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France : Politique en France

De la succession de Jean-Marie Le Pen

A un lecteur qui écrit

"Jean Madiran, que j’apprécie beaucoup, m’a stupéfait dans son article […] évoquant la succession inéluctable de Jean-Marie Le Pen. […] Marine Le Pen étant directeur de campagne est certainement à l’origine de la regrettable inflexion du discours de son père. Je la vois mal lui succéder éventuellement, elle ne paraît pas avoir les moyens de ses ambitions. Bruno Gollnisch est, semble-t-il, toujours n° 2 du Front national. Il a autrement plus de plomb dans la cervelle pour prendre la tête du front lorsqu’il sera temps."

Jean Madiran répond :

"Bruno Gollnisch est en effet très sympathique, intelligent et courageux. Mais ce n’est pas nous qui, le moment venu, désignerons le successeur de JMLP. Ce sera, sauf révolution interne (qui serait la fin du FN), le congrès du FN. On peut prévoir que JMLP aura su pourvoir à ce que le congrès choisisse sa fille, préparée par lui et assurant la permanence du nom : c’est bien naturel. D’ici-là il ne faut pas trop croire les rumeurs et exagérations qui incriminent l’influence de la fille sur le père : l’inverse me paraît beaucoup plus vraisemblable parce que beaucoup plus naturel. De toute façon il faut bien prendre le FN comme il est à travers ses bons et ses mauvais jours. On ne voit pas ce qui pourrait remplir à sa place la fonction politique qu’il exerce dans l’ensemble du mouvement national."

Michel Janva

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Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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11 commentaires

  1. Certes, le successeur de JMLP sera celui (ou celle)qui sera désigné selon les statuts du parti.
    Cependant les militants de base ou sympathisants ont le droit d’affirmer leur préférence.
    Je pense personnellement que B.Gollnish, par son expérience et sa stature intellectuelle est celui qui permettrait le mieux au FN de résister au coup que sera, qu’on le veuille ou non, la retraite de JMLP.
    Quant à la “permanence du nom”, certes c’est un souci de père, mais pas d’homme politique.

  2. J’ai beaucoup de respect pour Madiran, mais il ne fait pas mystère de sa sympathie pour Marine Le Pen, qui a admirablement su le mettre dans sa poche.
    Il est permis de ne pas le suivre là-dessus…

  3. B.Gollnish ferrait le cas échéant un super premier ministre. Mais je ne lui sent pas le gout de briguer une place de président.
    Quant à Marine c’est comme son père on en a mare ,les trahisons des équipes de province par le parachutage des copains Parisiens on fait échouer bien des élections et feront comme d’habitude échouer les prochaines.
    Marine président du fn et on passera en dessous des communistes.

  4. En parlant de succession, Madiran parle-t-il pour lui ?
    [JM n’est plus directeur de Présent. MJ]

  5. “”On ne voit pas ce qui pourrait remplir à sa place la fonction politique qu’il exerce dans l’ensemble du mouvement national.””
    Grande sagesse de Jean Madiran.
    C’est tellement vrai que :
    – P de V se situe en permanence comme plus ceci ou moins cela par rapport au FN
    – que B. Mégret réclame l’Union Patriotique avec JM LP qu’il accusait de tous les maux quand il l’a quitté, sans avoir réussit depuis quoi que ce soit, comme par exemple parvenir en 2002 au second tour.
    En réalité depuis 2002, toute la droite nationale (FN, MPF, et MNR)a cru que ”c’était arrivé”, et qu’il suffirait de parler d’insécurité, de frontières et d’immigration pour reproduire 2002, comme avec une martingale magique. P de V a perdu 60 % de ses voix par rapport à sa présidentielle de 1995, Mégret n’a pas pu être candidat, et JM LP a perdu presque 25 % de ses voix de 2002, ce qui est moins tragique que certains voudraient lui faire porter, après coup. Ce sont des chiffres et des faits.
    Aussi accabler maintenant un bouc émissaire, en rajoutant Marine en 2007, après JMLP, comme lors de la scission, tout cela demeure dérisoire.La vraie question n’est pas celle de Marine, Gollnisch ou JM LP, ou de l’Union etc…., c’est celle de réfléchir à l’avenir selon les bases de 2007 et non en ressassant la situation de 1981 : la France a changé.
    Maintien du tout sécuritaire tout immigration, tout islam, etc…., ou quelle culture du débat interne au lieu des querelles, quelle stratégie, quelles idées économiques et sociales crédibles,quelles vision de la France, et de la société française, etc….
    Il faut savoir raison garder.

