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France : Société

En France, les poussins sont mieux protégés que les enfants à naître

En France, les poussins sont mieux protégés que les enfants à naître

Alors que le gouvernement veut l’allongement du délai légal d’un avortement de 12 à 14 semaines, l’élimination des poussins mâles à la naissance, dans la filière des poules pondeuses, est désormais interdite par le même gouvernement. Un décret paru dimanche 6 février 2022 au Journal officiel interdit désormais leur broyage.

Cinq couvoirs spécialisés dans la fourniture de poules pondeuses aux éleveurs sont concernés. Certains ont commencé à installer des machines permettant de déterminer le sexe des embryons dans l’œuf (ovosexage) et ainsi d’éliminer les mâles avant éclosion.

Selon le décret, qui prévoit une amende pour les contrevenants, les couvoirs devront justifier pendant l’année qu’ils ont bien commandé des machines d’ovosexage et engagé les travaux pour les installer. Ces matériels « permettant de déterminer le sexe de l’embryon au plus tard le quinzième jour d’incubation » sur 21 doivent fonctionner « au plus tard le 31 décembre 2022 ».

La filière réfléchit aux moyens de répercuter ce surcoût au niveau des consommateurs, via une cotisation prélevée sur les œufs vendus.

Lundi, vers 13h45 sur RMC, le sujet a été abordé et un intervenant a déclaré que ce qui choquait c’étaient les avortements sélectifs, selon le sexe, avant de parler de broyage…

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3 commentaires

  1. Les éleveurs doivent désormais s’équiper pour sexer les poussins dans l’œuf.
    Les poussins mâles sont broyés dans l’œuf juste avant l’éclosion.
    Ça ne change rien à la souffrance animale.
    Ça permet juste de vendre des machines.

    Du coup, les poussins sont traités comme les humains : avant la naissance, on peut les détruire dans d’atroces souffrances, après, c’est inenvisageable.

    Dans une société bien faite, qui n’étranglerait pas les éleveurs et les agriculteurs, la recherche de rentabilité serait moindre et il y aurait beaucoup moins de souffrance animale et de suicides d’agriculteurs.

  2. J’allais dire cela et c’est dit en face du broyeur de crâne qu’est l’occupant de l’Elysée : « un intervenant a déclaré que ce qui choquait c’étaient les avortements sélectifs, selon le sexe, avant de parler de broyage… » Reprenons le chanoine Diderot et son matérialisme dans sa ‘Lettre sur les aveugles Diderot’ : « 1749, La Lettre sur les aveugles à l’usage de ceux qui voient remet en cause les « évidences » de ceux qui voient et la preuve de l’existence de Dieu par la beauté de la Création. L’aveugle devient l’image d’un penseur réduit au tâtonnement de l’expérience et aux hypothèses. » Diagnostic prénatal et ovosexage, que fait Marine, la future nouvelle directrice de la SPA ?

  3. Tout le drame lié à la disparition de la société paysanne ressort dans ces mesures toutes aussi idiotes les unes que les autres, lesquelles se moquent bien de la condition animale et n’ont d’autre but que de brider l’activité agricole préalablement à son éradication pure et simple du paysage français au profit d’une “économie” rurale de loisirs ! Dans le temps, l’éleveur soignait ses animaux comme ses propres enfants sans être (*) par mille décrets ou normes intenables ouvrant la voie aux importations de viandes et autres produits frelatés qui nous rendent dépendants de l’extérieur sur le plan alimentaire. De plus, l’artificialisation des terres ne fait qu’augmenter cette dépendance en stérilisant pour l’éternité des espaces fertiles millénaires. Et (presque) tout le monde s’en (*)

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