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Science

Contre le Sida : modifier les comportements

Dans L'Amour face au Sida (sortie le 17 mars aux Editions de L'Oeuvre), Matthew Hanley et Jokin de Irala, spécialisés dans la santé publique, écrivent :

"Eliminer la maladie par la technique corespond à la promesse moderne de s'émanciper du verdict de la nature. La technique ne réclame rien à la conduite personnelle. Au contraire, en promettant implicitement de supprimer toutes les conséquences fâcheuses, elle valide indirectement l'acte même qui les produit : pas de mal, pas de faute. Avec des techniques suffisamment avancées, tout risque de maladie ou de grossesse pourrait se trouver théoriquement éliminé, ôtant ainsi tout obstacle à la poursuite brutale du plaisir sexuel. Sans la technique, il serait bien entendu plus nécessaire de réfréner l'appétit sexuel, ne serait-ce que pour des raisons pratiques. La promesse d'une solution technique au SIDA, même si elle est lointaine, tient à distance tout ce qui peut menacer la notion, chère à nos contemporains, de libération sexuelle. […]

Imaginer que le simple usage d'un préservatif, ou toute autre mesure de réduction des risques, abolira purement et simplement les effets detructeurs du vagabondage sexuel -sans parler des viols, de la coercition, des abus sexuels et de la misère-, ainsi que la vulnérabilité accrue au VIH qu'ils induisent, c'est non seulement de la folie, mais du fatalisme. Promouvoir la dignité des personnes et la justice qui leur est due, implique que l'on fasse face aux traitements avilissants et aux injustices qui entraînent la contamination par le VIH. L'un des aspects de cette nécessaire transformation sociale, c'est le profond respect qu'il faut inspirer pour la dignité des femmes et des jeunes. Et le seul moyen d'atteindre cet objectif de dignité et de justice, c'est l'abstinence et la fidélité."

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2 commentaires

  1. J’ai eu l’honneur d’en lire le manuscrit, c’est un très bon et très complet ouvrage sur tous les problèmes autour du SIDA. Et fidèle en tous points à la doctrine catholique.
    A lire!

  2. « La promesse d’une solution technique au SIDA, même si elle est lointaine, tient à distance tout ce qui peut menacer la notion, chère à nos contemporains, de libération sexuelle ».
    Comme certains vieux gauchistes, il faudrait « déconstruire » ces théories de « libération sexuelle », faire de la subversion sur l’ordre établi bobo gauchisto médiatique pour mieux l’attaquer.
    Je pose 2 questions contradictoires :
    1 – passées les années d’études (temps et occasion), la « libération sexuelle » a t elle un sens en terme de physique, tonus, santé, occasion,… ?
    Ou est ce juste une « idéologie », un peu comme les peu « parfaits » Goebels, Hitler et son Maréchal de l’air se vantaient d’appartenir à la race aryenne ? (exemple polémique choisi exprès). Car à mon avis ils sont très nombreux les Taratarin du sexe dans notre pays d’obèses et de populationn vieillisante. A mon avis, c’est plutôt la frustration qui est au rendez vous…
    2 – à l’inverse, est ce que cela n’a pas toujours existé : coucheries, adultères, etc… La littérature « classique » en est pleine (« Le mannequin d’osier » d’Anatole France, La Bible, Henri IV roucoulant sous le balcon d’une jeunette, et ce Président de la IIIème dont la « connaissance » était sortie par la porte de derrière pendant des ébats, etc…).
    Ce qu’on nous vend ce n’est pas la « libération sexuelle » qui n’a pas besoin de gauchistes fumeurs de pétards au souffle court. Non, ce qu’on nous vend c’est une « cradoquerie ambiante » à laquelle nous devons tous participer même ceux qui « ne peuvent pas ou plus ».
    Et comme dans ce genre de guerre idéologique qui nous est menée, comme dans toutes les guerres, il y a des morts, et ce ne sont jamais les décideurs ou les génréaux. Ce sont malheureusement des petites jeunes ou des gens manipulés qui finissent contaminés, si ce n’est physiquement, tout du moins mentalement.

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