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France : Politique en France / France : Société

Comment demander aux Français des sacrifices, lorsqu’ils n’ont plus confiance dans leurs élites ?

Comment demander aux Français des sacrifices, lorsqu’ils n’ont plus confiance dans leurs élites ?

Du Prince Jean d’Orléans :

Comme mon père le Comte de Paris qui est intervenu plusieurs fois récemment, je suis inquiet de la situation de notre pays.

Le contrat politique et social d’après-guerre ne tient plus. Nous nous accordons tous pour dire qu’il faut changer nos schémas de pensée et nos comportements, ne pas vivre au dessus de nos moyens, respecter notre environnement. Mais si nous n’arrivons pas à résoudre les fractures de notre société, nous n’arriverons à rien. Elle sont nombreuses et profondes, entre les riches et les pauvres, les élites déracinées et la population, les villes et les territoires, les religions.

Les Gilets Jaunes résument ces factures multiples. Ils représentent tous ces Françaises et Français, qui supportent tout depuis plus de trente ans mais qui n’y arrivent plus. Ils n’en peuvent plus de la cherté de la vie, du poids des impôts et taxes, d’un Etat qui ne les défend pas et qui ne les comprend même plus. S’agit-il de la France périphérique ? Je n’aime pas cette expression, elle est très parisienne. J’ai été parisien, mais depuis que je vis à Dreux je vois les choses autrement. D’ailleurs, sur le terrain et dans les territoires où les gens on gardé un certain bon sens, les manifestations de Gilets Jaunes sont autres. Aux ronds-points l’atmosphère est amicale, les échanges sont possibles, les solidarités fonctionnent.

Le grand défi qui attend notre pays, c’est de retrouver au plus vite un dénominateur commun à partir duquel avancer, un socle commun a minima sur lequel nous puissions bâtir un projet fédérateur. Mais comment demander aux Françaises et aux Français des sacrifices, lorsqu’ils n’ont plus confiance dans leurs élites ? Comment se projeter dans l’avenir s’il n’y a pas de vision à long terme ? Comment réunir la population autour d’un projet commun lorsqu’on est l’élu d’une partie de la France contre l’autre ?

Je souhaiterais quand même terminer mon propos sur une note positive. A Dreux, ce 8 décembre, dans le cadre de la fête populaire des Flambarts, la paroisse avait organisé une crèche vivante. Je ne sais si la chose s’est produite de façon fortuite mais les Gilets Jaunes et les forces de l’ordre se sont retrouvés un moment devant la crèche et ont entonné ensemble la Marseillaise. Peut-être que ce petit exemple peut nous donner une espérance pour sortir de cette impasse en vérité et sur des perspectives qui durent ? Courage, même si la situation est difficile !

En cette fête du 8 décembre, où les chrétiens comme moi célèbrent la Vierge Marie, permettez-moi quand même de vous souhaiter, avec un peu d’avance, un joyeux Noël, pour vous-mêmes, vos familles, et tous vos proches.

Les principes non-négociables n’ont jamais été si attaqués. Aidez le Salon beige à contre-attaquer et à promouvoir la culture de vie !

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7 commentaires

  1. Le génial communiqué des GJ devant… la salle du Jeu de Paume :

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=38&v=7GMkWDN__B8

    Et vive le roi quand même 😉

  2. Sur la vidéo ci-dessus, il en manque une grande partie dont ” nous n’oublions pas le traité de Lisbonne”…
    ou encore “où diable va tout cet argent ?”

    Les GJ sont bien plus intelligents qu’il n’y parait !
    Honneur à eux !

  3. La dernière chose dont la France ait besoin c’est de la famille d’Orléans, assez peu différente de la classe politique.
    Inutile de les combattre ils savent se discréditer eux mêmes…
    Les pères ont tant mangé de raisins verts que les dents des fils en sont encore agacées.

  4. Elle est bien paradoxale cette statue de Louis XIV en gilet jaune. … C’est oublier que la révolte de bonnets rouges qu’il a dû affronter était de la même nature que celle qu’affronte Emmanuel Macron. Pression fiscale injustifiée et finalement insupportable. Il imposa toujours plus pour financer ses guerres excessives. Lui même le reconnaîtera dans son testament politique au Dauphin et disant que ce fut une grande erreur de son règne et il enjoint le Dauphin de ne pas le suivre dans cette voie.
    Aux mêmes causes les mêmes effets.

  5. Et blablabla, et blablabla…Monsieur Egalité ferait mieux de fermer sa petite g… enfarinée de bons sentiments. Quand on est franc-mac de père en fils depuis le milieu du XVIIIe siècle, on n’a de leçon à donner à personne…même si lui-même n’est pas un mauvais gars (ce que je ne mets pas en cause), on porte le poids (et le nom Egalité, décidé par Grand’papa) de son hérédité. Ouste !

  6. Bien que plutôt légitimiste dans l’idéal, il faut reconnaître que le comte de Paris et son fils le prince Jean ont un sens politique nettement supérieur au duc d’Anjou… De plus, il reste davantage un prince d’Espagne que Français, ça et son manque de charisme ne l’aide pas beaucoup !
    Le problème en politique est qu’être héritier ne suffit pas (et on l’a bien vu récemment avec une autre héritière…). Nous ne pourrons jamais rétablir l’institution monarchique si le prince ne nous y aide pas, c’est à dire s’il n’a pas à minima la détermination de reprendre le trône et d’endosser les principes politiques -réalistes- qui vont avec, et le tout sans se compromettre avec aucune idéologie politique ce qui est très difficile…
    Politiquement donc, une restauration en faveur des Orléans apparait nettement comme la plus réaliste, et si elle a lieu je la soutiendrai malgré tout car on ne fait pas de la politique avec des bons sentiments (sauf à finir comme les Stuart ou les prétentions Carlistes, c’est à dire en exil et dans l’oubli…). Tout cela pour dire qu’il ne faudra pas rater l’occasion de la monarchie si elle se présente ; à moins, bien évidemment, que la Providence aie un autre plan, mais cela nous ne le saurons qu’en temps voulu…

  7. je me réjouis de savoir gilets jaunes et forces de l’ordre réunis devant la crèche ; évidement leur demander d’entonner les “anges dans nos campagnes” plutôt que la Marseillaise était au dessus de leurs forces : où était le “sang impur” ?!

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