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Des parlementaires privés de la communion

BMgr Heriberto Bodeant, secrétaire de la Conférence
épiscopale d'Uruguay, évêque de Melo, a rappelé que les sénateurs
catholiques qui ont voté la dépénalisation de l'avortement cette semaine
ne peuvent s'approcher de la communion
. Il a précisé que l'excommunication automatique, c'est-à-dire
l'impossibilité de s'approcher d'aucun sacrement sans que la peine ait
été levée par l'autorité ecclésiastique compétente, frappe «celui qui
coopère à l'exécution d'un avortement de manière directe, c'est-à-dire
dans l'accomplissement concret de l'acte
». 

Cette condamnation sera aussi effective en France pour les parlementaires catholiques qui voteront en faveur de la loi dénaturant le mariage. En effet, comme le rappelle cette note de la Congrégation pour la doctrine de la foi :

"Dans le cas où serait proposé, pour la
première fois à l'Assemblée législative, un projet de loi favorable à la
reconnaissance juridique des unions homosexuelles, le parlementaire catholique a
le devoir moral d'exprimer clairement et publiquement son désaccord et de voter
contre ce projet de loi. Accorder le suffrage de son vote à un texte législatif
aussi nuisible pour le bien commun de la société serait un acte gravement
immoral
."

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10 commentaires

  1. Il est à craindre que cela ne fera ni chaud ni froid aux excommuniés.

  2. Attention, les sénateurs ne sont pas excommuniés, peine qui suppose une procédure spéciale de levée de peine. C’est ce que précise le prélat en expliquant que l’excommunication automatique vise ceux qui participent de manière directe et concrète à un avortement en les privant de l’accès à tout sacrement. Mais il souligne que ces sénateurs ne peuvent communier, s’ils sont catholiques, du fait de leur vote

  3. Non, non : il ne faut pas tout confondre : les députés votant la dénaturation du mariage commettront sans doute une faute grave, mais ils ne seront pas à proprement parler « excommuniés » pour cela. (Sauf évidemment si une autorité ecclésiastique les frappe de cette sanction.)
    Il ne faut pas tout confondre.
    L’excommunication est une peine juridique très précise qui ne tombe que sur ceux qui en sont explicitement frappés.
    Le droit doit être interprété de façon stricte.
    Consultez un canoniste, il vous confirmera la chose.

  4. L’accomplissement concret de l’acte se réfère à l’acte d’avorter, qui implique au moins une femme identifiable. Or la dépénalisation de l’avortement ne fait que faciliter les avortements en général, sans qu’aucun avortement concret n’en soit nécessairement causé. Ce n’est pas la coopération DIRECTE qui est expressément visée par la loi canonique.
    D’autre part, il n’est pas possible, canoniquement, de confondre ou identifier ce qui est « gravement immoral » avec ce qui est passible d’excommunication, et encore moins avec ce qui est cause d’excommunication automatique. L’excommunication a besoin d’être levée par un acte spécifique de l’autorité ecclésiastique, tandis que le péché grave, quelque soit sa gravité, peut être réparé simplement par le sacrement de la pénitence, si aucune loi ecclésiastique ne le fait entrer dans la catégorie des péchés qui encourent la peine d’ l’excommunication. En plus simple : tous les péchés graves ne sont pas passibles d’excommunication.

  5. La note de la CDF parle de devoir moral, mais pas d’excommunication.

  6. il y a certes, d’un cote, le Droit canonique
    et, de l’autre cote, tous les cathos qui font leur cuisine/religion a leur facon
    ‘Tu ne tueras point’
    les parlementaires qui votent pour la depenalisation de l’avortement ne sont peut-etre pas les auteurs de l’acte
    mais ils poussent aux crimes
    n’est-ce pas pire ???
    de plus, ils vont a l’encontre des Enseignements de l’Eglise, des Enseignements de Benoit XVI
    ils se mettent de facto HORS de l’Eglise

  7. Combien de politiques OU de concernés oseront mettre en pratique les conséquences de leurs actes ?
    Peu sans aucun doute ! Ils feront les faux derches, comme s’ils n’étaient pas concernés, car dans le cas contraire, s’ils appliquaient les sanctions, tout le monde parmi les fidèles verrait qu’ils ont fauté vis-à-vis de la religion.

  8. De M. Jean Theis :
    « Il est à craindre que cela ne fera ni chaud ni froid aux excommuniés. »
    En ce bas monde, M. Theis, en ce bas monde seulement… Pas quand l’Eternité fondra sur eux, à l’instant de leur mort, figeant à jamais ces créatures dans leur mauvais choix.
    « Là seront les pleurs et les grincements de dents ».
    Vita brevis, Eternitas longa.

  9. De Cassianus : « tous les péchés graves ne sont pas passibles d’excommunication ».
    Mais tous les péchés graves, c’est-à-dire mortels, à moins qu’ils ne soient confessés, dûment regrettés et absous à temps, entraînent la damnation à l’instant même de la mort.
    Le Catéchisme de l’Eglise catholique est limpide.

  10. Vous me faites peur avec vos excommunications! Laissons Dieu et Jésus faire justice avec miséricorde! Occupons-nous de nos âmes et ne nous prenons pas pour le jugement Dernier.

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