  6. D’accord avec Pascal G. En particulier sur la sagesse de Madiran et la fin de son commentaire.
    Cela dit, pour ma part, je pense qu’il faut remédier à l’impossibilité du FN d’apparaitre crédible en tant que parti de Gouvernement. Cela passe à mon sens par 2 points :
    – nomination de Gollnisch comme futur Président du FN. Une succession directe JM / Marine (que je trouve brillante par ailleurs) serait désastreuse en terme d’image (népotisme, absence de culture du débat interne..). Au contraire Bruno G, en tant qu’universitaire, intellectuel, connaisseur de l’Asie, casse complétement l’image du FN et permettra je pense, de redonner une légitimité à ce parti ;
    – trouver un discours positif programmatique qui montre la “modernité” et la sagesse du programme du FN. Je viens de lire un ouvrage de l’Institut Montaigne sur “l’égalité positive et l’entreprise” : hallucinant. la préférence nationale est vraiment une slution pour une société apaisée plutôt que des statisitiques raciales et le contrôle systématique des (quelques) chefs d’entreprise qui se battent encore pour leur entreprise et créer de l’emploi. Mais cela passe aussi par une analyse de fond de l’état de la Société fraçaise.
    Il y a urgence, quand on voit la vampirisatin de Sarko sur l’electorat FN, les menaces de l’UE et les sondages. Que JMLP ne retarde pas un vrai débat.

  7. A vue humaine, le vrai nationalisme a perdu.
    C’est vrai dans tous les pays occidentaux et chrétiens, c’est vrai partout.
    Nous avons eu l’impression d’avoir un grand parti politique solide et un instrument efficace de lutte contre le rouleau compresseur de la mondialisation à la Orwell.Hélas le FN n’a jamais été qu’un instrument politicien au service d’hommes qui s’en sont servi et en sont sortis pour satisfaire leurs carrières politiciennes.Les militants-résistants ont tout perdu, d’une scission à une autre, d’une défaite électorale à une autreou d’une semi victoire vite transformée en divisions, déconfitures etc.
    Nous devons prieret nous engagerdans des structures solides et de réaction réelle dans tous les domaines pour lutter contre la décadence et l’invasion, c’est notre honneur.Voter FN quand c’est possible mais ça ne suffit pas.
    Hélas, à mon avis, le Front va connaitre le fond car ni Gollnisch ni Marine ni personne ne remplacera Jean-Marie qui n’a toujours été lui-même malgré ses qualités qu’un répu-
    blicain légaliste et électoraliste.

  8. LE PEN,au vu de la scission de 1998,et de l’hémorragie de militants de qualité qui a suivi,apparaît comme le destructeur de son parti.B.MEGRET a été chassé,refoulé des instances dirigeantes du FN,au mépris des statuts et de toute justice.BOMPARD,dans un remarquable texte de 2006,rappelait que ce parti aurait du depuis longtemps s’orienter vers un travail culturel d’implantation en profondeur,au lieu de tout miser sur une grande élection spectacle.
    De nombreux cadres ont suivi B.MEGRET,reconnaissant que depuis des années,ils avaient dû corriger l’effet déplorable des incartades de langage du Président sur les notables et l’éléctorat.
    Il est à noter,qu’à chaque phase porteuse pour le FN,son président n’a jamais manqué une occasion de ternir son image et donc aussi,hélas, celle de la droite de convictions.La complicité des médias,à l’affût de ces mots qui ont fait tant de tort à notre courant de pensée,a largement amplifié cette image déformée.
    Au bout d’un quart de siècle,n’est-il pas temps de faire un bilan?
    Une partie de l’électorat naturel et potentiel de ce parti ou ne s’est jamais reconnue en lui,ou s’est détournée de lui.
    Bien sûr,les médias dans leur grande majorité, asservis à une idéologie destructrice de toutes les vraies valeurs,ont une lourde part de responsabilité dans ce rejet.
    Mais,arriver à faire passer un parti,qui sur le plan des idées politiques n’est,somme toute,qu’un parti de centre droit du temps de la Troisième république,comme un parti infréquentable par les gens cultivés et bien élevés,c’est un exploit,et il a bien été réalisé par J.M. LE PEN !
    Quand un navire n’a pas mené à bien sa mission,c’est bien la capitaine qui est mis à pied;et ce n’est pas un népotisme d’un autre âge,donnant la direction du parti à une femme,certes courageuse,mais qui n’aura jamais la profonde culture et le caractère moral de certains remplaçants naturels du vieux chef.
    S’agit-il de l’avenir de notre pays et de nos enfants,ou de la succession d’un roi fainéant?
    Trop de temps a été perdu,il faut souhaiter au FN un nouveau Président,qui n’écartera plus les grands talents,ne cultivera plus de zones d’ombre à propos du passé,et donnera l’exemple à titre personnel.

