Contraception, avortement, infanticide…

Au deuxième jour du procès de Véronique Courjault, jugée pour trois infanticides devant les assises d'Indre-et-Loire à Tours, l'enquêteur de police Gérard Sammartino a déclaré :

"l'infanticide était pour Mme Courjault un mode de contraception"

Il est assez triste de voir la France s'émouvoir de cette horrible affaire sans pour autant être consciente que 220 000 enfants ne voient pas le jour du fait de l'avortement et que plus de 230 000 embryons sont congelés ou détruits chaque année en France..  

18 réflexions au sujet de « Contraception, avortement, infanticide… »

  1. Journé Nicolas

    Quand on voit comment la France vote, de telles dérives de la pensée ne sont pas étonnantes. Qui aujourd’hui ose dire que le chef de l’état est complice, comme Obama et tant d’autres de crime contre l’humanité ? non seulement parce qu’il ne lutte pas contreuine culture de mort antérieure à lui, mais parce que l’un comme l’autre contribue à son expansion ??

  2. marie laure

    C’est monstrueux ! Pourquoi dans ces conditions ne pas tuer un enfant, de 10ans ,de 8ans ……..Finalement de n’importe quel âge s’il gêne.On va y arriver .
    Cela s’appellera “La contaception prolongée”puisque tout est permis .

  3. clem

    Ce n’est pas par hasard que cette affaire est autant médiatisée. C’est toujours pour appuyer la même idée : “voyez donc, sans la contraception et sans l’avortement, les femmes sont obligées de congeler leur bébé”.
    On cherche à défendre le moindre mal : “vaut mieux avorter que congeler son bébé”, et bla bla bla. C’est complètement idiot, ça revient à dire, il vaut mieux tuer de telle manière que de tuer de telle manière !
    Cela dit, cette histoire est vraiment immonde, je vois pas pourquoi les gens ont autant soif de détails morbides sur la manière dont elle s’y est prise, etc…
    Faudrait leur montrer Le cri silencieux si ils aiment à ce point les trucs dégueu…

  4. AML

    Avec une telle réflexion, il n’y aura pas de condamnation : si l’infanticide est un mode de contraception,l’avortement en est un autre,légal, et n’est pas considéré comme un infanticide même pratiqué à plus de 8 mois…

  5. ewart

    le grand public aime les histoires monstrueuses, comme celles des tueurs en série. Ces histoires ont un côté rassurant : face à de tels individus , le spectateur se sent forcément “meilleur”.
    Combien de femmes ayant eu recours à l’avortement se sentiront réconfortées face à l’histoire de Véronique Courjaut : elles pourront se dire que face à des grossesses imprévues , elles ont assumé leur responsabilités, elles sont restées dans la légalité , qu’elles sont “en règle” avec la société …car le procès , sur le fond , est celui de la fécondité mal maitrisée, pas celui d’une meurtrière .
    Comme l’a dit V.Courjaut , « Je m’accordais tous les droits, même le droit extrême de ne pas les laisser en vie. ». Or , du point de vue légal, c’est bien son droit, sauf que la loi ne le prévoit pas à ce stade…
    de même le président cherche des explications dans l’enfance de Véronique Courjaut et questionne ses parents: il s’étonne que dans cette famille de 7 , on ne fête pas toujours les anniversaires, et demande à mme Courjaut mère : pourquoi tant d’enfants ? « Il n’y avait pas la contraception à ce moment-là, monsieur. On a fait ce que l’on a pu. Mais, bien sûr, les enfants n’ont pas été choyés comme si nous n’en avions eu que deux. »

  6. Mingdi

    Le message est clair : si seulement cette femme Courjault avait fait ça avant l’accouchement, elle serait une femme moderne, consciente et organisée, en règle avec la loi, française et coréenne, la loi mondiale édictée par Rockefeller an Co Inc. Elle sera punie par le tribunal pour dépassement des délais légaux. Il ne faut pas que ces choses là se voient. Je suis bien content d’avoir voté Solidarité. Nous étions 4387 en Ile de France.

