas et à cause de l’instabilité du mariage et du concubinage. Aller travailler quand on a un bébé est une barbarie pour la maman et pour le bébé ! Et on a vu une mère ou un père “oublier un bébé dans une voiture tant ils sont exténués par leur rythme de vie”…. Nier le lien privilégié qui existe entre une maman et son enfant, c’est nier le réel, nier l’évidence, nier la Vie.

  7. Enfin ! Je pense avoir été une jeune femme moderne et heureuse de voir le féminisme monter au créneau…..pendant les quelques premières années. Puis, petit à petit, je me suis rendue compte que si l’on gagnait d’un côté, il fallait savoir que l’on perdrait aussi de l’autre. Je ne vous détaillerai pas mon opinion, ce serait trop long.
    J’en viens au résultat. Que l’on continue à exiger la parité dans les salaires, à demander à ces messieurs de partager équitablement non seulement les tâches ménagères mais également l’éducation des enfants et les soins…..cela reste bien !
    Mais lorsque je m’arrêtais de travailler pour élever mon premier enfant, ou pour des raisons personnelles, lorsque je disais à certaines femmes ou même amies, que j’étais redevenue “mère au foyer”, je ressentais une certaine condescendance voire un certain mépris. J’ai eu de longues conversations parfois qui n’ont menés à rien ! Mon statut était dégradant et dégradait le combat féministe. Et là, je ne suis plus d’accord. Chaque femme, selon les circonstances a le droit de choisir sa situation. Celle qui lui semble la plus appropriée ou celle qui l’épanouit le plus. Je ne me suis jamais permise de juger ! Et là ! Je vous rejoins !

  8. Si elles ont la possibilité de rester au foyer avec leurs enfants, les mères au foyer ont la plus belle place qui puisse exister au monde. Elles éduquent,écoutent,apprennent, surveillent répondent aux questions de leurs enfants et lorsqu’ils grandissent surveillent les influences et les moments de liberté que ceux ci prennent lorsqu’ils sont en âge. Contrairement à toutes les inepties c’est elles qui sont de vrais mères de famille et qui assument avec courage bien souvent l’Avenir du monde.La mère au foyer pour celles qui peuvent le faire est une mission. Elle évite également les tentations des séductions masculines qui sont de plus en plus courantes et qui par les conséquences qu’elles apportent divisent la famille et laissent les enfants désemparés.Nous y sommes et le résultat est catastrophique.

  9. Très beau texte, qui montre à quel point les femmes sont astreintes à la “domination masculine” aussi bien initiale qu’accentuée par des féministes qui n’ont pas (encore) compris que les “tâches féminines” ne sont pas, en soient, dévalorisantes !

  10. Le dénigrement de la mère au foyer a été un des angles d’attaques conte la famille dans les années 70 et 80.
    La famille française est depuis cette époque la cible des féministes comme elle l’est aujourd’hui de LGBT, c’est la même logique.
    Le travail de sape s’est effectué dans les journaux, le cinéma,la publicité et par les humoristes.
    Toujours dans le même fil, aujourd’hui c’est l’homme, français de souche, qui est la cible.

  11. @ Pierre : je ne crois pas que ce soit “la famille française” qui ait été combattue par les féministes dans les années 70/80. Je pense plutôt que, les féministes ont perdu de vue le combat de leurs mères – celles qui ont obtenu le droit de vote, la suppression de la tutelle masculine, la liberté sexuelle – pour se concentrer sur la lutte contre les rôles sociaux…
    …Mais en choisissant une méthode que Pierre Bourdieu, l’éminent sociologue, a qualifié de “domination masculine accentuée”, les féministes cherchant la reconnaissance, non des qualités et rôles féminins, mais bien celle de l’égalité des femmes dans des tâches dévolues (jusqu’alors) aux seuls hommes.
    Ce qui a conduit à la situation actuelle, où l’on a des femmes qui jonglent entre boulot et enfants et des hommes qui acceptent que leur partenaire travaille mais seulement si tout est en ordre à la maison. Certes, les mentalités changent sur le sujet, mais on n’a toujours ce rapport. Et dans le boulot, c’est la même chose.
    Si l’entreprise prend en compte le fait qu’une femme est amenée à avoir des enfants, l’employeur a tendance (même inconsciemment) à “faire payer” la femme de son manque d’engagement envers l’entreprise (évident, puisqu’elle doit gérer trois vies à la fois !) par un salaire moindre, une ascension professionnelle plus compliquée et une illégitimité auprès du personnel masculin si elle exerce un métier “masculin” (commercial par ex) où les hommes sont nombreux (ex l’automobile)
    LGBT a commis une erreur semblable, en choisissant de “dupliquer” une domination réprouvée (le pouvoir des hétéros à ses yeux) pour la faire sienne, alors que logiquement c’est un droit à la différence et à l’acceptation de cette différence, comme apport positif à la Société, qui aurait dû être son combat !
    Pour le troisième point, j’avoue ne pas bien comprendre ce que vous entendez par “Français de souche”.

  12. Depuis Eve qui voulait croquer la pomme pour avoir le même statut que Dieu
    RIEN N’A CHANGÉ…
    Elle s’est aperçue trop tard que ce n’était qu’une impasse qui menait à la mort et loin de tout bonheur
    et sur ce point là aussi RIEN N’A CHANGÉ…
    Et ça continue encore et encore
    C’est que le début d’accord, d’accord…
    L’instant d’après le vent se déchaîne
    Les heures s’allongent comme des semaines
    Tu te retrouves seule assise par terre
    A bondir à chaque bruit de portière
    Et ça continue encore et encore
    C’est que le début d’accord, d’accord…

  13. Enceinte de 6 mois, je m’occupe volontiers des tâches ménagères. Je demande juste à mon mari de coucher la petite dernière, qui commence à donner de bons coups de reins pour échapper à la turbulette et retarder le coucher, ce qui m’épuise.
    Pour le reste, je ne vois aucune dégradation, aucune soumission à m’occuper des affaires domestiques.

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