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Il faut trouver le bon équilibre entre la dédiabolisation et la normalisation

613977-bruno-megret-le-23-janvier-2014-a-parisDéjà évoquée ici par de courts extraits, l'interview donnée par Bruno Mégret au Point de cette semaine (article réservé aux abonnés) est très intéressante car, au-delà de commentaires sur la crise actuelle au FN, l'ancien numéro 2 du FN et président du MNR, aujourd'hui en retrait de la vie politique, développe une analyse très pertinente de la vie politique française à travers un prisme de droite clairement affiché. En voici de plus longs extraits :   

Sommes-nous entrés dans l’ère du tripartisme ?

Oui, mais un tripartisme où chacun des trois acteurs se trouve dans une impasse.

Le PS est dans une impasse idéologique. Car dans le registre de gauche qui est le sien, il n’a plus rien de crédible à offrir : après la retraite à 60 ans, il ne va pas instaurer la retraite à 55 ans et après la semaine de 35 heures, il ne va pas proposer la semaine de 30 heures. Les frondeurs du PS qui voudraient continuer d’aller dans ce sens ne proposent d’ailleurs aucune mesure concrète car aujourd'hui plus rien n’est possible dans cette voie. Les socialistes ont dès lors essayé de trouver une issue idéologique par le truchement des réformes sociétales, comme le mariage homosexuel, mais cette stratégie a ses limites elle aussi, car elle se heurte aux résistances de fond de la société française. En réalité, le PS n'a plus d'identité politique claire.

L'UMP de son côté est dans une impasse stratégique car, au moment où la société se droitise, elle cherche le salut dans l'union avec le centre. Tout en continuant à s'aligner sur le politiquement correct largement défini par une gauche pourtant défaite.

Quant au FN, il va bientôt atteindre ses limites faute d'alliés et de crédibilité gouvernementale (…)

Pensez-vous que la stratégie anti-UMPS du Front national est une stratégie gagnante?

Il est logique de dénoncer l'UMPS dans la mesure où, depuis des décennies, les dirigeants de l'UMP et du PS mènent pratiquement la même politique. Mais on ne peut pas pour autant traiter les deux camps de la même manière car les militants, les sympathisants et les élus de base de l’UMP n’ont pas les mêmes valeurs que la gauche et s’avèrent idéologiquement beaucoup plus proches des électeurs du FN. La sagesse serait de leur tendre la main. Sinon, il se passera ce qui est arrivé au second tour des départementales : un vote de rejet de l'électorat UMP à l'égard du FN. La politique exige la désignation claire de l'adversaire principal, et pour moi, ce ne peut être que la gauche. Quant à la droite traditionnelle, elle a, au-delà de ses dirigeants, vocation à s'allier avec le FN. Aussi ce dernier, s’il veut la victoire, doit-il développer une stratégie d’alliance et d’union de la droite. Penser qu'on peut arriver seul au pouvoir est une grave erreur, personne n'y est parvenu.

Mais la droite semble exclure toute alliance avec le FN…

Cette attitude des dirigeants de l'UMP est absurde : ils se conforment au diktat de la gauche. C’est ce genre de comportement qui les coupe du peuple et les éloigne de leur électorat (…)

Comment analysez-vous la progression électorale du Front national depuis que Marine Le Pen a pris les commandes ?

Marine Le Pen a mis en œuvre une partie de la stratégie qui était la mienne. Elle a mené une action efficace de dédiabolisation comme celle que je souhaitais conduire et qui m'avait amené à entrer en conflit avec son père, conflit qui a provoqué la scission entre les partisans de Jean-Marie Le Pen et les miens en 1999. À l’époque, je voulais déjà en finir avec les dérapages et les références sulfureuses qui empêchaient le FN de progresser.

Elle a aussi, comme je l’avais fait, engagé une stratégie d'enracinement territorial pour disposer partout en France d'élus et de structures qui puissent relayer l’action et le discours. Enfin, elle affiche l’objectif clair d’arriver au pouvoir. La politique en effet n'est pas faite pour témoigner. Elle n’a de sens que dans l’exercice du pouvoir pour servir un idéal au bénéfice de nos compatriotes et de notre nation.

De ce point de vue, les résultats de Marine Le Pen sont au rendez-vous.

Pourquoi Marine Le Pen a-t-elle réussi à mettre cette stratégie en place alors que vous avez échoué ?

Elle a pu le faire parce qu’elle est la fille de son père. Le Pen a toléré de sa part ce qu'il refusait obstinément lorsque cela venait de moi.

Elle s’appuie aujourd’hui sur les anciens cadres du MNR comme Nicolas Bay, ou Steeve Briois. Vous ne considérez pas ça comme une trahison de leur part ?

Maintenant que je suis en retrait de la politique, je ne vais pas reprocher à d'autres de continuer là où ils pensent pouvoir être utiles.

Que manque-t-il au FN pour arriver au pouvoir ?

