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France : L'Islam en France / Valeurs chrétiennes : Education

Ecoles : le quota de 20% dans le sous-contrat est injuste

Des élus PS souhaitent le développement des écoles privés musulmanes sous contrat. Une mesure inefficace selon Anne Coffinier, qui écrit dans Le Figarovox :

"L'idée est d'éviter que des fondamentalistes y promeuvent des idées contraires à la loi et incitent à la violence. Mais passer sous contrat des établissements musulmans implique de leur apporter des financements publics importants, facilitant leur multiplication. Et le passage sous contrat ne résoudra en rien les problèmes que le gouvernement veut résoudre.

En matière de recrutement des professeurs, le problème n'est pas leur niveau académique mais leurs convictions idéologiques, qui ne peuvent être vérifiées par des concours. […] La politique d'admission des élèves des établissements sous-contrat ne les empêchera pas de devenir des ghettos communautaristes. […] Les cours de religion ou de civilisation islamique ne sont pas inspectés, car ils correspondent au «caractère propre» de ces établissements. […] Si les écoles musulmanes ne sont pas inspectées autant que la loi le permet, c'est parce que les Services de l'Éducation nationale n'en ont jusqu'à présent pas fait une priorité. Il ne tient qu'à eux de le faire. […] Le hors-contrat offre un autre avantage qui n'existe pas pour les autres établissements: un éventail de sanctions rigoureuses en cas de manquement, allant jusqu'au pénal ou à la fermeture de l'école.

Enfin si le gouvernement accorde une priorité au passage sous contrat d'écoles musulmanes, cela ne pourra se faire qu'au détriment des écoles existantes. En effet, l'État maintient depuis vingt ans à 20% le nombre total des élèves scolarisés dans le privé sous contrat. Cette politique a eu une base légale en 1985; il s'agissait de pacifier les esprits au lendemain des manifestations de 1984. Aujourd'hui cette pratique est dépourvue de fondement juridique. Elle conduit à une pénurie organisée dans l'enseignement sous contrat. D'où les longues files d'attente de parents voulant y inscrire leurs enfants. Les sondages montrent plus de 40% des familles choisiraient le privé si elles pouvaient, soit plus du double du quota toléré par l'État.

Faut-il en déduire qu'il faut risquer de poser des problèmes d'ordre public pour obtenir des financements publics?

Si le gouvernement est conséquent, il doit remettre en cause ce plafond. Ce quota de 20% est injuste car il réserve à une minorité l'accès aux écoles privées, pourtant fondamental pour l'égalité des chances. Si les citoyens sont mûrs pour voter sur des sujets politiques complexes, ils sont bien capables de choisir l'école de leurs enfants!

Le cœur d'une réforme efficace et juste de notre système éducatif est donc la suppression de la carte scolaire et du quota de 20%, et le financement de toutes les écoles au prorata des demandes d'inscription formulées par les parents. Non la multiplication d'écoles musulmanes sous contrat aux dépens des autres, sans impact réel sur leur orientation idéologique éventuelle."

Les principes non-négociables n’ont jamais été si attaqués. Aidez le Salon beige à contre-attaquer et à promouvoir la culture de vie !

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7 commentaires

  1. Autrement dit une seule réforme à faire et à défendre en cas de nouvelle manifestation pour la liberté d’éducation: le chèque scolaire…une vraie révolution pour un changement de civilisation!

  2. En effet. Car lorsqu on voit les resultats de certaines écoles hors contrat, avec généralement bien peu de moyens, on se dit que l Etat gaspille son argent (donc le notre) pour de bien piètres resultats.
    Mais l on persiste à croire, ou à faire semblant de croire, que les problèmes de l instruction nationale sont dus au manque de moyens financiers….

  3. Pourquoi dire “école musulmane sous contrat” ? Ce sont des écoles coraniques, point.

  4. La preuve évidente que nous sommes dans une dictature qui ne dit pas son nom, un quota de 20% de liberté scolaire voilà ce à quoi ont droit les français ! curieusement la fameuse “Europe” n’impose rien à nos gouvernements sur ce point au nom des “droits de l’homme” que l’on met d’ailleurs à toutes les sauces.

  5. Les directeurs(trices) d’établissement scolaires catho pourraient refuser l’inscription d’enfants d’hommes et femmes politiques qui ne s’engageraient pas à se battre pour changer ces 20% en liberté totale pour les parents.
    du courage !

  6. Nos adversaires ne sont pas idiots : ils savent tout cela. C’est bien pourquoi ils continuent dans le mauvais sens !

  7. …la meilleure manière de fabriquer des djihadistes…

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