Depuis 1831, aucun conclave n’a duré plus de quatre jours

Le Figaro Magazine de ce week-end consacre un dossier au conclave, avec notamment un article de Jean Sévillia. Extraits :

"Aujourd’hui, le Collège cardinalice compte 207 prélats, dont 117 électeurs. Deux de ces derniers ayant annoncé leur ­absence à Rome, le successeur de Benoît XVI sera un de ces 115 cardinaux, parmi lesquels on compte 60 Européens (dont 28 Italiens), 14 Américains du Nord, 19 Latino-Américains, 11 Africains, 10 Asiatiques et un ­représentant de l’Océanie.
Au conclave, ce facteur de la nationalité, qui polarise l’attention des médias, est ­cependant très secondaire. Au sein de la curie, il n’y a pas non plus, au rebours des années 1960-1970, d’antagonismes marqués entre conservateurs et progressistes : tous les élus potentiels au pontificat sont, avec des nuances, des fils de Jean-Paul II et de Benoît XVI. Si le futur pape est un Italien ou un Africain, ce ne sera donc pas en raison de la couleur de sa peau (concept étranger à l’Eglise) ou de son orientation idéologique (facteur hors de propos), mais de ses qualités personnelles, et d’abord de ses qualités spirituelles.

Là encore, le regard médiatique et les spéculations sur les papabile pourraient faire oublier l’essentiel : le pape, vicaire du Christ, est d’abord un chef religieux, et le conclave, qui se déroule sous le signe de la prière, a quelque chose d’une liturgie.
Des gardes suisses postés
devant les portes fermées […].

Depuis 1831, aucun conclave n’a duré plus de quatre jours. […] Ce qui est nouveau, cette année, c’est que pendant tout ce temps, à Castel Gandolfo, un autre homme en blanc, pape émérite, portera par la prière la désignation de son successeur. L’émotion du résultat lui tirera sans doute quelques larmes, mais nul ne les verra."

4 réflexions au sujet de « Depuis 1831, aucun conclave n’a duré plus de quatre jours »

  1. Esperanza

    Il y a des cas de figure ou il n’y a pas de mauvaise décision. Ne pas prendre de decision serait une mauvaise decision, temporairement.
    L’Esprit souffle ou il veut
    Préparons nous à proclamer Habemus Papam
    🙂

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