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Culture de mort : Euthanasie

” Depuis que je suis malade, je suis contre l’euthanasie”

SylviemenardSylvie Ménard est chef du département de cancérologie expérimentale à l’Istituto nazionale dei tumori à Milan. Lors d’un congrès sur l’euthanasie, elle a été invitée à prendre la parole. Non pas en tant que spécialiste mais en tant que malade. Elle a répondu aux questions du petitjournal.com. Extraits :

" On m’a diagnostiqué il y a deux ans et demi un cancer de la moelle osseuse. Avant cela, je considérais l’euthanasie comme un droit. Depuis que je suis malade, je suis absolument contre. Si on la rend légale, l’euthanasie risque de devenir non pas un droit mais un devoir pour le patient qui, se sentant inutile et coûteux, demanderait la mort. Si on commence à légiférer, c’est la porte ouverte à tous les abus."

" Si une personne souffre et se sent inutile, il faut avant tout soigner la dépression. Aide-t-on un dépressif sain à se donner la mort ? Tellement de gens luttent chaque jour pour vivre dignement en fauteuil ou avec des maladies en phase terminale ! Autoriser l’euthanasie, cela équivaudrait à leur infliger une gifle. Ce serait concéder qu’une vie comme la leur, ce n’est pas une vie. Or toutes les vies valent la peine d’être vécues. Je préfère courir le risque d’un peu plus de souffrance que de dire "vous avez raison, votre vie n’est pas valable"."

" Je ne pense pas qu’il faille nécessairement être croyant pour voir que la légalisation de l’euthanasie serait la faillite de tout un système. Ma position touche tout le monde, et concerne uniquement la loi."

Philippe Carhon

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2 commentaires

  1. Paroles d’un grand poids, merci de me permettre de les lire.
    Cependant, l’Eglise est seule à prêcher “non à l’euthanasie” quoiqu’il arrive. Il n’est pas nécessaire, mais il est mieux d’être croyant pour comprendre. “Crois, afin de comprendre” (saint Augustin)

  2. Cette personne a raison.Toutefois, Il est,pour éviter “la dépression”, nécessaire de ne pas attendre de souffrir et de “se sentir inutile” pour aborder le mystère de la souffrance et de la mort.C’est le grand mérite de la spiritualité chrétienne d’en approfondir la réalité, le sens et la valeur.Cela doit s’apprendre dés le jeune âge.”Que sait-il celui qui n’a pas souffert ?”

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