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France : Société / Valeurs chrétiennes : Education

Education : s’occuper des causes

L'abbé Hyacinthe-Marie Houard nous communique ce texte :

"Et quoi encore ? On nous annonce que bientôt 50 000 français de plus seront hébergés par l’Etat. Bonne nouvelle, direz-vous. Voire, car il s’agit de «caser», si l’on peut dire, 50 000 délinquants adultes ! Pour les plus jeunes, car désormais «la valeur ( !) n’attend pas le nombre des années», on demandera aux militaires de les prendre en main. Une autre façon de faire la guerre en somme.

Les problèmes posés par les uns et les autres seront-ils réglés pour autant ? Il est vrai que les prisons surpeuplées, la multiplication des délits, le déchaînement de la violence jusque chez des enfants de plus en plus jeunes, exigent la recherche de remèdes. Ceux qu’on propose, malheureusement, ne s’attaquent qu’aux symptômes et non pas aux causes. Or, on le sait, les mêmes causes produisent les mêmes effets. On veut bien qu’on loge et nourrisse les coupables mais mieux vaudrait chercher à savoir où est la source de leur culpabilité.

Quand un enfant est «mal élevé», on pense à ses éducateurs. Or nous avons un coûteux système en charge de cette responsabilité : l’Education nationale. A voir les résultats, le bon sens incline à penser qu’elle n’est pas à la hauteur. Elle n’éduque pas plus qu’elle n’instruit. La faute à qui ? A la lourdeur du système, peut-être. Qui demanderait à un mammouth d’enfiler des aiguilles ? A la société permissive, peureuse et tyrannique qui pervertit ou du moins paralyse les adultes parents ou enseignants ? Quand on n’ose plus dire comment faire, ou qu’on ne le sait pas, il n’y a plus qu’à laisser faire. Et c’est ce qui se produit.

Évidemment la jeunesse n’est pas coupable : elle attend des maîtres. La France aurait-elle pris le parti de la livrer à la drogue, à l’alcool, au sexe, à la violence, à la débrouille et à la paresse ? Si la situation ne bouscule pas la conscience des éducateurs aujourd’hui, l’Etat n’a pas fini d’ouvrir ses «pensionnats» pour nourrir et loger ses «enfants»."

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8 commentaires

  1. L’armée est déja en limite de possibilté compte tenu des OPEX en cours …
    Personne dans le pays ne se pose la question de savoir si c’est bien à elle d’encadrer (en plus de ses missions) 50.000 adultes … délinquants ?
    A ce rythme elle aura bientot plus de “délinquants” que d’engagés …

  2. oui , mais ”l’Homme est naturellement bon” , on le sait bien. Donc pas d’éducation (au Bien et au Mal), juste de la répression (et de la prévention comme ils disent ) …

  3. “la jeunesse n’est pas coupable : elle attend des maîtres.”
    Et si on cessait de demander aux enseignants d’être
    -des assistants sociaux
    -des thérapeutes familiaux
    -des animateurs socio-culturels
    -des conseillers conjugaux
    (entre autres ratons-laveurs) et qu’on leur demande seulement d’INSTRUIRE..
    Ce serait déjà beaucoup, et ils arriveraient peut-être, ayant une feuille de route précise, à s’acquitter correctement de leur mission.

  4. Je suis atterrée par les propos de l’abbé Houard…”Quand un enfant est «mal élevé», on pense à ses éducateurs. Or nous avons un coûteux système en charge de cette responsabilité : l’Education nationale.”
    J’enseigne dans un collège catholique et comme mes collègues essaie de transmettre le mieux possible mes convictions de chrétienne mais pouvons nous éduquer 34 enfants ensemble dans la classe. L’éducation est affaire de temps et de relation interpersonnelle avant tout. L’abbé Houard croit-il que l’école doit se substituer aux parents ? Non, le vrai problème est de redonner d’urgence la responsabilité d’éduquer aux parents trop occupés par le travail, internet ou peu conscients qu’ils sont irremplaçables.

