Compétence

Xavier Darcos a réagi aux blocages de facs :

"On ne donnera pas des diplômes à ceux qui auront fait en sorte que les universités ne fonctionnent pas […] Les étudiants ne supportent plus, les familles non plus, et il n'y aura pas de diplôme. Il n'y aura pas de licence es grève, de mastère en pétition et de doctorat en blocage"

Sauf que Xavier Darcos est ministre de l'Education nationale et non ministre de l'Enseignement supérieur, poste actuellement tenu par Valérie Pécresse.

Michel Janva

13 réflexions au sujet de « Compétence »

  1. jp

    Le problème est que parmi ceux qui ont fait en sorte que les universités ne fonctionnent plus, les plus responsables ont déjà tous leurs diplômes:
    ils sont chargés de TD, professeurs, présidents d’universités.Ce sont des minables et des s[…], le mot n’est pas trop fort pour qualifier des gens indignes de leurs fonctions qui sacrifient des milliers et des milliers d’étudiants à leur petits privilèges.

  2. Universitaire de droite

    Etonnant de voir comment les commentateurs du SB se laissent intoxiquer par la propagande ministérielle, sur ce sujet au moins. 1. Aucune université n’est bloquée actuellement : il n’y a que quelques facultés, ici ou là, qui sont encore dans l’incapacité de délivrer leurs cours, et/ou de faire passer leurs examens. 2. La quasi totalité des enseignants chercheurs, de gauche mais surtout de droite (y compris et surtout de “vraie” droite), s’ils ont repris les cours pour éviter de gâcher l’année de leurs étudiants, restent frontalement opposés à une réforme profondément débile voulue par un président qui ne connaît rien à l’université, et une ministre technocrate pour laquelle il n’y a de recherche qu’immédiatement rentable. Il serait temps d’ouvrir les yeux, et de ne pas se laisser intoxiquer par une propagande ridicule, même relayée par le Figaro et Valeurs actuelles : ce qu’a mené depuis deux ans Pécresse, main dans la main avec l’UNEF, c’est une réforme qui tend à transformer l’université en bureaucratie locale, aux mains des coteries syndicales locales et sous la pression des collectivités régionales qui, c’est bien connu, sont toutes de droite…

  3. Ophélie

    Heureusement pour moi que les profs n’ont pas stopé les cours et n’ont pas bloqué.
    Mais par exemple les médias interrogent toujours des étudiants actifs.
    Or seulement 500/600 étudiants à Montpelliers ont voté pour le blocage contre 4000 lors d’une AG, enfin démocratique…
    La minorité paralyse et jette l’opprobe sur tout ces étudiants qui sont là car ils veulent s’en sortir et avoir un boulot après.
    Que vaut la fac aux yeux du public maintenant? Que valent nos diplomes maintenant?

  4. RL

    Jean : n’exagérons rien. Gardons le terme “criminel” pour les situations qui le sont vraiment, au risque de vider ce terme de sa substance.
    L’avortement est un acte criminel, ce que n’est pas le fait pour le ministre de l’enseignement inférieur de parler à la place de celui de l’enseignement supérieur.

  5. VD

    C’est une honte de faire croire à des “étudiants” que leur diplôme a de la valeur. Quand on voit les difficultés des diplômés à trouver du travail ! Il faudrait leur rappeler qu’ils étudient pour travailler et gagner leur vie et non pas pour se faire plaisir.

  6. Sancenay

    Je comprends la souffrance et la révolte des étudiants chercheurs sérieux exploités par un système qui se veut rationnaliste et qui se distingue surtout par son inanité, son injustice, lorsque l’on sait par exemple que l’essentiel des crédits de recherche sont destinés aux matières scientifiques ; ses pratiques mafieuses lorsqu’il s’agit de pistonner les “camarades” bien formatés pour obtenir les meilleurs postes.(des étudiants sont même obliger d’aller en justice pour rétablir leur droits, on connaît des exemples…)
    Tout cela à l’image du reste ne peut que révolter notre jeunesse étudiante.
    Alors quand en plus on commet l’imprudence surprenante de lui conseiller de “penser à son avenir” , alors qu’à tous égards on a consciencieusement hypothéqué celui-ci de bien des façons lorsque l’on ne l’a pas purement et simplement rayé de la carte dans les ventres mêmes des mères!
    Une société qui instille ainsi la violence dès l’apparition de la vie ne peut guère susciter en retour que révolte et désespérance.
    Je plains nos jeunes étudiants qui n’ont pas le secours de la foi pour surmonter toute cette tragédie et y trouver la source de Miséricorde qui peut permettre de pardonner ce crime total contre la jeunesse et garder l’espoir de changer le désordre de ces choses.

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