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Pays : Espagne

Espagne : l’instabilité se poursuit

Après 6 mois sans majorité, le peuple espagnol était rappelé aux urnes hier. Le Parti populaire du président du gouvernement sortant, Mariano Rajoy, a conservé sa première place et amélioré son score aux élections législatives, mais les rapports de forces entre les partis ne facilitent pas l'émergence d'une majorité parlementaire.

Le PP obtient 33 % des voix et 137 sièges au Congrès des députés, qui en comprend 350, soit quatorze de plus que lors des élections précédentes, le 20 décembre 2015.

Derrière, le Parti socialiste (PSOE) maintient la deuxième place avec 23 % et 85 sièges.

Unidos Podemos – le nom de la coalition entre Podemos et le parti néocommuniste Izquierda Unida – ne parvient pas à dépasser le PSOE, avec 22 % des suffrages et 71 députés.

Ciudadanos (centre) emporterait 13 % et 32 députés, huit de moins qu'en décembre. 

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6 commentaires

  1. Le PP comme tous les démocrates chrétiens n’a que ce qu’il mérite. Quand il avait la majorité absolue, il n’a pas gouverné avec les valeurs qu’il prétendait avoir. Il a trompé son électorat en ne restreignant pas l’avortement, il n’a pas aboli le “mariage” homosexuel, il ne fait rien contre la cathophobie, bref il a continué à suivre les exigences de la gauche dans tous les domaines. Rajoy= Sarkozy. La seule différence c’est que Rajoy est espagnol, Sarkozy n’est pas français.

  2. * Espagne: Rajoy réclame le droit de gouverner
    Le chef du gouvernement conservateur sortant en Espagne, Mariano Rajoy, a réclamé dans la nuit de dimanche à lundi le droit de gouverner après la victoire de son camp aux législatives, qui pourrait amorcer le déblocage politique du pays.
    Après six mois de paralysie politique de l’Espagne, son Parti populaire (PP) a remporté 137 sièges sur 350 à la chambre basse, 33% des suffrages, correspondant à un bond de quelque 500.000 voix.
    Les conservateurs, qui n’ont pas de majorité absolue, doivent désormais négocier les termes d’une alliance qui leur permettra de rester au pouvoir.
    Ils se tourneront naturellement vers le libéral Ciudadanos, dont le chef Albert Rivera a annoncé qu’il était prêt à commencer ces discussions.
    Tous les partis ont promis de tout faire pour éviter un “troisième tour”.
    Ils seront vite appelés à leurs obligations par le contexte du Brexit, qui en Espagne a provoqué vendredi une chute sans précédent de la Bourse.
    Mariano Rajoy doit participer au Conseil européen sur le sujet cette semaine, et a déjà promis de définir une position commune avec les autres partis.
    Le nouveau Parlement issu des législatives siègera à partir du 19 juillet.
    Il reviendra ensuite au roi Felipe VI de décider, après avoir écouté tous les chefs de partis, s’il peut désigner Mariano Rajoy comme candidat à l’investiture du Congrès en tant que chef du gouvernement.

  3. Finalement bonne nouvelle que “Podemos craignos” ait eu une déconvenue. Aucun siège de gagné. Et le PSOE en perd. Même le parti libéral ciudanos machin truc qui est parti européiste, donc dangereux, a fortement reculé

  4. “podemos craignos” ! Bien dit, TFP !Excellent ! Je tâcherai de la ressortir, celle-là !
    Deux réflexions (cela m’arrive parfois…) me viennent à l’esprit :
    1) quand cessera t-on de nommer conservateurs ou démocrates-chrétiens des politiques qui ne sont en fait que les toutous de la finance et des délires progressistes ? (je rejoins toto)
    2) le système électoral espagnol pour leurs élections dites générales illustre à merveille les méfaits du principe proportionnel : c’est la foire d’empoigne entre partis, groupuscules et courants divers pour la course aux maroquins !
    Dans le principe majoritaire, le premier dispose d’un certain nombre de sièges déjà acquis, ce qui permet à une véritable majorité d’être formée et de pouvoir gouverner…

  5. Il n’ y a de toutes façons plus de véritable parti de droite en Espagne depuis la disparition des derniers caciques du franquisme il y a un quart de siècle. Mais le PP demeure un moindre mal, même allié à Ciudadanos, face aux marxistes hystériques de Podemos et de leurs alliés séparatistes catalans et basques.

  6. Irishman
    Certes mais c’est une EXCEPTION. En général , ça se passe bien. La proportionnelle oblige les députés à s’ENTENDRE, à TRAVAILLER… eh oui, ça change c’est sûr !
    Tous les pays d’Europe ont d’ailleurs la proportionnelle, sauf la France et la Grande Bretagne et … ça se passe globalement bien.
    En France, on avait la proportionnelle aux régionales jusqu’en 2004 et ça se passait bien.
    scrutin majoritaire ? : ça n’empêche pas d’y avoir aussi une instabilité… on parle d’absence de majorité en France pour 2017….. mais, là aussi c’est une … et le problème du scrutin majoritaire c’est qu’il y a une perte de démocratie, et alors les électeurs s’abstiennent, ce qui entraine méfiance envers les politiques, crise, et pourquoi pas, révolte populaire…
    conclusion : Aucun système n’est parfait mais la proportionnelle est un moindre mal.

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