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Eric Zemmour et l’inclusion des enfants handicapés à l’école

Eric Zemmour et l’inclusion des enfants handicapés à l’école

Jean-Frédéric Poisson dénonce sur Twitter la honteuse tentative de polémique contre Eric Zemmour suite à ses propos sur les personnes handicapées (par les mêmes qui valident l’extermination des enfants handicapés avant leur naissance).

  • Oui à la pleine participation des personnes handicapées à tous les aspects de la vie sociale, tout au long de leur vie, quel que soit leur âge, leur santé et leur état de vie.
  • Oui à des efforts importants pour mieux accueillir les personnes handicapées partout où c’est nécessaire et possible pour eux comme pour les « accueillants ».
  • Qui croit que les enfants handicapés sont forcément toujours mieux à l’école que dans des établissements adaptés ?
  • Qui ne voit pas que la politique d’accueil dans les écoles est une faillite, faute de postes, de volonté politique et de souplesse ?

Eric Zemmour explique aux parents d’enfants handicapés :

Valérie Pécresse fait partie des hypocrites :

La verra-t-on demain à la Marche pour la vie ? L’enfant handicapé est l’équivalent du fruit d’un viol quand il s agit de justifier l’avortement et son inclusion scolaire devient soudainement un tabou indiscutable quand il s’agit d’accabler Eric Zemmour.

Chaque jour, des milliers d’enfants handicapés traversent la frontière pour aller à l’école en Belgique, dans des structures qui n’existent pas en France :

Derrière les grands discours généreux sur l’inclusion des enfants handicapés, il y a un refus d’investir dans l’enseignement spécialisé. Et oui, ça coûte cher, et on préfère investir pour d’autres…

Plus de 320 000 E.S.H. (Élèves en Situation de Handicap) sont scolarisés en milieu ordinaire. Les communications ministérielles dissimulent les conditions difficiles et parfois catastrophiques de certaines inclusions. Une réalité volontairement occultée pour diverses raisons comptables. D’un côté, des économies budgétaires sont réalisées sur le dos de l’école où le coût de la scolarité (6 300 €/ an / élève en primaire) est 6 à 11 fois moins élevé qu’en institut spécialisé (entre 39 000€ et 72 000€/an/élève) de l’autre, l’obtention rapide d’une place à l’école permet d’éviter les années d’attente, très impopulaires, sur les listes des Instituts (1 à 10 ans)

Ainsi, les premières victimes du fonctionnement absurde de cette école inclusive, sont les enfants en situation de handicap et en particulier ceux issus du “champ mental”. La réorganisation qui a découlé de cette loi a eu comme principale conséquence de les sortir des institutions médico-sociales et hospitalières pour leur faire intégrer leur école de quartier et les classes d’ULIS (Unité Localisée pour l’Inclusion Scolaire) ou à défaut les classes ordinaires. Censée favoriser la socialisation et l’apprentissage, l’inclusion dans un milieu qui n’est pas adapté a plutôt engendré un mal-être important chez ces derniers, mais également des répercussions négatives sur le climat scolaire des classes d’accueil et un épuisement des enseignants et des A.E.S.H (Accompagnant d’Élève en Situation de Handicap).

Plusieurs enquêtes menées auprès des E.S.H dévoilent sans grande surprise, leur mal-être en classe ordinaire et une meilleure estime d’eux-mêmes dans les classes spécialisées, plus adaptées à leurs besoins spécifiques. Cet état des lieux négatif de l’inclusion est le résultat de politiques éducatives de plus en plus clientélistes, d’une absence d’évaluation des besoins des E.S.H. et des conditions réelles de leur scolarisation. En conséquence, l’école est contrainte d’accueillir des enfants dont elle ne connaît par la pathologie. Impuissante, elle se retrouve prisonnière du déni de certains parents qui repoussent le début du diagnostic et par conséquent de la prise en charge.

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10 commentaires

  1. Quelle hypocrisie de la bien-pensance, c’est à vomir !

    Chacun a compris qu’avoir un enfant handicapé dans nos sociétés “normales” c’est soit être maso, soit avoir raté l’IMG. C’est double-peine pour les parents parce que les capacités en établissements spécialisés se réduisent (comme pour envoyer un message : supprimez-les, leur vie sera un enfer)

    Sans places suffisantes, l’Etat fait le forcing pour l’inclusivité et c’est parfois invivable pour toute la classe quand l’enfant est incapable de suivre au minimum les cours.