Ce qui crée la dynamique électorale du Front aujourd'hui, c'est la dédiabolisation assortie paradoxalement d’une très forte image anti-système héritée de son passé, mais c’est aussi et surtout l'aggravation du sort des Français et le rejet de la classe politique. De ces quatre facteurs, seule la dédiabolisation résulte d’une action volontariste du parti. Pour arriver au pouvoir, tout reste donc à faire. Le défi principal que le FN doit relever est celui de la crédibilité. Car les électeurs qui votent FN le font par exaspération et par colère et non par adhésion à son programme. Celui-ci, notamment sur la question économique, manque en effet de réalisme. Il est absurde de vouloir se mettre à la remorque de la gauche sur les retraites, sur les 35 heures et sur toute une série de dispositions dont on mesure aujourd'hui combien elles sont pénalisantes pour l'économie française.

La sortie de l’Union européenne, par exemple ?

On ne peut pas donner un avenir à la France en annonçant purement et simplement la sortie de l'euro et de l'Europe. Il faut combattre l'organisation bruxelloise, sa bureaucratie, son caractère tentaculaire, sa propension à nous asservir aux Américains et aux impératifs mortifères de l’immigration et de la mondialisation sauvage. Mais il est absurde de vouloir revenir à une France isolée car nous sommes entrés dans un monde multipolaire caractérisé par le choc des civilisations. Notre pays n'aura un avenir que s'il participe à une Europe qui se reconstitue en pôle de puissance pour défendre ses intérêts, son identité, son indépendance et ses valeurs. Je crois qu'une nation est en expansion ou en régression. Si on renonce à la puissance, on entre en déclin. L'avenir de la France n'est pas dans la poursuite chimérique de son passé. Il est dans la participation à un pôle de puissance européen capable de changer le monde et d’instaurer notamment une régulation des échanges internationaux (…)

Comment jugez-vous la gestion actuelle des villes gagnées par le FN en 2014 ?

La gestion des villes détenue par le FN me paraît bénéfique tant en ce qui concerne la sécurité que l'assainissement fiscal. C’est ce qui avait été fait à Vitrolles et dans les trois autres villes gagnées en 1995, mais à l’époque nous avions dû subir des campagnes de désinformation qui avaient scandaleusement occulté les résultats que nous avions obtenus. Aujourd’hui heureusement, les villes du FN peuvent plus facilement faire connaître leurs réalisations (…)

Sarkozy a-t-il eu raison de suivre la ligne Buisson lors de ses campagnes électorales ?

La ligne Buisson était la bonne. Elle a conduit en 2007 à la victoire de Sarkozy. Malheureusement elle s’est limité à des discours et n’a pas été suivie d'actes concrets. A peine élu sur une ligne droitière, il a en effet nommé des ministres de gauche et n'a entrepris aucune réforme d'envergure pour donner corps à ses discours de campagne. En 2012, il a voulu réitérer mais évidemment cela n'a pas marché car les électeurs lui en ont voulu et se sont méfiés de lui avec raison. En 2007, Sarkozy aurait dû prendre des ministres ayant une sensibilité droite nationale. Il pouvait alors créer une dynamique qui aurait marginalisé le FN et fait de l'UMP un grand parti de droite capable de rénover notre nation.

Pour en revenir au FN, comment jugez-vous la campagne qui a été menée ?

J’ai surtout été peiné de voir que le FN ne s'était pas engagé pleinement dans la lutte contre le mariage homosexuel. Le mariage conçu comme l'union d'un homme et d'une femme pour fonder une famille et élever des enfants n’est pas seulement une institution chrétienne. Il était également la norme chez les Romains et chez les Grecs, lesquels n'étaient pourtant pas particulièrement sectaires à l'égard de l'homosexualité. C’est donc une institution vieille de plus de 4 000 ans qui a été bafouée par M. Hollande sans que la droite nationale s'affiche clairement dans ce combat. Je le déplore.

Finalement, vous êtes pour la dédiabolisation, mais contre la normalisation du FN…

Il faut trouver le bon équilibre entre la dédiabolisation et la normalisation. Une trop grande normalisation conduirait à faire du FN le troisième parti du système et donc à devenir inutile. Il doit rester très ferme sur la question de l'identité, de l'immigration, de l'islamisation, qui est le déclencheur principal du vote FN et l’un des dangers majeurs pour l’avenir de la France.

À part interdire le mariage homosexuel, quelles mesures prendriez-vous si vous étiez aux manettes de la France ? 

