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Culture de mort : Euthanasie / Homosexualité : revendication du lobby gay

Droit à l’enfant, euthanasie : le triomphe de l’individualisme et de l’égoïsme

Jean-François Mattei, président de la Croix-Rouge française et ancien ministre de la santé, déclare dans La Croix :

M"Il est clair qu’aujourd’hui, nous vivons dans une société qui a
érigé en valeurs suprêmes l’individualisme et le culte de la
performance. Ce qui conduit certains à poser plus ou moins ouvertement
la question : garde-t-on le statut de personne humaine au fur à mesure
qu’on perd un certain nombre de ses qualités physiques ou
intellectuelles ?
S’interroger ainsi, c’est déjà fixer une limite à
ce qui fait l’humanité de chacun d’entre nous. Comme si cette humanité
pouvait être une question de performances ou de vulnérabilités. Je
crois que notre société occidentale serait bien inspirée d’aller
regarder ce qui se passe ailleurs, en Chine ou en Afrique par exemple.
Là-bas, la prise en charge du vieillissement et de la perte d’autonomie
par le groupe est érigée comme une valeur indiscutable. Dans ces
cultures, vieillir n’est pas vécu comme un chemin vers la déchéance mais
comme une source de richesse et de sagesse. Et une obligation de
solidarité qui s’impose à tous, comme une évidence
.

[…] Nos hôpitaux actuels n’ont plus rien à voir avec les
hôtels-dieu qui, au Moyen Âge, avaient pour mission première
d’accueillir les plus malades mais aussi les plus vulnérables.
Aujourd’hui, l’hôpital est devenu un lieu de soins spécialisés et
hautement techniques. On ne peut pas regretter cette évolution car elle a
été à la source de progrès médicaux formidables. Le problème est que,
dans le même temps, nous n’avons pas mis en place suffisamment de
structures médico-sociales de relais pour prendre en charge tous ceux
qui, sans avoir besoin d’une médecine sophistiquée, nécessitent du
temps, de l’écoute et de la bienveillance
. […]


Je fais partie de ceux qui estiment que la dignité est
consubstantielle de la vie humaine : qu’elle existe dès que la vie
apparaît et ne disparaît qu’avec la mort
. Même la personne la plus
affaiblie, amoindrie, la plus « humiliée » reste digne jusqu’au bout. Ceux qui veulent légaliser l’euthanasie placent la liberté comme la valeur suprême, celle de dire : « à
 tel moment de ma vie, je suis digne et à tel autre, je le suis moins ou je ne lui suis plus du tout… »
 Mais la dignité n’est pas une question d’appréciation personnelle ; ce
n’est pas une valeur à géométrie variable ou biodégradable. La dignité
ne s’efface pas avec la perte d’autonomie ou avec la perte de son libre
jugement
. Car c’est le fait même d’être humains qui nous rend dignes.

Cette
position ne doit bien sûr pas nous faire oublier le devoir de tout
médecin de soulager les souffrances de son patient et d’éviter
l’acharnement thérapeutique. Mais de façon plus large et au-delà de la
fin de vie, je pense que cette manière de brandir la liberté comme
valeur suprême est assez révélatrice de l’esprit d’individualisme qui
anime notre société aujourd’hui.
[…] Nous vivons aujourd’hui dans un monde où chacun revendique la
liberté de pouvoir jouir au maximum de tous ses droits personnels : le
droit de « mourir dans la dignité », le droit à l’enfant par tous les
moyens de procréation possibles, le droit à être comme tout le monde.
Cette revendication permanente de ses droits finit par construire une
société nourrie par l’égoïsme et l’individualisme.
"

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3 commentaires

  1. le triomphe de la révolution anti-humansite et particulièrement anti-chrétienne: voilà la racine du mal qu’il faut couper une fois pour toute.Faute de quoi, le mal ressurgira au prochain “débat”.

  2. En Afrique on faisait monter les anciens au cocotier…
    En Chine, je ne sais pas, mais au Japon on les transportait dans une île…

  3. “Hier opposé, aujourd’hui partisan… le professeur Jean-François Mattei s’est finalement rangé à l’opinion dominante chez les gynécologues. Le dépistage de [la trisomie 21] va être élargi à toutes les femmes à risques”
    http://www.liberation.fr/vous/0101200482-extensiondu-depistage-de-la-trisomie-21-les-femmes-a-risque-beneficieront-de-l-amniocentese-quel-que-soit-leur-age
    Mais, ajoutai-il en 1996, «en même temps, il apparaît essentiel que soient développées des structures d’accueil pour les enfants trisomiques, et aussi des actions de recherche sur cette maladie. L’objectif de santé publique n’étant pas d’arriver à la disparition de ces enfants, mais de laisser à chacun le choix»
    On voit ce qu’est devenu le dépistage systématique que Hervé Gaymard a mis en place à l’époque sur ses recommandations.
    Alors pourquoi écouter les belles paroles qu’il dit aujourd’hui ?

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