    Exemple très concret : au premier trimestre, près d’Avignon, devant l’impossibilité de faire entendre raison au rectorat sur un élève ingérable (il avait déjà dans une crise arraché la prothèse mammaire de son avs au printemps précédent) qui ne tenait pas en classe et avait mordu sa nouvelle avs, il a fallu que la directrice, l’institutrice et l’AVS menacent de démissionner, toutes 3 au bord de la dépression, pour que l’enfant soit retiré de la classe. Ingérable !

  2. Très bonne réponse. J’ai entendu la réaction de Sophie Cluzel à la déclaration d’Eric Zemmour sur France Info : c’était bien pensant et moralisateur, complètement à côté de la plaque.

  3. Merci à Jean-Frédéric Poisson pour cette intervention très pertinente.
    Il est beau de bomber le torse, en proclamant l’inclusion de tous les handicapés en toutes circonstances, encore faut-il savoir de quoi l’on parle.
    L’inclusion des handicapés dans la société est certes une belle et bonne chose, mais pas en toute situation et pas dans n’importe quelle condition.
    Parlons du cadre scolaire puisque la déclaration d’Éric Zemmour à ce sujet fait polémique.
    Les bonnes consciences poussent des cris d’orfraies et le corps enseignant est prompt à donner des leçons alors que les faits les montrent parfois moins enthousiastes face à la réalité.
    Déjà, les enfants handicapés physique jouissant pleinement de leurs facultés mentales devraient pouvoir suivre une scolarité normale en milieu classique sans que cela ne fasse débat. Pourtant, dans la réalité, on a constaté que certaines écoles ne faisaient rien pour leur faciliter la vie. Par exemple, en trainant les pieds pour leur accorder le « tiers temps » – du temps supplémentaires pour les contrôles et examens – auquel ils ont droit.
    Notre expérience de parent d’enfant handicapé nous a montré que le milieu enseignant n’a pas toujours été très enthousiaste et aidant à l’idée d’inclure notre fils dans leur classe, même à l’école maternelle avec une « aide de vie scolaire ».
    Lorsque le handicap atteint l’intelligence, il est vraiment indispensable d’avoir recours à des enseignants spécialisés. Il est illusoire, contre-productif et même cruel de vouloir les inclure à tout prix dans le milieu normal.
    Malheureusement les enseignants spécialisés sont rares et fort mal payé, comme d’ailleurs tous les professionnels de la santé : kiné, ergo, etc.
    Notre fils a eu la chance de pouvoir être scolarisé dans la classe d’un institut spécialisé, classe elle-même incluse dans les locaux d’une école public, mais fonctionnant avec le personnel de l’institut.
    Cela lui permet d’être très bien suivi par l’institutrice de sa classe et d’avoir des liens avec les élèves de l’école lors des récréations, de la cantine et par des inclusions ponctuelles dans certaines matières à sa portée.
    Ainsi, il est heureux de pouvoir fréquenter des enfants normaux et l’on a la surprise de voir de gros durs faire preuve d’attention et bienveillance à son égard.
    Il est bien facile de se donner bonne conscience en faisant de grandes et généreuses déclarations, de donner les leçons de morale au monde entier et de pondre des lois aussi irréaliste qu’inapplicables comme la loi sur l’inclusion scolaire.

  4. Tout a fait d’accord .En tant qu’educateur spécialisé , j’ai travaillé pendant 42 années en IME, j’ai vu la catastrophe qu’était les politiques d’inclusion pour la majorité de nos élèves : ils revenaient dans l’institution au bout de quelques mois ,voire une année .
    Les écoles n’avaient que peu de moyens pour les accueillir ,et le personnel n’était pas non plus formé à cet accueil particulier.les enfants handicapés avaient beaucoup de mal à s’intégrer et cela créait des problèmes et des tensions dans les classes !!!
    La prise en charge de ces jeunes est bien mieux faite en IME ,avec des projets et des moyens adaptés à chacun .

