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Europe : politique

Elections européennes : “Gagner avec d’autres, c’est mieux que perdre tout seul”

Cette phrase n'est pas d'un membre du FN, ni du MPF, ni du MNR, ni du CNI, ni de DLR (en ai-je oublié ?), mais de François Sauvadet, président du groupe Nouveau Centre (NC) de l'Assemblée nationale, pour justifier la décision de son parti de se ranger sous l'aile de l'UMP aux élections européennes.

MJ

Nous vivons un changement civilisationnel dont le moteur est culturel. La famille dite traditionnelle - qui est simplement la famille naturelle - diminue massivement en nombre et en influence sociale. Le politique est de plus en plus centré sur la promotion de l’individualisme a-culturel, a-religieux et a-national. L’économique accroît des inégalités devenues stratosphériques et accélère et amplifie le cycle des crises. L'Église est pourfendue; clercs et laïcs sont atterrés.

Une culture nouvelle jaillira inévitablement de ces craquements historiques.
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Le Salon Beige se bat chaque jour pour la dignité de l’homme et pour une culture de Vie.

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On ne lâche rien, jamais !

Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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4 commentaires

  1. C’est mieux d’être élu que ne pas être élu, SI en effet, gagner et profiter d’un siège de député est le but premier.
    MAIS si le but premier se trouve être de défendre des idées, alors être élu pour devoir y renoncer ne présente aucun intérêt.
    M. SAUVADET qui a trahi l’UDF et rejoint l’UMP, puis qui a trahi F. BAYROU pour soutenir N. Sarkozy en sait qq chose : de plus il sait aussi que sous l’étiquette Nouveau Centre, personne ne peut être élu…..
    Au sein du courant dit souverainiste, mot qui sert de grand fourre-tout, on voit certains être élus avec l’UMP, d’autres en venir, pour peut-être y retourner et d’autres sans l’UMP. Aussi courir le risque électoral d’être être battu seul vaut peut-être mieux que le risque moral d’être un élu impuissant avec d’autres.
    Mais l’union de la droite nationale et souverainiste permettrait de conjurer ces deux écueils : ne pas être élu, ou être un élu choisi par d’autres pour être inutile.

  2. C’est la notion même de compromis qui est en jeu ici.
    Quelque part, un candidat qui s’enferme dans une logique d’inéligibilité par absence de sens du compromis renonce, non pas à ses idées, mais à la possibilité d’en mettre une partie en application.
    C’est sûr qu’un député habité par une foi catholique ne pourra pas faire passer toutes ses idées et devra parfois mettre son poing dans sa poche.
    Mais un “non-député”, lui, sera cantonné à une posture d’éternel opposant.
    Quel est la plus utile des deux postures ?
    A chacun de se faire une idée, mais personnellement, je pense que parfois, le mieux est l’ennemi du bien.
    Icks PEY

  3. Attention de ne point tomber dans la tentation de Faust.Sous prétexte qu’appartenir à une majorité aux idées différentes et dangereuses serait plus utile que d’etre dans une opposition conforme à nos idéaux est une posture moralement et intellectuellement illusoire.On ne dine pas avec le diable!Cela affaiblit la crédibilité du candidat vis a vis de ses electeurs car le message devient brouillé.D’autre part le candidat lui meme à besoin de croire en ses idées et de se situer mentalement dans le monde politique.L’intégrité exige une certaine distance et de recul vis à vis de ses opposants .De part celle ci il gagnera en autorité ainsi qu’en autonomie lors de combats politiques.

  4. @ Pey
    Bonne question que celle du compromis en politique : celui-ci est en effet indispensable à la vie pacifique de sociétés humaines, sauf sur les sujets qui remettent en cause la morale naturelle.
    Sur un plan de politique électorale, on peut légitimement passer des alliances avec d’autres, à condition de se réserver de rompre l’alliance quand la ligne rouge qui fait du compromis une compromission est franchie.
    En France, la droite observe les interdits maçonniques contre la droite nationale : aucun compromis électoral n’est donc possible.
    En Italie, l’exemple de G. FINI et de l’Alliance Nationale (ex-MSI) devenu l’allié de Berlusconi, semble être une réussite pour la droite nationale italienne : l’Italie abandonne progressivement la pratique de l’avortement et rien n’est fait pour détruire juridiquement la famille.
    Mais cela ne suffit pas, car la politique des partis ne peut traduire à elle seule la vie de la société : l’éducation morale des peuples n’est pas que le fait des politiques. Et objectivement, avec sa natalité catastrophique, l’Italie catholique et de droite semble bien engluée comme d’autres peuples européens dans le matérialisme à courte vue.
    Comme quoi, lutter contre la décadence morale n’est pas chose simple, et la politique n’y suffit pas.

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