  7. me

    Il faut être sûr ne pas condamner des femmes malades…
    Il semble, au regard de certaines déclarations de spécialistes que ces femmes souffrent d’un mal (peut-être psychologique) qui les enferme dans un êtat qui les amène à nier leur grossesse et leur crime (car crime il y a bien sûr).
    Ne soyons pas des juges sans informations, ce n’est pas la même chose que de tuer plusieurs fois par avortement.
    Et il faudrait que les juges soient éclairés sur cette “maladie” qui semble être un mal encore inconnu.
    Si elles étaient des criminelles conscientes de leur acte, pourquoi conserveraient-elles le bébé ?
    On “tape” toujours sur la mère… soyons un peu humain et considérons que la grossesse change la vie d’une femme et que cela ne se fait pas toujours avec son plein consentement.
    Quand on considère le mauvais traitement de certaines épouses par leur conjoint (ce qui n’est pas le cas de Tours) il faut être un peu mesuré dans les propos et analyser les cas avec compassion.
    “Ne jugez pas”… souvenons nous aussi que l’on sera jugé comme on aura jugé.
    L’avortement est bien plus grave que ces cas d’actualité car beaucoup de femmes sont “anesthésiées” dans leur faute par les lois de nos pays (et souvent par le silence des pasteurs)!!!
    Quant au mari de cette dame…je trouve admirable qu’il soit près d’elle et continue de l’aimer. Lui aime vraiment son épouse et s’en veut sûrement de n’avoir pas vu qu’elle était malade.

  8. Dominique

    Comme l’ont dit certains et ce qui parait évident, c’est que la médiatisation de ces meurtres d’enfants aura surtout permis à bien mettre l’accent sur la différence “essentielle” entre infanticide et avortement.
    D’après l’étude de Mgr Schoyaans et en lisant simplement les statistiques, toujours plus de contraception et jamais l’avortement ne diminue. Ce qui veut dire que l’avortement est la roue de secours de la contraception qui échoue, ce qui arrive régulièrement.
    Autrement dit, en défendant la contraception, étymologiquement contre la conception, on défend forcément le refus des enfants et leur meurtre. Même si on ne le pratique pas par remord de conscience, en dehors des effets abortifs des contraceptifs.
    Cette mentalité qui prétend tout maîtriser par des moyens chimiques et mécaniques et ne veut connaître comme loi que son désir est en soi eugéniste.
    L’eugénisme est une réduction de la dignité humaine aux intérêts utilitaristes, et égoïstes, des personnes et des sociétés. Les deux étant confondus, les personnes étant amenées à s’appuyer sur l’état ou pouvant se trouver sous leur dépendance.
    Les régimes communistes et national-socialistes avaient d’ailleurs pris le contrôle de la natalité et de l’eugénisme d’état.
    Dès 1918, une ministre soviétique a fait construire des usines à avortement et aujourd’hui encore le nombre d’avortements est presque égal au nombre de naissances en Russie.
    Cette mentalité quand elle s’installe quelque part devient difficile à quitter.

  9. alain21

    Publiés par le Figaro en page 3 des commentaires de l’article du 9 juin sur l’affaire Courjault
    Mon commentaire en réponse à un message d’Alessandro00002
    “alain21
    différence ?
    09/06/2009 à 11:01
    Dans les 2 cas ,la femme ne peut assumer sa grossesse pour des raisons psychologiques ou économiques ou autres et choisit de se séparer de l’enfant Simplement , dans un cas , c’est légal et dans l’autre non . Mais cela n’empêche pas que les 2 actes sont de même nature. Il s’agit d’interrompre par la violence le développement d’une vie ; l’enfant étant alors soumis au bon vouloir de sa mère. Mais c’est vrai que 30 ans de propagande nous empêchent de voir cette réalité en face ”
    et puis ce commentaire publié par un internaute bbsurf qui se présente comme prochoix mais qui a l’honnêteté de reconnaitre que sa position sur l’avortement et cet infanticide sont liés
    ” Veronique Courjault un monstre?
    09/06/2009 à 09:48
    Il est frappant de constater que cette foule haineuse qui réclame vengeance n’aurait rien trouvé à redire si cette pauvre femme s’était faite avortée, comme elle en avait le droit et comme elle l’aurait probablement fait si elle avait été saine d’esprit. Après tout elle aurait alors atteint le même but en toute impunité.
    J’en viens à penser que ce qui est considéré comme monstrueux dans nos sociétés à moins à voir avec la morale qu’avec la dérogation à la norme.
    Le droit à l’avortement a été obtenu par des femmes qui revendiquaient la même chose que Véronique Courjault : «Puisque cet enfant était de moi, je m’accordais tous les droits sur lui, même celui, extrême, de lui donner la mort».
    Cette légalisation a évité bien des drames en permettant à des femmes victimes d’une grossesse non désirée de s’en débarrasser sans risquer leur santé entre les mains des “faiseuses d’anges”. Au prix cependant d’une légère concession intellectuelle : nous nous sommes interdit de définir qu’elle était cette barrière qui une fois franchie transformait un tas de chair en personne. Ou autrement dit, par quelle miraculeuse opération ce qui n’était qu’un foetus acquiert la précieuse condition humaine qui lui donne droit à une défense si on tente de lui supprimer la vie ?
    Si dans sa logique déviée Courjault n’a pas le eu sentiment d’avoir accompli autre chose qu’un avortement post-natal il est logique qu’elle ne comprenne pas l’acharnement dont elle est l’objet. Bien sûr qu’elle a tort et que c’est monstrueux. Mais alors à partir de quand est-ce que cela cesse de l’être ? Huit mois ? Quatre ? Quand donc l’esprit vient-il aux humains ?
    Si cette femme est l’objet de tant d’aversion c’est aussi parce qu’elle nous tend le miroir déformant d’une réalité sur laquelle nous avons fait l’impasse par confort moral.”
    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/06/09/01016-20090609ARTFIG00003-le-lourd-secret-de-veronique-courjault-devant-les-assises-.php