  5. C’est un bon article. Il faudrait qu’un journaliste interroge un Directeur d’Enseignement de Stanislas où il pilote les ULIS et les SEGPA ; puis des parents de ces enfants. Zemmour a utilisé le mot ‘inclusion’ et la politique politicienne a éjaculé ses miasmes de pharisiens hypocrites. Devant la souffrance des parents qui peinent au quotidien et votent, ce sera positif électoralement pour Zemmour que ce point douloureux soit mis au centre du tapis de jeu politicien. Le fond de l’affaire est la lutte contre le ‘fascisme gris’ sur lequel surfe grandement le bonimenteur Macron-Mussolini. En créant un point focal sur l’enfance handicapée on recentre le débat politique et on évite le ronronnement de la bien-pensance. Zemmour devrait en remettre une couche sur les masques à l’école, véritable acte de maltraitance pédophile. Nous sommes en période bénie omicron, on peut maintenant donner le coup de pied dans la fourmilière. Le but est de grapiller 5% même s’il faut choquer le ‘fascisme gris’ macronisé ou pécronisé ou marinisé. Il faut viser des microcosmes de votants qui s’agglutinent à Z afin qu’il soit présent au second tour. Les cris d’orfraie passent, les chiens aboient, la caravane Z passe les étapes vers les législatives. Macron est prisonnier du passe de la honte et du fascisme gris. S’il arrête le passe et les masques il perd 10%, or le temps des nations passe au ‘non passe’, macron se dinosaurise avec son passe anté-diluvien et ses piqures d’acupuncture (poison selon un ou plusieurs prix nobel de médecine). Il faut discerner et juger du moment opportun de l’attaque par ‘les masques et puis le passe (pas dans le métro mais dans les bars et hôpitaux !)’. Les astres sont favorables au Z.

  6. Il existe des enfants qui ont une difficulté physique, mais sont intellectuellement supérieurs aux autres. Ils deviennent par exemple écrivains à succès, ainsi Jean Didier Wolfromm, atteint de poliomyélite, marchant difficilement certes, mais Prix Femina avec “Diane Lanster “. Ou Claude Manceron, en fauteuil roulant pour la même cause, et auteur de best-sellers historiques sur la période de la révolution. Marc Dugain, auteur de “La chambre des officiers ” raconte dans son récit très récent ” La volonté ” la jeunesse de son père atteint de poliomyélite, subissant de multiples opérations, devenant ingénieur.
    La fille d’une amie devait soigner au quotidien avec les contraintes que l’on connait, un diabète grave qui ne l’a pas empêchée de devenir mannequin. Une beauté.
    Parmi les handicaps, l’asthme, les maladies graves respiratoires souvent dues à la pollution : les jeunes atteints poursuivent leurs études dans des lycées climatiques où ils reçoivent des soins.
    Il y a toujours une solution, sans dramatiser.

    • Zemmour a précisé qu’il ne parlait pas des handicaps physiques, mais de certains handicaps mentaux, au cas par cas.

      • Oncle Donald, il existe des personnes qui croient que le fauteuil roulant est signe de handicap mental. Si la personne en fauteuil roulant est accompagnée d’une personne debout, c’est à la personne debout que l’on s’adresse en parlant de la personne en fauteuil roulant comme si elle était une chose.
        Il y a beaucoup à faire pour que les mentalités évoluent et rien n’a avancé pendant ce triste quinquennat. Madame Macron s’est contentée de paroles comme Ségolène Royal en son temps.
        Un fauteuil roulant est seulement une aide à la mobilité, comme une canne ou une voiture. J’ai vu un jour un petit garçon s’amuser en tournant sur lui-même dans son petit fauteuil. Un petit garçon heureux qui en avait naturellement fait un jouet.
        Et pour l’aide à la vision, les lunettes, les lentilles. Il faut dédramatiser !

  7. Marine Le Pen a été particulièrement agaçante dans sa critique… Elle saute sur l’occasion pour faire passer Zemmour pour un monstre, parle de ligne rouge franchie, mais cela au détriment de ces pauvres enfants trop inadaptés pour être inclus.

    Que Zemmour et elle se tirent la bourre, avec des égratignures mutuelles, c’est une chose ! Instrumentaliser les enfants comme elle vient de le faire, c’en est une autre ! C’est elle qui franchit la ligne rouge séparant la bienveillance du calcul cynique et indécent !

    Qu’elle aille donc chez la mère Coudray ce soir sur TF1 qui lui tendra la perche pour brailler tout le mal qu’il faut des propos de Zemmour, afin qu’elle serve de marchepied à macron au second tour… Et qu’elle y dise courageusement tout ce qu’il y a à dire de l’avortement des enfants handicapés !

  8. Très déçu par Ménard qui participe à cette instrumentalisation pour dézinguer Zemmour !

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