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France : L'Islam en France / France : Laïcité à la française

Contre le laïcisme et l’islam, le légitime communautarisme

Dans son dernier ouvrage, Ni laïques ni musulmans, Rémi Fontaine montre que le laïcisme et l'islamisation  menacent, l'un et l'autre, le coeur de notre civilisation. Et, coincés entre le marteau et l'enclume, nous ne pouvons pas choisir l'un contre l'autre :

L "La question est celle, éminemment politique, de la vie en commun et de la concorde dans une société quelque peu divisée par les croyances. Elle est faussée en ce que le laïcisme fait primer l'égalité et la liberté sur la vérité, contrairement à la loi (morale) naturelle. Il en résulte cette dissociété laïciste, Janus à deux visages cadavériques (monoculture ou pluriculture de mort) : aporie dont on ne peut sortir que par ce que nous avons également appelé un sain et légitime communautarisme (national et catholique) opposé aux communautarismes malsains et illégitimes engendrés par le laïcisme (y compris celui aujourd'hui dominant  de l'islamisme).

Il s'agit tout bonnement de la juste préférence communautaire, qu'elle soit familiale, nationale, religieuse, en termes de vérité historique, philosophique et théologique. […] Et quand, sous l'effet du laïcisme (ou/et de l'islamisme conquérant), l'état de la société est tel qu'on ne peut affirmer politiquement cette préférence légitime ? Raison de plus pour revendiquer et vivre plus modestement, bon gré mal gré, ce sain communautarisme au sein de notre dissociété, comme autant d'anticorps luttant pour la survie d'un organisme malade du laïcisme et peut-être un jour sa guérison. […] [N]ous ne demandons pas le repos dominical, le maigre le vendredi, la liberté familiale, économique, scolaire, religieuse… pour défendre des intérêts particuliers, corporatistes ou communautaristes au sens étroit et fermé de ces termes, mais dans la mesure où ces revendications qui servent assurément nos intérêts et nos familles, servent aussi l'intérêt et le bien commun national."

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Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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4 commentaires

  1. Il ne peut y avoir de communautarisme légitime comme l’entend monsieur Fontaine.
    Le bien commun est celui de tous les hommes, quelles que soient leurs croyances. Le “bien commun” est aussi une notion dynamique : il faut que le bien devienne commun à tous.
    La liberté religieuse n’est pas réservée aux catholiques, ni d’ailleurs aux musulmans. Elle doit être étendue à tous les citoyens et plus largement à tous les humains.
    Le laïcisme s’oppose à la liberté religieuse en ce qu’il fait un tabou de la religion dans l’espace public et qu’il professe que la moquerie fait partie de la liberté, alors que la moquerie bafoue le droit à la liberté religieuse, le droit à la liberté de conscience, le droit de croire. Il n’y a de tabou que le viol des droits de l’homme et du droit pivot des droits de l’homme qui est la liberté religieuse.
    Le titre qu’ont les règles de droit de s’imposer à tous et d’être communes à tous est la raison universelle de l’homme. Cette raison protège le droit à la culture particulière de la nation. Cette raison universelle, ces droits universels protègent le droit des catholiques (et des autres : protestants, des Juifs, des musulmans, athées, agnostiques, bouddhistes etc.) à vivre leurs foi. C’est aussi un droit pour un peuple, groupé en tant que tel, de professer une foi, s’il respecte en même temps la liberté religieuse de ses minorités. C’est comme cela que se concilient, ou plutôt font bloc, les droits universels de l’homme et le droit du peuple français à son identité (ainsi que les droits de toutes les nations à leurs identités respectives).
    Au rebours de ce que préconise monsieur Fontaine, je préconise que le bien devienne commun à tous (le “bien commun est aussi une notion dynamique), que “liberté, égalité, fraternité” soit mis en pratique pour tous quelles que soient leurs croyances ou leurs options philosophiques en France.
    Il peut, il doit y avoir un sain communautarisme protégeant le droit de se grouper pour les croyants. Ce droit est universel, il est aussi celui des musulmans. Mais ce communautarisme présuppose et exige le respect de la raison universelle de l’homme et de leur corollaire les droits universels de l’homme. Ces derniers doivent devenir le bien commun de tous, de tous les individus et de toutes les communautés, y compris dans leur fonctionnement interne, sous le contrôle de l’Etat.
    C’est pourquoi d’ailleurs les évêques doivent respecter les droits des catholiques en tant qu’êtres humains (y compris leur droit à la liberté religieuse).

