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France : Société

Confinement, couvre-feu et travail dominical

Confinement, couvre-feu et travail dominical

De la CFTC Métallurgie des Yvelines :

L’effet immédiat du couvre-feu de 18h a été l’ouverture non-stop des commerces; ce qui permet d’avancer les pions de ceux qui prônent la journée continue, et tant-pis pour notre savoir-vivre et pour la santé alimentaire des travailleurs (les repas pris sur le pouce, ou pas pris du tout).

C’est, là aussi, (nous voulons dire : après les concerts, les festivals, le théâtre, les monuments, les restaurants…) un peu de notre culture qui s’en va. D’autant plus que les plats à emporter : sandwiches, cuisine chinoise ou kebabs, relèvent d’une autre culture.

Par ailleurs, pour compenser ce couvre-feu, les commerces sont désormais ouverts le dimanche, les préfets ayant donné pour la plupart les autorisations nécessaires. Nous voilà donc à prendre des habitudes de travail dominical, d’achats le dimanche.

Insidieusement, le dimanche devient un jour de plus en plus marchand, au nom du salut économique. Et cela risque de durer, avec la prolongation de l’état d’urgence sanitaire jusqu’en juin, voire jusqu’en 2022. Comme il sera difficile de revenir sur ces habitudes que les Français sont en train de prendre ! Il est à parier que, au sortir de cet épisode d’urgence sanitaire, une pression accrue s’exercera pour pérenniser ces ouvertures dérogatoires.

La CFTC a toujours défendu le repos dominical : au nom des salariés, au nom des familles, au nom de la culture et de la société française.

Plus que jamais, face à ceux qui avancent inexorablement leurs pions vers la destruction de la société française, la discipline morale et la solidarité sont nécessaires pour ne pas sombrer dans un équivalentisme journalier, privé des rythmes des fêtes et du Shabbat/Dimanche. Solidarité en privilégiant les caisses avec caissier ou caissières, les petits commerces de proximité, les services entre voisins et, discipline et solidarité avec soi-même et nos proches pour préserver un vrai temps de disponibilité les uns aux autres le dimanche.

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13 commentaires

  1. Il n’est pas très difficile de “voter avec ses pieds”, c’est-à-dire de s’abstenir de fréquenter les commerces le dimanche. C’était un peu plus difficile pendant la période des plages très restrictives d’ouverture des commerces, cela redevient moins acrobatique.

    • C’est manifestement extrêmement difficile et totalement insoutenable de s’abstenir de fréquenter les commerces le dimanche.
      Une souffrance indicible, sans doute la pire de toutes.
      Une impossibilité physique.
      Une difficulté insurmontable
      La preuve en est donné par les catholiques eux mêmes, y compris les tradis et bien souvent sitôt la messe terminée…

  2. Quand verra t’on l’Eglise défendre le dimanche ? Avez-vous déjà entendu un prêche sur le 3ème commandement ? Est-ce que le chrétien qui ne travaille pas, qui ne fais pas travailler la caissière le dimanche fait-il le bien ? Ou cela n’a t’il au final aucune importance : Nous irons tous au paradis, le chrétien qui va à la messe et ne travaille pas le dimanche, et le quidam qui va faire ses courses ce même dimanche.
    Et la CFTC (on peut enlever le “C” pour chrétien) oublie l’origine du dimanche, car ce n’est pas que culturel.

    • Penser que le caractère chrétien de la CFTC n’existe plus c’est à la fois ne pas connaître la CFTC, et être coupable de n’avoir pas voté pour elle.
      l

    • Le chrétien qui ne travaille pas ?
      Qui ne fait pas travailler une caissière le dimanche ?
      Qui considère que cela est important ?

      Il n’y en a plus y compris dans les lecteurs du Salon Beige, à commencer par ceux qui vous prétendront que ce n’est pas vrai et que vous n’aurez pas de mal à épingler moins d’une heure plus tard dans le premier commerce venu !
      Les mêmes que vous entendez souvent dire : “Qu’est ce que j’ai fait au ciel ?”

  3. mais Vincent, voyons, si Satan n’existe plus, à quoi servent les commandements ? Sans Satan, pas de Deep State, ; pas de Deep State, le ‘vaqu’sein’ (pour éviter la sans sûr) ne nous veut que du bien.
    ceci dit, la CFTC ne peut parler de cultuel puisque les églises disons ‘communes’ sont vides, ce serait donc pour la cible visée conte-productif.

