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L'Eglise : Vie de l'Eglise

Dis-moi pour qui tu as marché et je te dirai où aller

Dis-moi pour qui tu as marché et je te dirai où aller

Dans Valeurs Actuelles, le père Danziec compare le traitement médiatique des catholiques qui ont voté LREM aux catholiques qui ont marché vers Chartres :

[…] Ils sont centristes. Versailles, Boulogne, Neuilly : toute une déclinaison de fiefs de droite, marqués par une bourgeoisie au fond résiduel catholique, a voté Macron comme un seul homme. Dans ces territoires préservés, la tentative d’élévation conservatrice de Bellamy n’a pas pris. Oubliés les catholiques de conviction et la droite des valeurs, finis les signes de contradiction prônés par l’Evangile, l’intuition d’Emmanuel Todd apparaît confirmée : pour beaucoup, les catholiques sont des zombies. Ils roulent pour la République en Marche. Là où les anticapitalistes se révèlent insoumis, les bobos se griment en vert, les oubliés se déclarent frontistes, désormais les catholiques se découvrent marcheurs.

Marcheur, je l’ai été pour ma part durant tout le week-end de la Pentecôte, à l’occasion d’un pèlerinage reliant Paris à la cathédrale de Chartres. Des catholiques marcheurs, j’en ai donc croisé un certain nombre pendant ces cent kilomètres. Pour l’acte 37 du pèlerinage organisé par l’association Notre-Dame de chrétienté, ils étaient même plus de 14 000 inscrits. Des jeunes qui payent pour user leurs souliers pendant trois jours, dormir sous tente et reprendre leurs révisions, leurs études ou leur travail dès le mardi matin. Ils n’avaient rien de zombies pour autant.

Leur moyenne d’âge de 25 ans laissait même entendre que, s’ils ont voté, ce ne fut pas au regard de leurs avoirs mais de leur avenir. Ces jeunes, j’ai reçu leurs confidences, écouté leurs interrogations. J’ai prié avec eux, essayé de consoler leurs peines. Je les ai confessés, bénis, encouragés. J’ai vu la fragilité de leur Foi, leur difficulté à vivre en chrétien dans un monde qui ne l’est plus mais aussi l’authenticité de leur démarche, leur soif de reconquérir ces territoires perdus de la chrétienté.

Chez eux, surtout, je n’ai rien vu de tiède ou de consensuel. Les choses valent ce qu’elles coûtent. Durant ces trois jours, j’ai constaté combien la pénibilité d’une marche est en mesure d’unir un groupe davantage que la joie d’un but en coupe du monde. Tandis que le monde globalisé propose de flâner aux quatre vents, ce flot de marcheurs représentait une formidable pétition antimoderne. Et plus incroyable encore, sa jeunesse témoignait que la vague avait de l’avenir.

Il n’y avait pourtant, cette année encore, ni nuée de photographes ni batterie de journalistes. Pas même une allusion en bandeau sur les chaines d’information en continu. A ces jeunes, excepté deux minutes vingt sur KTO, il n’a pas été tendu de micro. Saint François de Sales le soulignait déjà au XVIIème siècle : « Le bruit ne fait pas de bien et le bien ne fait pas de bruit ».

Probablement, les médias préfèrent voir les catholiques là où ils leur convient de les imaginer. Entre les électeurs des Hauts-de-Seine et les pèlerins de Lille, Montpellier ou Limoges qui se sont rendus à Chartres, la force de conviction et la pyramide des âges plaident néanmoins davantage en faveurs des marcheurs de Dieu. Après tout, c’est d’ailleurs là la grande question que nous posera là-haut le bon Saint Pierre à l’heure de notre destinée éternelle : dis-moi pour qui tu as marché et je te dirai où aller.

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4 commentaires

  1. Il faut cesser de confondre les “catholiques” avec les “prétendus catholiques”.
    Ceux qui votent Macron ne peuvent en aucun cas être catholiques.
    Ils ne sont pas en état de grâce et marchent dans les ténèbres !
    On peut s’abstenir, voter blanc ou voter pour des partis chrétiens (SIEL) ou qui ne sont pas ouvertement anti-chrétiens, mais certainement pas pour LREM.

  2. Bien d’accord avec Duport, qu’appelle-t-on catholique celui qui va à la Messe tous les dimanches mais qui n’en a rien à faire de ce peuvent dire les Papes ou les curés surtout ceux qui prêche la Vie éternelle et le sens du péché, celui qui n’y va qu’une fois de temps en temps et qui se contre-fiche pas mal de l’enseignement de l’Eglise, qui va se faire incinérer comme on le fait pour les ordures, ou celui qui essaie de suivre le mieux possible l’enseignement de l’Eglise et qui pratique tous les dimanche et même parfois en semaine quand il le peut. Et ensuite il y a la question du fric, est-ce qu’il fait passer son portefeuille avant tout le reste?

  3. Duport, vous êtes trop catégorique ; vous ne pouvez pas vous ériger eu juge des âmes ; certes je suis opposé à la PMA pour femmes, et aussi à LREM, mais de là à dire que tous les catholiques qui votent LREM sont coupables, il y a un pas que je ne franchis pas.

    • Eh bien vous avez tort !
      LREM est profondément anti-chrétien, pro avortement, pro GPA, pro PMA, pro fric, pro banque et profondément anti humain. Sans même parler de l’INADMISSIBLE répression contre les gilets jaunes sans le moindre état d’âme, sans le moindre regret et sans la moindre compassion pour les victimes.

      Je le répète en majuscule : AUCUN, ABSOLUMENT AUCUN, CATHOLIQUE NE PEUT VOTER LREM

      Évidemment que je peux juger ! J’ai des yeux pour voir et des oreilles pour entendre.
      Je n’ai d’ailleurs pas dit qu’il étaient coupables de quelque chose mais que ce ne sont pas des catholiques.

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