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Culture de mort : Euthanasie

De la “mort cérébrale” au marché de la transplantation d’organes

MLe journaliste scientifique Dick Teresi a enquêté sur la notion de «mort cérébrale», qui alimenterait le marché juteux de la transplantation d’organes – 20 millions de dollars chaque année.

L’histoire abonde de récits de morts enterrés vivants. Aussi, le corps médical a mis au point des protocoles, différents selon les époques et les cultures: couper un doigt aux défunts supposés (dans la Grèce antique), les frictionner à l’eau chaude pendant une heure (chez les Slaves) ou bien attendre pour l’enterrer que le corps entre en décomposition (chez les Hébreux).

En 1968, un comité de treize experts (des médecins, un juriste, un théologien et un historien) s’est réuni à Harvard pour établir les critères de la mort cérébrale, définie comme l’absence totale et définitive d’activité dans le cerveau. Pour Teresi, ce fut le point de départ d’une dérive qui conduit à «placer plus haut la barre de la vie et plus bas celle de la mort». Outre que le diagnostic n’est pas infaillible – «dans de très rares cas, il peut arriver qu’un individu émerge d’un coma jugé irréversible» –, les critères de Harvard ont aussi, selon le journaliste, été appliqués de façon désastreuse. En conséquence de quoi «la plupart des médecins examinent le tronc cérébral, qui contrôle les fonctions cardio-respiratoires, mais pas le cortex, siège de la conscience». Le sous-entendu est glaçant: faute de recherches assez poussées,  les médecins américains prendraient chaque jour le risque de «débrancher» des patients encore conscients.

Constatant que deux pionniers de la transplantation d’organes siégeaient dans le fameux comité de Harvard, Teresi interroge: en autorisant les médecins à déclarer morts des êtres humains dont les organes sont encore irrigués, n’a-t-on pas avant tout voulu favoriser une activité lucrative («aux États-Unis, l’industrie de la transplantation rapporte 20 milliards de dollars par an», lit-on dans le «Globe and Mail»)?

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5 commentaires

  1. Tout ceci fait peur!!! J’ai déchiré ma carte de donneur d’organes depuis longtemps et opposerai un refus de prélèvement pour ceux de ma famille , si le cas se présente…

  2. comment les 20 millions de $ de la 4ième ligne sont devenus 20 milliards de $ ?

  3. Une personne vivante peut donner un rein, parait-il… Ce qu’il faut savoir, en tant que catholique :
    – on a avant tout un devoir de prudence et de se maintenir en bonne santé. Donner un rein est du sentimentalisme profond et irraisonné car s’il est vrai qu’on n’aime pas voir souffrir les siens et qu’on aimerait pouvoir les soulager, il est encore plus vrai de ne pas se mettre en danger soi-même. Qui sait si un jour on n’aura pas un problème de rein ?
    – le seul rein restant s’hypertrophie pour remplacer le travail du rein prélevé, phénomène naturel et normal. Mais là aussi, cela ne veut pas dire qu’il ne sera pas malade ou seulement même affaibli un jour ou l’autre, ce qui nous amènerait à vouloir transplanter un rein pour le remplacer dans ses défaillances…
    Par ailleurs, en ce qui concerne les autres prélèvements sur des personnes en état de mort apparente ou sur les personnes supposées mourir bientôt de toutes façons (!), de même qu’on ne déshabille pas Pierre pour habiller Paul, de même on ne tue pas une personne faible ou affaiblie, inconsciente, pour “sauver” une autre personne. C’est d’ailleurs le principe même de tout secouriste et pompier : on ne met pas sa vie (ou celle d’un tiers) en danger pour en sauver une autre.
    A mon sens, le seul fait que pour une personne transplantée il lui faille un traitement à vie anti-rejet d’un organe qui est considéré par son organisme comme un corps étranger, me fait croire que Dieu n’a pas prévu ces options humaines et tout à fait égoïstes. Pour moi, toutes ces manipulations ce n’est pas moral.
    Les seuls organes que l’on peut donner sont ceux qui se régénèrent naturellement : le sang, la moelle osseuse, la peau (bien qu’1 cm2 de celle-ci provenant du patient lui-même peut désormais être mise en culture), et peut-être le foie (mais là tous les médecins ne sont pas d’accord).

  4. Un détail que tous ces Frankenstein oublient : il y a un délai médico-légal de deux heures à respecter après le constat du décès. Au cas où le patient se “réveillerait”. Et donc pour un patient en soi-disant coma dépassé, il suffit de débrancher tout ce qui le maintient en vie et à la grâce de Dieu.
    Cela suffit à dire que les prélèvements d’organes ne peuvent pas avoir lieu, puisque ce patient doit resté branché pour que les organes à prélever restent vivants.
    Pour un catholique, ce délai est ramené à une heure, délai pendant lequel il est considéré que l’âme est toujours présente dans sont enveloppe charnelle.
    CQFD : dans les deux cas, on ne peut pas faire de prélèvement d’organes sur ces corps.

  5. Tout cela ne fait qu’avancer le principe d’euthanasie : on tue une personne inconsciente et branchée car elle revient extrêmement cher en matériel et personnel à temps complet à son chevet. De là à palabrer auprès des familles pour leur faire accepter de donner les organes.

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