Confusion des genres : Christophe Girard maire du IVe et directeur de la stratégie de LVMH

Lu dans La Tribune de l'art :

"[…] Désaffecté en 2005, l’ilot de la Samaritaine a été acheté par la société
LVMH
pour y construire notamment un hôtel de luxe, des bureaux et de
nombreux commerces. […]

L’ilot comprend deux grands ensembles séparés par la petite rue
Baillet. Le premier est constitué d’un bâtiment Art Déco, construit par
Henri Sauvage, qui borde la Seine et d’un autre, de style Art Nouveau,
dû à Frantz Jourdain, qui le jouxte immédiatement au nord. Tous deux
sont protégés au titre des monuments historiques. L’immeuble sauvage va
pourtant être en partie rehaussé de 8 mètres, une opération qui n’a pu
se faire que selon une technique désormais bien rodée par la ville dès
qu’elle veut passer en force : la modification du Plan Local
d’Urbanisme
. Cette surélévation sera visible de loin et notamment de la
célèbre perspective de l’Arc de Triomphe. […]

Le second pâté de maisons est constitué de plusieurs bâtiments
préhausmanniens
(ils datent exactement de 1852) dont les façades donnent
sur la rue de Rivoli, de plusieurs maisons du XVIIe siècle donnant sur
la rue de l’Arbre Sec, d’une maison datant de 1725 donnant sur la rue de
la Monnaie et d’une dernière maison, datant de 1690, que l’on ne peut
pas voir de la rue car elle se trouve sur une cour à l’intérieur de
l’ilot. Si les maisons du XVIIe siècle de la rue de l’Arbre Sec seront
finalement conservées (le projet initial prévoyait de les détruire),
tous les autres bâtiments doivent disparaître
. La démolition d’immeubles
des XVIIe et XVIIIe siècles
serait une première depuis bien longtemps
au cœur de Paris. Quant à la façade qui sera reconstruite sur la rue de
Rivoli, entièrement en verre sérigraphié, elle viendra s’incorporer
comme une verrue dans son environnement, en co-visibilité notamment avec
le Louvre, un point qui a été curieusement oublié par l’ABF en charge
du dossier.

Deux associations, la Société pour la protection des paysages de la
France et S.O.S. Paris, appuyées par deux riverains ont donc déposé le
15 février (avant les deux mois de délai légaux) un recours et un référé
contre les permis de construire. […]

GUne fois de plus, et comme pour les serres d’Auteuil où l’espoir de
gagner est désormais réel, les associations – au premier rang desquels
la SPPEF – sont les fers de lance du combat contre les projets
urbanistiques désastreux de la mairie de Paris. Celle-ci sacrifie d’une
manière éhontée aux intérêts privés, le bénéficiaire étant, ici comme
ailleurs, LVMH.
LVMH dont on rappellera que le directeur de la stratégie n’est autre
que Christophe Girard, naguère adjoint au maire en charge de la Culture,
et aujourd’hui maire du IVe
. Un proche parmi les proches du maire de
Paris
. Une confusion des genres habituelle qui, à elle seule, devrait
suffire à discréditer ce type d’opération
."

10 réflexions au sujet de « Confusion des genres : Christophe Girard maire du IVe et directeur de la stratégie de LVMH »

  1. estebe

    n’y aurait il pas aussi des problèmes concernant une construction sur le site du jardin d’acclimatation ?
    si tel est bien le cas, il y aura de plus en plus de difficultés pour justifier la gestion de la mairie de PARIS, toute équipe comprise.
    il n’est pas sur que NKM ait les épaules assez larges pour remettre de l’ordre. il n’est pas sur qu’un vote pour elle soit réellement envisageable.

  2. allo

    Ce matin, à une réunion au Parquet, Monsieur Girard a alpagué le Procureur géneral de Paris car il n’avait pas pu rentrer en voiture et a quitté la réunion dés qu’il a vu qu’il était placé à côté du Maire du 3e ! Une diva !

  3. xénophon

    Ce personnage dont la carrière a été lancée chez Yves Saint Laurent par Pierre BERGE, a été décoré sous Chirac, M. AILLAGON étant ministre de la Culture, Chevalier dans l’Ordre national de la Légion d’honneur puis officier dans l’Ordre des arts et lettres : homos de droite avec homos de gauche, tous s’adorent.
    Auteur de cette perle emblématique : « Le dalaï-lama est à mes yeux, comme Benoît XVI, particulièrement réactionnaire ».
    Malgré cela il a failli être nommé ministre de la culture en 2009 par N. SARKOZY : et ce fut, ce fut…….le pédophile F. MITTERRAND. L’enculture républicaine.

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