  5. Les enfants deviennent des adultes responsables (avec bien sûr des bons et des moins bons) via l’exemple reçu à la maison (famille solide et non décomposée), à l’école et dans la société
    Tout favorise actuellement la dislocation de la famille, l’école n’est que l’ombre d’elle même, la société est en cours d’implosion (plus de travail avec les délocalisations, profits faciles par la loi du plus fort, magnifique exemple de la classe politique, avec les grandes déclarations mensongères télévisées, le trafic de la drogue, la vente d’armes, etc. l’arrivée exponentielle de populations ayant des valeurs différentes ou n’ayant plus de repères transplantées dans un pays en crise économique et morale, mais où habitués à la loi du plus fort, ils pourront se tailler ou essayer de se tailler un petit fief).
    Les malheureux militaires même si l’on rappelle des jeunes retraités (faute d’effectifs suffisants dans les unités actives) quand bien même ils bénéficieraient de lois d’exception pour “dresser à la manière forte” (manière rendue nécessaire du fait des jeunes accueillis) remettront peut-être des gens bien dans la société mais une société qui n’aura rien à offrir à ses jeunes “remis dans le droit chemin”.
    L’analyse de l’abbé Houard est particulièrement pertinente. Bien entendu elle n’attaque pas en particulier les enseignants dont certains sont encore vraiment admirables face à une mission impossible, mais elle veut faire comprendre que chacun doit prendre sa part de responsabilités dès le départ. Les parents et les enfants, les enseignants, les entrepreneurs, les hommes politiques.
    Nota: les classes surchargées existaient déjà à la fin des années cinquante et l’on apprenait très bien à lire, écrire et compter, avec la méthode syllabique, le calcul mental, les récitations et les corrections, les bons points, la remise des prix et la blouse! Et des possibilités d’emploi par rapport à ses capacités et pas une voix quasi unique pour tous jusqu’au bac délivré à bientôt 90% d’une tranche d’âge. Il y avait aussi un apprentissage de ce qui était bien et de ce qui était mal…
    Et pour finir une video humoristique du Suisse Oskar Freysinge où l’on voit qu’il n’y a pas pour l’instant que les politiques français à ne regarder que les conséquences au lieu de s’intéresser aux causes et à leurs origines, en n’ayant comme recours que de dépenser toujours plus en actions inutiles l’argent des contribuables.
    http://www.youtube.com/watch?v=O3mYs5428xA&feature=related

  6. Je commence à m’énerver des gens qui trouvent horribles les classes de 33 élèves.
    Le nombre d’élèves dans mes classes a toujours évolué entre 29 et 33, et cela ne posait aucun problème. Il est vrai qu’on se levait et se taisait à l’entrée du professeur, etc etc Il n’avait jamais à perdre du temps à essayer d’obtenir un semblant de silence.
    Je ne me souviens pas non plus de parents venant tabasser les profs !
    Ces pleurnicheries deviennent odieuses. Le chèque scolaire et tout rentrera dans l’ordre vu que les profs ne seront pas payés s’ils n’ont pas d’élèves… Ils auront donc intérêt à enseigner correctement en commançant par la lecture.

  7. “en commançant par la lecture.”… et l’ortograffe…

  8. Votre analyse est surprenante Jean Theis. Le temps que vous évoquez est en effet révolu mais pensez-vous réellement que si les parents tabassent les profs maintenant la faute en incombe aux profs eux-mêmes ? Pensez-vous également que si vous aviez une classe silencieuse à votre époque c’était uniquement à la force de votre propre poigne ? Pensez-vous enfin qu’un prof excellent face à un élève paresseux et récalcitrant produira un élève brillant ? Lorsqu’on travaille avec de la “pâte humaine”, les résultats ne dépendent pas que du maître d’œuvre, aussi bon soit-il, vous devriez le savoir, ou alors vous êtes passé à côté d’un aspect essentiel de votre métier. (Signé une ancienne institutrice qui a quitté le métier, lassée d’entendre ce genre de discours)

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