Bannière Salon Beige

Partager cet article

France : Politique en France

Crise de la dette : la gauche est-elle vraiment la seule responsable ?

Dans Le Monde, Michel Ternisien et Michel Tudel (respectivement Economiste et président de Valeurdemarque.com, Président d'honneur de la Compagnie nationale des commissaires aux comptes et président du réseau Absoluce) écrivent l'histoire de la dette :

"La France de Valéry Giscard d'Estaing et du premier ministre Raymond Barre était peu endettée. En 1974, elle avait un taux de dette publique autour de 20 % du PIB, il est resté le même tout au long du septennat. Et pourtant, ce septennat connaîtra deux crises pétrolières majeures (1974 et 1979). La dette ne fait pas partie du débat politique.

De 1981 à 1991, François Mitterrand est président et en 1991, le premier ministre est Michel Rocard, la dette progresse à pas mesuré. Dix ans de gestion socialiste et une dette qui progresse de 15 points sur la période (de 21 % à 36 %) avec des déficits annuels compris entre 2 % et 3 %. Une certitude, la retraite à 60 ans est entrée en vigueur depuis dix ans déjà. Mais la situation n'est pas catastrophique.

De 1991 à 1998 c'est le " grand bond " en avant de la dette publique. C'est une des deux périodes décisives qui vont constituer le point d'orgue de ce que sera l'endettement de notre pays. Un choc indescriptible. En six ans, le taux de la dette double et progresse de 24 points (36 % à 60 %), soit en moyenne 4 points par an. Les taux de déficit annuels plongent à plus de 6 % et c'est en 1998 que l'on revient à 3 %. […] Suivent ensuite trois années exceptionnelles, 1999 à 2001, le taux de la dette diminue passant sous la barre fatidique des 60 %. C'est l'entrée en vigueur de l'euro. La France respecte les critères de Maastricht (60 % de dette publique, un taux déficit annuel du budget de 3 % avec une croissance de 2 % du PIB). […]

De 2001 à 2005, on jette par-dessus bord les promesses du traité européen et la dette reprend alors son ascension. Le pourcentage de 65 % est dépassé. […] De 2006 à 2007 court répit, le taux d'endettement marque le pas à 64 %. On a dépassé les critères de Maastricht mais ils le sont de peu (+ 4 points). […] Vient alors le second choc, le plus terrible. Entre 2007 et 2011, le taux de la dette publique passe de 64 % à 87 %, soit une progression de 5 points par an, une progression moyenne supérieure à celle de la période 1991-1998. Un véritable " tsunami " financier qui fera grimper la dette à plus de 90 % en 2012. […]

Cette brève histoire de la France, au travers du prisme de sa dette, permet de tirer deux enseignements. Le premier concerne les accusations sur des coupables désignés. […] Le second enseignement est le non-respect des engagements européens."

Partager cet article

7 commentaires

  1. encore une fois vous oubliez de préciser le contexte, le grand emprunt et la comparaison avec la moyenne des pays européens…
    cela ne veut rien dire !

  2. “la chancelière allemande a affirmé que l’Europe était sur le point de mettre en place une union budgétaire, dans un discours aux députés du Bundestag. « Nous ne parlons pas seulement d’une union budgétaire, nous sommes sur le point de la réaliser », a-t-elle dit, ajoutant qu’il s’agirait d’une « union budgétaire avec des règles strictes, au moins pour la zone euro ».
    « L’élément central » de cette « union de la stabilité » voulue par l’Allemagne sera « un nouveau plafond d’endettement européen », a dit la chancelière, qui a répété sa ferme intention de convaincre ses partenaires de la nécessité de changer les traités européens pour y ancrer plus de discipline budgétaire.”
    http://www.francesoir.fr/actualite/international/crise-l-euro-merkel-promet-une-union-budgetaire-162525.html
    Impossible avec les tricheurs démagogues que sont les politiciens français : l’Europe explosera

  3. Je suis dans l’ensemble d’accord avec l’analyse, mais je ne crois pas que Micehl Rocard fut 1er ministre en 81, il faut rendre à Cesar ce sui est à Cesar. il rest que les premiers coupables sont dans l’ordre: Giscard, Mitterrand, Chirac et…
    Sarkozy.

  4. Que les coupables paient, pas nous les contribuables.
    Car les coupables ne sont pas seulement les 4 chefs d’Etat, mais la myriade des “ayant autorité” qui ont décidé de tels ou tels travaux ou associations inutiles, se mettant en passant les commissions dans les poches.
    Comme il y a des rapports, des décisions SIGNEES, on devrait bien retrouver tous ces coupables.

  5. Sarkozy, le président de la dette ! Il y a encore des gogos pour le croire ?!

  6. La republique romaine avait ceci de bon que les mauvais politiciens pouvaient avoir à payer cher leurs erreurs, parfois de leur vie…aujourd’hui les “elus” sont absolument et completement irresponsables des catastrophes qu’ils provoquent.

  7. cette analyse est simpliste, malgré la haute valeur des auteurs.
    La dette augmente, non seulement du fait du gouvernement en place, mais aussi des décisions prises par le passé, parfois longtemps avant et d’éléments structurels.
    Par exemple, la génération du “babyboom” arrive massivement à la retraite à compter de 2005, ce qui veut dire des décaissements pour l’Etat, qui emprunte pour les financer. Or, le gouvernement en place en 2005 ou 2007 n’y est pas pour grand-chose..

Publier une réponse

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Paramètres de confidentialité sauvegardés !
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Le Salon Beige a choisi de n'afficher uniquement de la publicité à des sites partenaires !

Refuser tous les services
Accepter tous les services
[name="url"]
[name="url"]