Elections : Lettre à mes filles sur la boîte noire de l’économie 2/5

BN 2:5
(Suite de la partie 1/5 : Marché, concurrence et morale, ici en lien)

Partie 2/5 : Hors de la com, l’économie réelle aurait du potentiel

Il fut pourtant un temps où l’économie marchande et des stratégies d’aménagement (planification?) cohabitaient pour construire et reconstruire des pays… Notre pays en particulier. Des mots peuvent devenir progressivement ou brutalement de gros mots, comme nous l'avons vu avec «populisme», gros mot du présent ; «planification» en son temps a été aussi déconstruit de son sens. Il faut pourtant des plans et des projets globaux pour faire de l’aménagement du territoire. Se satisfaire de projets émiettés, privés de cohérence et de structure, faute d’infrastructures réfléchies, c’est accroître le coût des activités de tous les acteurs économiques, et en premier lieu, mettre en péril leur sécurité. Ce constat peut être fait dans bien des domaines et sur bien des territoires…  On apprend actuellement à se souvenir combien la sécurité est précieuse mais aussi bien fragile! L’économie d’un pays n’a jamais été un «bidon ville» de projets plus ou moins aboutis…  Elle ne trouve son sens que dans un panorama cohérent de réseaux d’échanges entre acteurs qui se respectent au sein d’infrastructures pensées. Cette cohérence ne résulte pas de la main invisible du marché (au-delà du symbole) qui l’instaurerait avec une baguette magique, elle se construit.

Notre cohérence des espaces de vie en France, est le fruit de tâtonnement millénaire, de chocs, de destructions et de reconstructions, d’apprentissages. Et parfois pour gagner des siècles et éviter des drames comme la famine, les guerres de pillage des voisins, les Etats ont usé de procédés d’accélération mis au point par des économistes compétents et honnêtes : Ils ont fait ensemble pour rendre possible le bon fonctionnement de l’économie, ce que l'on a longtemps nommé, de l’aménagement du territoire.

Le Général de Gaulle inspiré de son savoir en matière de campagne militaire et de l’organisation de la résistance, a rebâti la France selon ce principe. De cette époque datent les fleurons de notre industrie et de notre savoir-faire industriel… enfin, les restes. Cette tournure de pensée fit le succès de notre reconstruction alors qu’au sortir de la guerre, l’économie française en 1950 était à peine au niveau de celle de l’Argentine. Nous avons certainement oublié ce point.

Il fut ainsi un temps de succès et d’invention d’une économie capitaliste à la mesure de la France. Et la France fut grande de ce compromis entre marchés et interventions. Dans ce temps là, les économistes œuvraient dans l’action pragmatique et le réel et non comme maintenant dans un repli sur de l’idéologie standardisée, facile à déballer pour ne pas user sa peine. Pourquoi se laisse-t-on dire par ces incompétents que ce passé est révolu par principe… ou car l'UE ne l’autorise plus pour nous? Qui choisit qui a droit ou pas droit au développement? Ces experts, ces rois de l’erreur économique? À suivre :

Partie 3/5 L’eugénisme marchand concentration des folies humaines

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