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France : Politique en France

Comment les villes gérées par le FN ont-elles voté ?

Les communes ayant élu un maire FN en 2014 ont sans exception voté massivement pour le Front national dimanche. Alors que les journalistes s'étaient acharnés à traquer la moindre polémique ou faux pas des 11 maires FN élus en 2014 et avaient noirci à l'extrême le bilan des villes gagnées par le FN en 1995 et 97 (Toulon, Marignane, Orange et Vitrolles), on aurait pu imaginer de nombreux sujets dès dimanche soir montrant un effondrement du vote FN en raison du manque d'expérience des élus ou de leur comportement anti-républicain.

Un seul média semble avoir eu le courage de faire ce travail. Une fois n'est pas coutume, il s'agit de Libération :

"En mars 2014, onze communes de plus de 1 000 habitants s'étaient choisi un maire frontiste. Un an plus tard, le FN fait plus fort qu'au premier tour des municipales dans toutes ces villes (…) L'écart est parfois tel – presque du simple au double dans certains cas – que le constat est net : les villes qui ont élu un maire frontiste l'an dernier ont confirmé et même renforcé ce choix, un an plus tard.

Alors que l'abstention était beaucoup plus forte ce dimanche (49,8% au niveau national) qu'au premier tour des municipales 2014 (37,9%), le Front national n'a très significativement reculé qu'à Béziers, où Robert Ménard avait fait 3 500 voix de mieux que le binôme Camous-Corbière (total en baisse de 26%), ainsi que, dans une moindre mesure, à Hénin-Beaumont (-21%). Dans le 7ème secteur de Marseille, à Fréjus ou encore au Luc, le nombre de voix est stable. Surtout, il progresse dans une commune sur deux. Et particulièrement dans les quatre villes où le maire élu l'an dernier se présentait aux cantonales dimanche : Villers-Cotterêts (+16%), Hayange (+14%), et surtout Mantes-la-Ville (+38%) et Le Pontet (+48%)."

Les électeurs du Pontet devront d'ailleurs voter à nouveau puisque l'élection du maire FN, qui ne s'était faite qu'avec 7 voix d'avance, a été annulée pour cette raison. Leur ex-maire, Joseph Hébrard, qui a été élu dimanche au premier tour avec 58,2%, devrait donc partir confiant pour cette future partielle…

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3 commentaires

  1. pfff, comme toujours, ridicule de parler en nombre de voix plutôt qu’en pourcentage. Il fait passer l’idée que le FN serait quand même en recul à Hénin-Beaumont (alors que le FN y a fait 58,58% dans les limites communales soit une progression de 8 points par rapport aux municipales), que Robert Ménard serait désavoué etc… ce qui évidemment n’est pas le cas !
    et sinon, “Joseph Hébrard, qui a été élu dimanche au premier tour avec 58,2%,”… son prénom est JORIS, pas Joseph…
    ou comment, mettre sournoisement une dose de faux dans du vrai…

  2. Ce qui me plait au sujet de ces mairies fn ,c’est l’amélioration de la sécurité d’abord et ensuite c’est la diminution d’impots en refusant de dilapider l’argent public dans des trucs qui ne profitent pas à l’interet général des francais localement .

  3. Avoir “seulement” 7 voix d’avance serait une cause d’annulation de l’élection. Un comble quand même. A sèvres le nouveau maire a été élu avec une seule voix d’avance et l’élection n’a pas été annulée pour autant! Ce journaliste de Libé est très approximatif, donc peu fiable.

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