Dans la famille totalitaire, je demande Marlène Schiappa

Images-3Jonathann Daval est mis en examen pour le meurtre de sa femme. L'affaire fait la une de nombreux médias. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

Mais la secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les hommes et les femmes Marlène Schiappa est intervenue suite à une déclaration de l'avocat :

« L’idée, c’est de dire qu’à chaque fois qu’une femme est victime de violences sexistes ou sexuelles et ici d’un féminicide, on trouve des raisons qui justifieraient le fait que cette femme ait été victime. On fait comme si la victime elle-même était coupable d’avoir été victime. (…) Là, nous dire qu’elle avait une personnalité écrasante, et que c’est pour ça qu’il l’aurait assassinée (…), je trouve ça proprement scandaleux. En disant ça, on légitime les féminicides (…). Il y a toujours une bonne excuse, ça suffit ! »

Cette sortie appelle deux remarques :

  • C’est sans doute la première fois dans l’histoire qu’un ministre conteste ouvertement le droit à un accusé d’avoir un avocat. Car il s’agit des propos d’un avocat, qui ne fait que son travail. Après c’est au tribunal de juger. Pas à Marlène Schiappa. Ou alors tout homme qui tue une femme doit-il être condamné sans procès, voire fusillé séance tenante.

  • L'argumentaire de Marlène Schiappa est à conserver et à ressortir à chaque fois que, après une émeute de banlieue, un ministre ose dire que ces "jeunes" sont des victimes de la société écrasante et raciste…

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