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Valeurs chrétiennes : Education

Enseignement sous contrat : moins de profs, plus d’élèves et plein de refus

Eric de Labarre, secrétaire général de l'enseignement catholique, déclare au Monde :

"Avec presque 1 500 postes en moins en 2011, la préparation de cette rentrée a été tendue. Nous avons dû assumer le rôle, difficile, d'arbitre ; multiplier les redéploiements d'une école à l'autre pour préserver le tissu des établissements catholiques, en milieu rural notamment. En comparaison, la rentrée a été plutôt sereine. Et positive en termes d'effectifs : la hausse enregistrée depuis quatre ans se confirme. On a gagné 6 500 élèves en 2010, et probablement au moins autant cette année. Le corollaire, c'est qu'il nous faut rejeter des dizaines de milliers de demandes d'inscription."

L'enseignement catholique perd 1 428 postes en cette rentrée, soit moins de 10 % des 16 000 suppressions opérées dans l'éducation nationale au titre de la RGPP (révision générale des politiques publiques). L'enseignement privé sous contrat accueille 18 % des élèves (2 millions d'enfants et d'adolescents) et il doit en refuser tous les ans.

Néanmoins, l'APEL, qui regroupe 823 000 familles adhérentes, contre 300 000 pour la FCPE, n'a pas appelé à la grève demain. 

"Nous comprenons la position des syndicats et des enseignants, mais ne souhaitons pas que les parents d'élèves s'y associent. Nous entendons privilégier la négociation avec le ministère."

Eric de Labarre déclare :

"Contrairement aux syndicats d'enseignants, qui demandent l'arrêt des suppressions de postes, nous estimons que le pays a opté pour une politique budgétaire restrictive, et nous n'en contestons pas le principe".

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9 commentaires

  1. Dans l’établissement privé sous contrat où j’enseigne, à Paris, la moyenne des classes en collège se situe à 32.5 élèves (on a fait le calcul, avec des collègues).
    En lycée, on frôle les 33 (32.95). Et certaines classes montent à 41 en 1re ES…

  2. Si l’enseignement catholique avait la maîtrise de la gestion de ses personnels et pouvait organiser les programmes, il serait pionnier de la vraie réforme : fin du tronc commun, baisse du nombre d’heures de cours du nombre d’enseignants, et donc meilleurs salaires. Attractivité rendue à ce métier féminisé et dévalorisé.

  3. Les responsables de l’enseignement catholique sous contrat ne peuvent-ils pas négocier une plus grande liberté de mouvement ? N’ont-ils pas la possibilité de revoir certains aspects des accords actuellement en vigueur ? Qui décide ?

  4. « Néanmoins, l’APEL, qui regroupe 823 000 familles adhérentes »
    Rien de surprenant, les frais de scolarité facturés aux familles incluent d’office l’adhésion à l’APEL: 1) l’APEL se trouve en situation de monopole, 2) les familles doivent faire une demande explicite pour ne pas payer cette cotisation.
    Si on pouvait appliquer le même principe dans l’enseignement public (par exemple en incluant la cotisation dans les frais de cantines scolaire), on aurait le même genre de résultats.
    La FCPE, comme sa concurrente la PEEP, n’ont que des adhérents volontaires, aucun adhérent « à l’insu de son plein gré »!

  5. Mr de la Barre n’a pas compris que pour l’enseignement privé, c’est la double peine: non seulement on perd des profs mais en plus, on refuse des élèves. bref, on marche sur la tête et les responsables trouvent ça normal. Qu’auraient-ils dit en 1981 ???

  6. Il faut rendre aux parents le choix de l’école pour les enfants.
    Ils paient des impôts à sens unique (Laïque en réalité), alors que de très bonnes école Hors-Contrat ne touchent pas la moindre pèpète.
    Les générations futures nous mépriseront avec raison pour notre capitulation face à une minorité malfaisante et arrogante.
    Pas d’argent pour les écoles Catholiques, mais fric à gogo pour les envahisseurs.
    Gare au jour de la reddition des comptes, pas un iota ne manquera.

  7. S’il est exact que seule l’Apel est habilitée pour représenter les familles dans l’Enseignement privé catholique, le principe de la cotisation automatique n’est pas le cas partout loin de là. Dans l’établissement où sont mes enfants, au contraire, c’est bien une contribution volontaire qui est demandée.

  8. Il y a un gros problème, car le nombre d’élèves dans le privé catholique augmente, alors que dans le même temps le nombre de catholique diminue.
    L’enseignement catholique recrute de plus en plus de prof hostille à l’évagélisation.

  9. Il faut savoir que le nombres d’heures d’enseignement est alloué par le rectorat, tant pour le privé que le public.
    Les proviseurs doivent remplir les classes, au risque de les voir se fermer… (et de nombreux directeurs dans l’enseignement privé en jouent comme une épée de Damoclès au-dessus des profs)bref… Les profs étant payés par l’état ils sont « gérés » par le rectorat ! Les classes surchargées pénalisent essentiellement les élèves en difficulté…
    A la longue on arrivera au même système que les USA, les écoles chères et élitistes pour les riches et les écoles bas de gamme pour les autres…

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