  2. 0 Denis Merlin
    En plein accord avec vous : la loi naturelle n’est pas le bien des seuls catholiques.
    C’est cet enfermement prétentieux des catholiques de la tradition au sens large qui les empêchent souvent d’être audibles, car ils veulent ramener à eux la vérité qui est destinée à tous, parce qu’ils pensent que ce sont leurs penseurs ou écrivains ou religieux, ou politiques,etc… qui ont défendu le plus celle-ci.
    Le communautarisme permet de créer des oeuvres concrètes, sectorielles, sociales, scolaires, etc…., mais il n’est pas un contre modèle catholique de société. Ce n’est pas semble t il ce que Rémy FONTAINE préconise.

  3. A Denis Merlin
    Le bien commun est celui de tous les hommes, quelles que soient leurs croyances. Le “bien commun” est aussi une notion dynamique : il faut que le bien devienne commun à tous.
    Comment serait-il possible que ce bien commun fonctionne chez les autres puisque il est essentiellement la traduction humaniste du christianisme que ces gens refusent et ne possede pas….
    C`est le noeud du probleme – votre bien commun – les musulmans le voit comme agression qui attaque leur livre saint le Coran et sa charia et eux veulent nous imposer leur mode de pensé musulman qui détruirait toute valeurs chrétiennes…
    Le bien commun de tout les hommes est un reve…si ce bien commun est pour tous alors tous doivent adopter en bonne partir les normes judeo-chrétiennes occidentales…
    Je vous demande pourquoi vous demandez au chrétiens catholiques de respecter la liberté religieuse en tolérant des doctrines qui la refuse completement comme l`islam….
    Ces mentalités détruisent completement nos pays ….

  4. @ pg : merci
    @ Michel :
    Distinguons entre la morale individuelle et la morale sociale. La liberté religieuse n’est pas une tolérance, mais un droit naturel de l’homme.
    Les musulmans, mais aussi les catholiques (y compris les progressistes) ne respectent pas la liberté religieuse, y compris les évêques, y compris le pape (il a interdit la liturgie traditionnelle dans son Motu proprio du 7/7/7 et ne l’a autorisé qu’à titre d’exception, ce qui est contraire à la liberté religieuse et au droit à la culture).
    Donc, il faut que toutes les religions se purifient rationnellement (idée prise de Benoît XVI). En ce sens, votre remarque est exacte : il faut que le catholicisme et l’islam se purifient des éléments ne respectant pas la liberté religieuse des individus et des groupes, ainsi que, en général de tous les éléments contraires à la raison et violant les droits de l’homme. Vaste programme dont est chargé principalement l’Etat dans ses fonctions répressives.
    Cela dit, j’explique cela sur mon blog qui veut s’inspirer de la doctrine sociale de l’Eglise (y compris de Vatican II et des encycliques des papes récents). D’ailleurs je finirai bien par ne plus commenter ici parce que je répète toujours la même chose, en vain.
    Il n’y a pas que la mentalité de certains musulmans, il y a la mentalité de certains catholiques (leur quasi unanimité) qui détruisent notre pays. N’oubliez pas Paul VI et les évêques de l’époque déchaînés contre la culture de la messe latine, déchaînés contre la liberté religieuse des prêtres et des fidèles. Ce que monsieur Madiran a appelé, si mes souvenirs sont bons, “le crime de Paul VI”.
    Ils ont détruit les coutumes ancestrales de notre pays, son calendrier, ses église, ses rites jusqu’à rendre la France incompréhensible à elle-même. C’est autre chose que l’islam, cela ! Ils l’ont fait sans titre, par un pur arbitraire. D’ailleurs l’islam est la suite logique du crime de Paul VI et des évêques. C’est pourquoi l’église de France est un champ de ruines et que la pédophilie a ravagé l’église et s’est répandue au sein du clergé. Du moins, c’est mon opinion, tirée de celle de Bossuet (si j’en crois une citation sans référence) : l’islam est le châtiment de l’apostasie des chrétiens. Et l’erreur et le vice sont le châtiment de Dieu qui abandonne l’homme à ses propres forces. L’abîme, appelle l’abîme.
    Réformons les mentalités à commencer par la nôtre, notamment en scrutant les documents pontificaux infaillibles (foi et moeurs).

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