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France : Politique en France / Immigration

Droit de vote des étrangers aux élections locales : position de Christian Vanneste

Christian Vanneste est intervenu le 24 février dernier devant la Commission des Lois de l’Assemblée nationale qui examinait la proposition de loi socialiste visant à accorder le droit de vote et d’éligibilité aux élections municipales aux étrangers non ressortissants de l’Union Européenne résidant en France. Extraits :

Vanneste " Cette proposition de loi est une trahison de l’esprit de 1789. Si la Constitution de 1793 a pu aller dans le même sens, c’est parce que 1793 correspond au dérapage de notre Révolution et à la transformation de la démocratie libérale en un régime totalitaire : la Terreur.

Vous avez évoqué la démocratie et la République comme si ces deux notions appelaient naturellement le vote des étrangers. C’est tout le contraire ! La République, c’est la cité, c’est-à-dire l’ensemble des citoyens, par opposition à ceux qui ne le sont pas. Ces citoyens sont définis par le fait qu’ils visent un bien commun, qui n’est pas un bien universel, mais le bien de la République. Quant à la démocratie, elle renvoie au peuple, au demos, qui n’est pas l’humanité !

Ce n’est pas par hasard que la Déclaration de 1789 distingue l’homme et le citoyen (…) Sans même vous en apercevoir, vous êtes en train de dresser un obstacle à l’intégration des étrangers, en leur promettant qu’ils auront les droits des autres résidents sans avoir besoin de vouloir devenir français. La distinction entre l’homme et le citoyen est un appel à devenir citoyen, donc à s’intégrer (…)

Enfin, justifier le vote des étrangers par le fait qu’ils participent à la vie économique, c’est revenir à l’idée du suffrage censitaire. Pour ma part, je préfère défendre une conception digne de la démocratie : est citoyen celui qui en a les droits parce qu’il le veut et qu’il le mérite."

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5 commentaires

  1. Argumentaire impeccable, sacré bonhomme, soutenons-le, il en faudrait quelques centaines de plus du même gabarit à l’Assemblée !

  2. Si on veut voter dans un pays, il faut en avoir la nationalité, cela me semble élémentaire, sans cela je ne comprend pas quel est le sens d’une frontière, d’un drapeau, d’une constitution… !

  3. Je suis d’accord avec la position de Christian Vaneste. Je suis étonné de sa justification républicaine. Il faudrait arrêter de parler de république mise à toutes les sauces, et parler de la Nation Française. Ou alors parlons de “res publica”

  4. Bien d’accord avec Guillaume-Marie sur son appréciation du DEPUTE Christian VANNESTE. Le rapprochement qu’il fait, en fin d’article, entre suffrage censitaire et participation à la vie économique m’a intéressé. Abonné à son blog, je lui ai répondu de la manière suivante :
    “Une fois de plus, très bonne analyse de M. Vanneste sur cette importante question.
    Personnellement, je me sens complètement en phase avec cette intéressante analyse, qui de plus, est de très grand bon sens.
    Le seul point sur lequel je mettrais un bémol est l’opinion de M. Vanneste sur le CENS. Certes, je trouve assez bien vue l’idée de rapprocher le suffrage censitaire de la participation à la vie économique. Ceci posé, je trouve aussi que l’idée du suffrage censitaire n’est pas mauvaise en soi, si elle est appliquée avec intelligence, ce qui n’était peut-être pas le cas lorsque ce type de suffrage existait en France, encore qu’il ne faille pas juger les choses en fonction de notre époque, mais en se remettant dans l’état d’esprit de l’époque sur laquelle on veut apporter un point de vue. Mais passons… « Qui paie décide ou qui décide paie » (comme vous voudrez) : si cette maxime était un peu appliquée, il y aurait certainement moins de gâchis, ce qui, entre autre, irait dans le sens ECOLOGIQUE dont on nous rebat les oreilles ! Par ailleurs, cela éviterait aux candidats aux élections de promettre aux électeurs « la lune » (ou : « on rase gratis) dans un esprit démagogique, complètement contraire aux intérêts de la population française : retraite à 60 ans, 35 heures, et j’en passe. Au niveau des collectivités locales, c’est exactement la même chose : quand on entend dire les élus qu’ils sont jugés sur les dépenses qu’ils ont faites, il y a da quoi être révolté. Je ne ferais pas la liste ici de tous les ronds points, hôtels de région, hôtel de communauté de communes, etc. qui ruinent le pays et finalement les citoyens. Quand on sait que le droit de vote est utilisé par des citoyens qui vous disent avec sérieux (je veux dire qui croient sérieusement et de bonne foi ce qu’ils disent) : « il y a de l’argent », on peut quand même être dubitatif sur la valeur de ce type de votes qui entraînent une majorité et, finalement, les débordements et la démagogie dont j’ai fait état ci-dessus.
    Même si cette idée n’est pas démocratique (au sens où l’on entend le mot démocratie à l’heure actuelle), elle mériterait d’être creusée, à mon avis.
    Meilleurs salutations à Christian Vanneste et merci à lui pour tout ce qu’il dit et fait.”

  5. Ces démagos seront vite démasqués lorsque la question de l’éligibilité de ces mêmes étrangers sera posée !
    En effet, pourquoi seulement le droit de vote et pas celui d’être élu !
    On va bien rigoler !

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