Bannière Salon Beige

Partager cet article

Environnement

Ecotaxe : la bureaucratie à survécu à la chute du rideau de fer

De Philippe Conte, responsable "environnement" de l'Observatoire Sociopolitique du diocèse de Fréjus-Toulon :

"Le gouvernement vient d’annoncer un nouveau report au 1er janvier 2014 de l’écotaxe dont la mise en place était initialement prévue au 20 juillet 2013 et déjà reportée au 1er
octobre 2013. La raison officiellement mise en avant pour expliquer un
tel retard est assez classiquement une mauvaise préparation du précédent
gouvernement ! Le communiqué de presse du ministère de l’écologie précise : « le
Gouvernement souligne que les retards accumulés dans la mise en œuvre de
l’écotaxe s’expliquent largement par le manque de préparation du
dispositif et d’anticipation des difficultés sous le précédent
gouvernement » (sic !).


ECe dispositif est issu du « grenelle » de l’environnement
lancé lors
du précédent quinquennat ; il est révélateur de la dérive continue vers
la multiplication des taxes et vers la complexification des procédures
dont les gouvernements successifs, quelle que soit leur couleur,
n’arrivent pas à sortir. En effet, on peut légitimement s’interroger sur la nécessité de créer
une taxe nouvelle supplémentaire et ce d’autant plus que son mécanisme
de recouvrement est particulièrement complexe, donc coûteux !
En effet
il fait intervenir une structure « ad hoc » la société écomouv, les
sociétés de péages existantes, les services de l’état (gendarmerie et
douane), la mise en place d’une série de points de contrôles, 173 fixes
et 500 mobiles
, le tout fonctionnant grâce à la technologie GPS, 420
points de distribution des boîtiers de localisation
, une carte des
tronçons taxés définie par décret qui devra être régulièrement mise à
jour (en concertation avec les collectivités locales) ! De plus chacun
d’entre nous, soucieux de la qualité de nos paysages, aura noté le
caractère profondément esthétique de ces portiques de contrôles
visiblement destinés à résister à un bombardement et dont par ailleurs
il faudra assurer la maintenance et le bon fonctionnement !

Ce dispositif abracadabrantesque a comme objectif déclaré d’aider,
d’une part, à l’entretien des infrastructures de transport et d’autre
part, d’encourager les modes de transport alternatifs. Le gouvernement
affirme que ce dispositif rapportera 1.2 milliard d’euro par an ; mais
quel sera le coût de fonctionnement d’un tel mécanisme ? Le ministère
affiche un montant estimatif de 235 000 000 €, soit 20% du montant
collecté!
Mais en vérité nul ne le sait, nul ne le saura car personne ne
chiffrera le temps que chacun de ces acteurs consacrera à faire marcher
cette « usine à gaz » dont la justification est comme de juste d’être
« compatible avec nos voisins européens ».

Très concrètement cela représentera pour un poids-lourd classique (2
essieux) un montant de 67€ pour un trajet Toulon-Paris. Ne serait-on pas
parvenu au même résultat par une légère hausse du péage autoroutier
(déjà 148€ actuellement), du gazole et des salaires des chauffeurs ? Les
camions étrangers auraient en parti échappé à un tel dispositif me
dira-t-on ; une simple vignette comme il en existe en Suisse aurait fait
l’affaire. De plus cette énième taxe supplémentaire va grever les
budgets des entreprises de transport routier souvent déjà en difficulté.
Le dispositif ne prévoit aucune orientation pour aider à leur mutation
en sociétés de logistique multimodale qui pourraient devenir ainsi de
véritables actrices décentralisées de cette mutation. Mutation que le
bien commun exige plutôt que de voir ces entreprises se transformer en
victimes expiatoires des agents des douanes ! Le centralisme
bureaucratique à vraiment survécu à la chute du rideau de fer !"

À tous les lecteurs du Salon Beige en France, j’irai droit au but : pour poursuivre son travail le Salon Beige a besoin de vos dons. Le combat culturel que nous menons est violent et nos opposants disposent de moyens infiniment plus importants que les nôtres. Nous sommes en permanence ciblés par des personnes et des groupes qui savent utiliser l’argent, les médias et … la justice pour nous combattre et nous détruire.

Oui, notre existence dépend de vos dons. Nos besoins ne sont pourtant pas immenses, loin de là !
Il suffirait que chaque année 3 000 personnes fassent un don ponctuel de 50 € ou bien que 1 250 fassent chaque mois un don de 10 € pour que l’existence du Salon Beige soit assurée !

Vous savez le rôle que le Salon Beige joue chaque jour dans la lutte contre la culture de mort et pour la dignité de l’homme; vous connaissez notre pugnacité à combattre chaque jour contre l’avortement, l’euthanasie, le mariage pour tous, la PMA, la GPA et toutes les dérives libertaires.

Le Salon Beige ne remplace pas votre rôle dans ces combats, il les facilite, les accompagne et les stimule.
S'il vous plait, faites un don aujourd'hui. Merci

On ne lâche rien, jamais !

Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

Partager cet article

4 commentaires

  1. Et le ferroutage! ah c’est vrais les trains déraillent… ben faudrait rajeunir les voies? ah ba non la SNCF et sa copine qui sent pas bon RFF, sont très très pauvres voire en virtuel dépôt de bilan.. alors qu’est-ce qu’on fait….. ben on crée de l’impôt sur les entreprises, mais non c’est pour réparer les routes et te punir de polluer…. vilain entrepreneur va!!! ah l’écologie quel bonheur pour l’état cette nouvelle déesse ;-)))

  2. Et un surcoût pour le consommateur final, donc un impôt déguisé de plus au nom de l’idéologie mais dans les poches du système qui n’en finit plus d’être un gouffre.

  3. On supprime les droits de douane infra-communautaires en vertu des accords de Schengen et du traité de Maastricht, voire extra-communautaires au nom de l’Organisation mondiale du commerce… et on ressuscite la gabelle au nom de… Mais au nom de quoi, au fait ???

  4. La seule façon d’arrêter les taxes et impôts est de rétablir la banque de France comme seule créatrice de monnaie pour l’état ! Avec un remboursement de celui-ci sans intérêt puisque cette banque est soumise à cet état !
    Le système a fonctionné ainsi pendant des siècles pourquoi l’avoir changé ?
    Dette des Français avant son changement : 808 € ! Aujourd’hui : 30 000 € (bébés compris)
    Si on tarde à le faire, la France connaîtra la misère ! C’est mathématique !

Publier une réponse

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Privacy Settings saved!
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Cookies nécessaire au bon fonctionnement du site.
  • wordpress_logged_in
  • wordpress_sec
  • wordpress_test

Refuser tous les services
Accepter tous les services