  10. Dominique

    Effectivement, cette affaire sinistre aura été utilisé jusqu’à la nausée pour bien essayer de distinguer l’infanticide de l’avortement. Pourtant, jusqu’à la naissance voire après la naissance en certains cas qui ne sont pas avoués, il est permis de tuer un enfant viable. Mais comme disent les avorteurs, dont Israël Nisand principal invité des médias pour parler de cette affaires, tant qu’il n’est pas désiré, l’enfant n’existe pas. Cette mentalité justifie l’infanticide, mais celui n’est permis que s’il est encadré par la loi ou justifié par le Planning Familial.
    FInalement, du procès d’une meurtrière qui est probablement l’objet d’un désordre mental pour avoir tué trois de ses enfants, sortira une justification et un matraquage en leur faveur des assassins officiels et obligatoires de millions d’enfants.

  11. Denis Merlin

    Le vrai problème est posé par l’idéologie de ses parents, de sa mère qui dit que les enfants des familles nombreuses ne sont pas aimés. Le vrai problème est dans le malthusianisme qui voit dans l’enfant, dans l’homme une nuisance. Le vrai problème est dans la question indiscrète et odieuse du magistrat français “pourquoi tant d’enfants ?”. Cet individu ne s’aperçoit pas même pas qu’il viole le droit à l’intimité, à la vie privée et propage insidieusement le malthusianisme, sans aucun titre. Je serais donc moins sévère avec cette femme manifestement victime de l’idéologie malthusienne, honteuse de mettre des enfants au monde et le cachant à tous dans une société où jusqu’aux magistrats on n’ont pas le respect de l’homme.

  12. Soutenons le Pape

    Je ne suis pas d’accord avec les contributeurs de ces commentaires qui croient que le “déni de grossesse” excuse le meurtre.
    Même en état de souffrance absolue, dans une situation extrêmement stressante, déboussolé au point d’avoir perdu toute notion du bien et du mal, un être humain normalement constitué conserve d’instinct la notion des interdits fondamentaux (ma petite exprérience personnelle à l’appui).
    Il n’y a pas un fossé, mais un gouffre, entre la mère qui dépose son enfant dans une poubelle et celle qui le tue et le congèle.
    Le meurtre fait partie des interdits fondamentaux qui rendent possible la vie en société.
    Seuls les tueurs à gage, les meurtriers en série et certains terroristes n’ont pas la notion de cet interdit. Et tout le monde s’accorde à dire qu’il faut les encager au plus vite.
    Pour moi, le fait que cette mère ait franchi cet interdit aussi facilement la rend inapte à vivre en société.
    Il est bien facile d’aller chercher des traumatismes de la petite enfance ou je ne sais quelle maladie mentale. A ce train-là, n’importe quel boucher révolutionnaire ou autre serial killer de film d’horreur n’est qu’un malheureux petit saint traumatisé par la vie.
    C’est vrai, quoi… Tout le monde vit au Pays des Bisounours, c’est bien connu.

  13. me

    @ soutenons le pape
    Le deni de grossesse n’excuse pas le meurtre mais ce mal fait partie des circonstances atténuantes pour la mère.
    “ceci la rend inapte à vivre en société”…
    Et bien toutes celles qui se sont ventées d’avoir avorté vivent en société et ne sont pas inquiétées !
    Tout simplement parce qu’elles ont préféré faire tuer leur enfant par les avorteurs qui ont écrasé les petits pour les sortir de leur corps.
    Vous pensez que c’est mieux ?
    “chercher des traumatismes de la petite enfance”…
    Bienheux(ou euse) êtes vous si vous avez eu une enfance heureuse…mais ceux qui n’ont pas cette chance sont parfois plus compatissants !
    Il faut condamner les crimes et essayer de comprendre pourquoi cette maman a agit ainsi et c’est la grande responsabilité des juges et des jurés prions donc pour eux et cette famille !
    Et cessons de jeter des pierres à ces mamans qui mène à terme leur grossesse et qui, pour des raisons inconnues, deviennent des mères criminelles parce que l’enfant a eu le malheur d’être tué par leur mères plutôt que par l’avorteur !!!!!!!!

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