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Culture de mort : Avortement

Désinformation sur l’avortement en Irlande

Jeanne Smits démonte l'agitation du lobby de l'avortement :

A"Les grands médias de tous les pays reprennent en chœur la substance de
ce titre : « Une femme meurt après s'être vu refuser l'avortement. » En
chœur, d'Inde aux Etats-Unis et des Pays-Bas aux pays hispanophones,
c'est la même « info » qui circule : Savita Halappanava, en pleine
fausse couche, n'a pas obtenu qu'on « termine » son « fœtus » et elle en
est morte. Mais elle est morte de septicémie, pas d'avoir été enceinte… Et nul ne
peut dire aujourd'hui que l'avortement aurait en effet sauvé sa vie. […]

[…] La jeune femme, Savita Halappanavar, et son mari Praveen viennent de
familles aisées en Inde. Elle est dentiste. Ils s'installent en Irlande,
dans le comté de Galway, en 2008. Et décident d'y mettre en route leur
premier enfant parce qu'ils ont entendu le plus grand bien des soins
offerts aux femmes enceintes et aux parturientes dans ce pays.

Le samedi 21 octobre, ils reçoivent de nombreux amis à dîner pour leur
annoncer la bonne nouvelle de la grossesse de Savita, qui en est à 17
semaines. Le lendemain, prise d'importantes douleurs dans le bas du dos,
la jeune femme se rend aux urgences. Elle apprendra bientôt (le même
jour ? lundi ? les récits divergent) qu'elle est en train de faire une
fausse couche. Souffrant beaucoup, elle réclame que l'on mette fin à sa
grossesse ; selon Praveen,
on lui répond que c'est impossible tant que l'on perçoit battre le cœur
de l'enfant. « Nous sommes dans un pays catholique ici », lui répondent
les médecins, selon ce que rapporte Praveen.

Le cœur de l'enfant ayant cessé de battre le mercredi 24 octobre, on
pratique un curetage mais Savita souffre d'une infection importante qui
ne sera pas jugulée. C'est seulement le mardi 23, selon certaines
sources, qu'on a commencé à lui administrer des antibiotiques. Le 28
octobre, sans qu'elle ait repris conscience, la vie la quitte. Praveen
ramène sa dépouille en Inde où elle a été incinérée le 3 novembre.

Les questions qui se posent sont multiples. De quand date l'infection ? A
quel moment s'est installée la septicémie ? Etait-elle liée à la fausse
couche ? Aurait-elle été évitée par l'avortement ? Aurait-elle été
jugulée par l'avortement ? A cette dernière question, on peut on  tout
cas répondre sans hésiter « non », car l'avortement n'est en aucun cas
un soin, un médicament ou un moyen de rendre la santé.

Praveen Halappanavar a donné son avis à l'Irish Times, rapportant
les réactions scandalisées de sa belle-famille en Inde qui compte de
nombreux médecins. Certains se sont même moqués de lui. Comment, au XXIe
siècle, on refuse un avortement à une femme qui va mourir ? Comment
peut-on laisser durer deux jours le déroulement d'une fausse couche,
alors que le fait d'avoir l'utérus ouvert favorise l'infection ?

Je ne suis certes pas compétente pour évaluer le bien-fondé de cette
dernière affirmation, mais il me semble que si c'est le cas, la cause de
la mort n'est ni la fausse couche, ni le refus d'avortement, mais le
fait que l'infection n'a pas été prise à temps
. Que des antibiotiques
n'ont pas été administrés : préventivement peut-être ? Quoi qu'il en
soit, l'important groupe pro-vie irlandais, Youth Defence, relève le possible retard d'administration d'antibiotiques et souligne que cela se révèlera peut-être comme cause de la mort.

SPUC,
la plus ancienne et la plus importante organisation pro-vie du
Royaume-Uni, […] rappelle également
que des avortements « sûrs » pratiqués dans les conditions prévues par
la loi à travers le monde sont suivis d'infections, de septicémies et
parfois de la mort de la mère…
[…]"

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Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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