Du boulot pour les “décodeurs” du Monde

En effet, il s'agit de décoder les désinformations cachées dans cet article du Monde consacré à l'accouchement sous X, et notamment ceci :

"Une des rares fois où j’ai pris la parole de manière publique à ce propos, c’était lors des manifestations contre le mariage pour tous. Les opposants à la gestation pour autrui et à la procréation médicalement assistée prétendaient que si des homosexuels adoptaient un enfant, sans qu’on sache qui était le géniteur, cela reviendrait à lui ­voler son identité, ce qu’ils jugeaient inacceptable. Mais c’est déjà le cas pour les ­enfants nés sous X, ça n’a rien à voir avec l’homosexualité… Ça m’a ulcérée d’entendre ça, du coup j’ai publié un texte sur mon profil Facebook, où je racontais mon histoire."

Les "décodeurs" du Monde n'auront pas beaucoup de mal pour montrer que cet argument de vol d'identité n'apparaît pas dans les argumentaires de La Manif Pour Tous.

En revanche, l'auteur de ce témoignage aurait pu encourager les jeunes filles enceintes à recourir à l'accouchement sous X plutôt qu'à l'avortement.

"J’ai très peu d’informations sur ma mère naturelle. Je sais simplement qu’elle était très jeune quand je suis née, autour de 15 ans, et qu’elle m’a confiée aux services de la DDASS. Quand je suis arrivée chez mes parents, j’avais trois prénoms, qu’elle m’a sans doute donnés : ­Sophie Graciane Murielle. Comme je réagissais déjà à ce dernier – probablement celui qui était utilisé à la pouponnière –, mes parents l’ont gardé. Voilà. En tant que femme, je respecte le choix que ma mère naturelle a fait lors de ma naissance, qui était sans doute un choix difficile. Si j’entreprenais de vraies recherches, j’ai le sentiment que, d’une certaine manière, je trahirais sa décision. Je ne le souhaite pas."

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