Bannière Salon Beige

Partager cet article

Bioéthique

Débat sur l’embryon : simulacre de démocratie à l’assemblée

Communiqué de la Fondation Lejeune :

"Après l’échec d’une tentative des radicaux de gauche en mars, le gouvernement s’obstine et a remis à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale la proposition de loi visant la libéralisation de la recherche sur l’embryon humain en France. Examiné depuis 23h hier soir, en catimini, à la veille des vacances parlementaires, le texte ne fait pas l’objet du débat qu’il mérite. Mutisme de la ministre et du rapporteur, réserve de vote, absence des partisans du texte sur les bancs de l’hémicycle : le débat est tronqué alors que le Parlement s’apprête à entériner le bouleversement du droit, celui de chaque être humain à être protégé dès le commencement de sa vie (art. du Code civil).
Les opposants à la recherche sur l’embryon humain, députés ou simples citoyens, peuvent s’indigner de la tournure que prend le simulacre de débat à l’Assemblée nationale.

Après avoir non seulement refusé de répondre à la seconde motion déposée par les défenseurs du régime actuel, la ministre a finalement décidé d’utiliser la réserve de vote pour vider de son intérêt tout examen des amendements.
En effet, les opposants au texte ont le droit de défendre point par point chaque amendement à ceci près qu’aucun n’est plus soumis au vote. La manœuvre présente deux avantages que la ministre ne prend même pas la peine de maquiller : d’une part, elle permet à tous les partisans du texte de tranquillement quitter l’hémicycle et de se soustraire au débat puisqu’aucun vote n’aura lieu avant le vote solennel global de mardi, d’autre part, elle évite le risque qu’un des amendements ne soit adopté ce qui changerait, même à minima, le texte et obligerait à une navette avec le Sénat.

Enfermée dans le mutisme et le refus du débat, la ministre ne répond pas à des questions posées à plusieurs reprises par les opposants au texte dans l’hémicycle, questions qui concentrent pourtant les enjeux de fond des discussions en cours :

  1. Peut-elle affirmer que l’embryon humain n’est pas un être humain ?

  2. La ministre a-t-elle reçu des représentants des lobbys de l’industrie pharmaceutique ?

  3. Puisqu’elle-même s’indigne des soupçons portés sur la proposition de loi, qui répondrait davantage aux attentes des industriels que des patients, pourquoi refuse-t-elle d’inscrire dans le texte que le recours aux embryons humains soit réservé aux équipes publiques de recherche, comme le proposent certains ?

  4. Une libéralisation de la recherche sur l’embryon ne mettra-t-elle pas à mal la clause de conscience des chercheurs qui refuseraient de détruire des embryons humains dans le cadre de leurs travaux ?

  5. Quel budget la France alloue-t-elle et prévoit-elle d’allouer à la recherche sur les cellules iPS qui focalisent les crédits et les ressources humaines dans certains pays, au Japon en particulier ?

  6. Comment ose-t-elle appeler à plus d’indépendance de l’Agence de la Biomédecine alors que l’ABM a été épinglée par la Cour administrative d’Appel de Paris pour une dérogation de recherche sur l’embryon accordée illégalement, d’autres recours étant en cours d’examen.

La majorité socialiste franchit deux caps, dans cette affaire. Elle érige en normes des atteintes à la vie humaine qui n’étaient jusqu’à présent que dérogatoires. Elle stigmatise comme des ennemis ceux qui veulent garantir le respect de chaque être humain dès le commencement de sa vie. C’est peu dire qu’en livrant une guerre contre la vie des plus fragiles d’entre nous, une telle majorité a perdu toute légitimité.
La Fondation Jérôme Lejeune participait aujourd’hui à une scénographie à côté de l’Assemblée nationale. Les participants, rassemblés par le collectif Un de nous, ont symbolisé et dénoncé la recherche utilisant des embryons humains.

Partager cet article

6 commentaires

  1. Donc, pour résumer, le socialo Ayrault met tout les parlementaires au garde-à-vous (“Achtung ou je vous envoie tous au goulag !”) en ordonnant qu’on vote une loi pour charcuter les petits enfants….
    Le monde socialo idéal qu’il veut construire avec sa mafia de journaleux acquis à sa cause, c’est çà (âmes sensibles : ne cliquer pas) :
    http://davidmacd.com/images/fetus08.jpg
    Voilà comme ils sont. Si vous voulez les sauver pour qu’un jour ce petit vous regarde avec des yeux grands comme çà :
    http://images.nitrosell.com/public_html/2/493/image/bebe.jpg
    SIGNONS VITE “ONE OF US” :
    http://www.undenous.fr/
    … pour leur couper TOUT financement à ces salauds !

  2. Cette culture de mort, portée par le mensonge, je demande au Seigneur qu’elle retombe sur ses promoteurs; qu’Il retourne sur eux leurs méfaits.

  3. bon, cela a bogué, faisons confiance:
    je leur offre le nouveau mot à la mode REVOLUTIONNAIRE.

  4. Sous la houlette du psychorigide Ier sinistre, le socialisme qu’il soit national ou international ne déroge pas à sa règle première pour créer l’homme nouveau : le massacre par millions d’innocents et ceci est vérifiable en tout temps et en tout lieux.

  5. Le cri silencieux est de plus en plus assourdissant (Voilà un film qu’on n’a jamais diffusé de peur de choquer nos jeunes mais qui bizarrement n’a jamais été encensé à Cannes !)
    Jamais aucun traumatisé de l’IVG ne s’exprime (mères, professionnels de “santé”, pères).Mais que ce film où l’embryon lutte contre sa mort imposé puisse faire débat alors là jamais!
    Le cri des foules laissent ce gouvernement sourd alors imaginez celui “in utero”…
    Pourtant peut-être que cela inciterait des jeunes filles ou femme ( la tranche d’âge pratiquant le + l’IVG n’est pas celle des mineurs ni celles des femmes violées)à ne pas pratiquer l’IVG de confort pour le moins et à anticiper par la contraception (soi-disant l’objectif de ce gouvernement)
    Quand à penser que nos jeunes soient capables d’entendre que la sexualité épanouie est liée, voir indissociable, de l’affectif, de l’amour durable avec un projet de vie et de famille, avec un engagement du corps non dissocié de celui du coeur, des pensées et de l’âme (pour ceux qui pensent encore en avoir une!), on peut toujours rêver!
    Bientôt on estimera que c’est une exclusivité homosexuelle!
    Cela s’appelle brouiller les pistes et les fameux repères !

Publier une réponse

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Privacy Settings saved!
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Le Salon Beige a choisi de n'afficher uniquement de la publicité à des sites partenaires !

Refuser tous les services
Accepter tous les services