  9. “On peut prévoir que JMLP aura su pourvoir à ce que le congrès choisisse sa fille, préparée par lui et assurant la permanence du nom : c’est bien naturel.” N’en déplaise à Jean Madiran, on ne voit pas bien en quoi il serait naturel qu’un parti démocratique se transforme en monarchie héréditaire…

  10. “A vue humaine, le vrai nationalisme est perdu”… Quel découragement excessif au lendemain d’un résultat décevant! Cette élection marque la fin d’un cycle pour la droite nationale, c’est certain. Il faut en tirer les leçons.
    Le résultat de Le Pen a déçu, mais un autre aurait-il fait mieux?
    Jusqu’à cette élection, on accusait Le Pen de faire stagner le score du FN i à 15%. Le 22 avril 2007, on s’est brusquement souvenu que c’est lui qui l’a fait sortir de la traversée du désert et on a pris conscience que le FN pouvait bien suivre une trajectoire similaire au PC. Le Pen doit aujourd’hui se retirer, c’est certain. Mais il est vrai qu’un de ses défauts ayant été de diviser pou mieux régner.(Mégret contre Stirbois, Lang et Gollnisch contre Mégret, puis Marine contre Gollnisch), sa succession est tout sauf préparée. On devine où va sa préférence, mais est-elle la meilleur pour le mouvement national? Le Pen n’est-il pas dominé par son affectivité, par le souhait bien naturel que sa lignée continue le combat. Marine serait la meilleure chose pour Le Pen, mais pour la droite nationale? Rien n’est moins sûr…Ma préférence va pour Gollnisch, qui a de nombreuses qualités et qui a toujours été fidèle à Le Pen. Il devra sans doute composer avec le MNR et le MPF. Pourquoi pas?
    En tout cas, ce n’est pas parcequ’il y a une euphorie Sarkozy, que cela va durer éternellement. Il peut décevoir, et il a déjà déçu certains pour son ouverture à gauche.
    En politique, tant que l’ on est pas mort physiquement, tout reste possible. Sarkozy, après avoir soutenu Balladur en 1995, et après avoir été devancé par les souverainistes en 1999, est aujourd’hui Président; N’est-il pas le meilleur exemple de résurrection politique? Soyons pessimistes, mais des pessimistes joyeux!

  11. @ M. de Gourcy
    Ce personnage incapable, népotique, sans convictions et sans ambition pour la France que vous décrivez méchament a réussi à faire renaître la droite nationale après son épuration et éradication de 1945, et après les persécutions et trahisons de Charles de Gaulle en 1962 et 1968.
    C’est déjà un beau bilan : il a ses parts d’ombre, comme toute vie et bilan.
    Le fait que nous soyons rassemblés ici pour en parler par exemple, alors que nous aurions pu disparaître comme famille d’idées. J’ai connu le grand vide des années 70 et début 80, dans l’après 68 et le triomphe général du marxisme : l’éclosion d’un courant fort de droite nationale me semble bien à mettre au crédit de Jean-Marie Le Pen.
    Toutes les prétendues erreurs et soit disant défauts qu’on lui prête exclusivement, mais a posteriori, sont tellement bien partagés a priori par la plupart de ceux qui les dénoncent sans apporter de remède que finalement on finit par se faire une raison….
    Tout Sauf Le Pen.
    Mais Quoi Sans Le Pen ?
    Question.
    Réponses ?
    Ce n’est pas sur le dos du patriarche que les nouvelles générations se guériront de leurs défauts.

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