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France : Politique en France

Déchéance de la nationalité : recul du gouvernement

L'exécutif et les députés UMP ont décidé de renoncer à étendre la déchéance de nationalité aux assassins de policiers, qui était pourtant la mesure-phare du nouveau projet de loi sur l'immigration. François Fillon a déclaré :

N "J'appelle la majorité à rester soudée. Si on se divise, le texte ne sera pas voté. Je demande à chacun de se rallier à la position de compromis (l'abandon de cette mesure) prise en accord avec le président de la République".

Le texte doit être examiné en deuxième lecture à l'Assemblée nationale à partir de cet après-midi. Cet article avait été introduit dans le texte à la demande expresse de Nicolas Sarkozy lors de son discours de Grenoble. Un discours qui restera parole en l'air.

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5 commentaires

  1. Donc, si je comprends bien, 70 députés de l’UMP, parti de “droite”, trouvent anormal que des doubles nationaux, naturalisés récents, suffisamment indignes de la confiance qui leur a été faite par la nation pour assassiner un policier, soient déchus de leur nationalité française.
    C’est vertigineux.
    Je conseillerais à ces députés de demander un permis de port d’arme et de s’armer, parce qu’à ce train-là, ils risquent de ne plus trouver beaucoup de policiers volontaires pour les protéger, eux.

  2. Comme d’habitude, des effets d’annonce en réponse émotionnelle et aucun effet !

  3. Comme c’est la loi Guigou de 1998 qui avait supprimé ce cas de déchéance, la question qui continue à se poser est : une majorité parlementaire “de droite” a-t-elle réellement la volonté de défaire les bêtises faites par la gauche ?
    La question s’est déjà posée, souvent, notamment lors de la discussion parlementaire portant sur la suppression de loi Gayssot, où Toubon – le chef de file des “contre” quand il était dans l’opposition – s’est contenté de justifier son maintien quand il est devenu ministre … à cause des remous que sa suppression engendrerait !
    Cela confirme qu’une majorité parlementaire dite de droite semble considérer que sa marge de manoeuvre politique se limite à contenir une “démocratie à effet de cliquet”. Ce qu’une mauvaise loi de gauche a fait, une bonne loi de droite ne peut pas le défaire ? Quels aventuriers ! Quelle détermination !
    Paroles, paroles… cette majorité de droite “Canada dry” tient absolument à conforter les sondages de MLP, on dirait bien.

  4. […]

  5. “prise en accord avec le président de la République”: traduction, « décidée par le président de la république Nicolas Sarkozy, lui et lui seul sans consulter personne”. Je commence à bien maîtriser le Fillon courant, appelé également par ses amis “Pathé Marconi”: la voix de son maître

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