  4. Certes le dimanche est un jour sacré, et Notre Dame l’a rappelé à la Salette. Cependant, pour que, dans cette société qui développe un urticaire violent dès que l’on sort l’argument chrétien, le message puisse être recevable, il m’a fallu enlever cette réalité.
    Pour ce qui est de l’accusation d’une CFTC qui ne mérite pas son C, je crois que, primo, on fait ce qu’on peut. Secundo, la critique est difficilement acceptable lorsqu’elle émane de chrétiens qui ne font rien pour rechristianiser la CFTC. Nous avons une croix glorieuse et lourde : c’est notre nom. Nous n’avons pas beaucoup de Simon de Cyrène y compris dans l’Eglise. Priez pour nous.

  5. Oui, je prie pour la CFTC, je vote pour elle aux élections pro et je milite contre les courses le dimanche. C’est très difficile, y compris vis-à-vis de “chrétiens” qui n’hésitent pas à faire le marché ou à passer à la boulangerie (supérette, brico-machin etc) après la messe.

  6. Le problème c’est qu’il n’y a plus la Foi, 90% des gens ne se posent même pas la question ! De plus, beaucoup de bons cathos vont à la messe le samedi soir pour pouvoir être “tranquilles” le dimanche …

  7. Le travail dominical est un très grave problème ! Non seulement le travail mais aussi les catholiques qui font travailler les autres le dimanche en allant par exemple faire des courses.
    Hormis le travail qui a pour but le secours et la charité, le soin indispensable des animaux (la traite des vaches par exemple) il est inadmissible de travailler et faire commerce le dimanche.
    De grands maux en France en sont la source directe !
    Pensons à saint Louis Martin. Alors que son père spirituel lui donnait l’autorisation d’ouvrir son horlogerie le dimanche pour subvenir aux besoin de sa famille, il s’y est refusé et n’a jamais manqué de rien !
    En 1846 La très Sainte Vierge Marie l’a rappelé à la Salette :

    “Si mon peuple ne veut pas se soumettre, je suis forcée de laisser aller le bras de mon Fils. Il est si fort et si pesant que je ne puis plus le maintenir. Depuis le temps que je souffre pour vous autres ! Si je veux que mon Fils ne vous abandonne pas, je suis chargée de le prier sans cesse. Pour vous autres, vous n’en faites pas cas !

    Vous aurez beau prier, beau faire, jamais vous ne pourrez récompenser la peine que j’ai prise pour vous autres.

    Je vous ai donné six jours pour travailler, je me suis réservé le septième et on ne veut pas me l’accorder. C’est ça qui appesantit tant le bras de mon Fils ”

    C’est d’une criante actualité ! Quand écouterons-nous Notre Dame?

    Et les premiers fautifs sont les abbayes et monastères qui ouvrent leurs magasins le dimanche ! C’est un scandale publique qui donne le mauvais exemple car après beaucoup les prennent en exemple pour s’excuser de travailler et faire commerce le dimanche…

  8. C’était dans les années 30, ma grand-mère alors boulangère allait avec des consœurs faire piquet de grève devant les boulangeries qui refusaient d’observer un jour de fermeture hebdomadaire conformément aux revendications des syndicats patronaux et ouvriers.
    Ce jour de fermeture obligatoire pour les boulangeries est depuis légiféré et a pérennisé pour plusieurs générations d’artisans boulangers l’exercice de leur profession dans un cadre de concurrence loyale puisque l’observation de fermeture hebdomadaire obligatoire assure un renvoi alternatif de la clientèle .
    Le travail minimum du dimanche est nécessaire pour le service de la collectivité, mais le travail généralisé du dimanche est intrinsèquement anti-social et anti-familial .
    Il existe déjà une bonne législation du travail qui oblige les employeurs à surpayer leur personnel le dimanche, il ne reste plus qu’à généraliser à tous les commerces, grands et petits , l’obligation d’observer un jour de fermeture hebdomadaire obligatoire.

    • Pour éradiquer tous les travers de concurrences déloyales issus de dérogations pléthoriques et anarchiques par les pouvoirs publics depuis plusieurs décennies.
      Retrouver le jour de repos hebdomadaire phare qu’est le dimanche ne peut que contribuer à restaurer la cohésion du lien social de notre pays.

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