Il y en a beaucoup mais une décision capitale à prendre serait d'arrêter l'immigration. Chacun se focalise sur les problèmes qu’elle suscite comme ceux liés à l'islam, au terrorisme, au jihadisme, à la laïcité ou aux cités sensibles. Tout le monde devrait donc tomber d’accord sur une mesure de sauvegarde qui, en stoppant toute nouvelle immigration, éviterait d’aggraver les problèmes qu’on peine à résoudre. Pour le reste, il faudrait rétablir le principe de l'assimilation. Tout étranger souhaitant devenir Français devrait observer nos règles, franciser son prénom et sa tenue vestimentaire, chercher à se fondre dans le peuple français. Ceux qui refuseraient l'assimilation, ou en seraient incapables, auraient vocation à quitter le territoire national. Si on ne rétablit pas ces principes, notre pays risque de voler en éclats sous les coups du communautarisme. Ceux qui s'imaginent qu'on peut créer un nouveau pays islamo-africano-hexagonal sur la simple base de lois communes se trompent lourdement. Le « vivre ensemble » nécessite en effet une histoire, une identité, une culture, une fierté communes, bref il exige de retrouver les dimensions d'une vraie nation.

Pour vous, l’Islam est-il compatible avec la République ?

L’islam n’est pas compatible avec la République. Mais la République pourrait accepter un islam minoritaire qui serait solidement encadré par l'État. Il faut savoir qu’il existe  certaines dispositions du Coran qui dispensent les croyants d'observer tous les préceptes islamiques s'ils vivent dans un pays non-musulman. Il pourrait donc être organisé un islam français dont les adeptes, appliquant ce principe, s‘engageraient à respecter toutes nos règles dans l’espace public. Mais pour cela, il faudrait une volonté politique très forte.

Que pensez-vous de la théorie du grand remplacement (des Français par des immigrés, notamment musulmans) de Renaud Camus ?

Il y a indéniablement une faiblesse démographique des Français de souche et une arrivée constante d'immigrés ayant une forte natalité. Cela crée une dynamique qui va dans le sens de cette analyse. C'est un fait objectif.

Marine Le Pen peut-elle être élue en 2017 ?

La situation politique est tellement déstabilisée qu'aujourd'hui tout est possible (…)

Seriez-vous prêt à vous engager à nouveau en politique ?

Je reste passionné par la politique. Je serais prêt à m'engager à nouveau mais encore faudrait-il que se présentent des opportunités qui en vaillent la peine. D’ici là, je termine la rédaction d’un ouvrage qui ouvre des perspectives optimistes pour notre nation." 

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15 commentaires

  1. B. Megret valide les analyses et l’action de Marine Le Pen : l’UMP comme structure est à gauche et l’électorat UMP est à conquérir.
    Oubli de sa part : si le FN est à ce niveau électoral cela vient du captage déjà acté d’une partie de l’électorat UMP. Et tirer des conclusions des canti=onales au 2 ème tour, est-ce très sérieux : car au second tour les électeurs de base de l’UMP ont voté pour des élus locaux UMP ou apparentés qu’ils connaissaient déjà . Le facteur politique strict a moins joué.
    Ce sont lés régionales le test véritable.
    Bizarre de dire que le fn se normalise : il vient de rejeter la construction des 2200 mosquées demandées par BOUBAKEUR…….

  2. Incontestablement une interview à lire ! Il y a là une contribution solide et d’envergure au débat.
    Et l’on mesure combien Bruno Mégret, comme Jean-Yves Le Gallou, comme d’autres, ont été gâchés par Jean-Marie Le Pen – que je respecte mais qui a eu le grand tort de ne pas utiliser les talents comme un entraîneur d’hommes – d’autant qu’eux avaient un corpus de valeurs respectable.
    Je ne suivrai pas Bruno Mégret dans sa grille restée trop marquée par les notions de gauche et de droite et sa difficulté à imaginer l’effondrement du PS qui se devine. Question de génération ?

  3. le président du Fn aujourd’hui devrait être en toute logique soit Mégret soit Gollnish …. C’est Jean Marie Lepen soi même qui a imposé Marine Lepen à l’époque ou le Fn était encore un genre de PME Lepen .

  4. Brillante analyse de Mégret qui nous manque comme d’ailleurs Philippe de Villiers.
    IL serait nécessaire que De Villiers et Mégret qui ont failli faire alliance en 2007 (et oui, c’est une révélation mais elle est exacte, j’étais proche de Mégret à cette époque)se retrouvent et travaillent ensemble, chacun ayant des qualités (et des défauts) que l’autre n’a pas : Mégret est techno, Villiers est axé culture, Mégret peut séduire les classes moyennes déchristianisées,Villiers plait aux cathos de province, etc…
    Et les deux ont les mêmes idées et le même corpus idéologique. Ils sont solides, n’ont aucune complaisance pour les nostalgies stupides des vieux du FN et les idées de gzauche des jeunes du FN.
    Villiers/Mégret Unité !

  5. ” Il faut savoir qu’il existe certaines dispositions du Coran qui dispensent les croyants d’observer tous les préceptes islamiques s’ils vivent dans un pays non-musulman.”
    Non ! C’est la distinction entre le Dar al-islam et le Dar al-Harb dans l’islam, une division du monde entre la maison de la soumission (pays musulmans) et la maison de la guerre (autres pays). Dans le second cas, les musulmans sont invités à ne pas trop revendiquer, mais c’est stratégique. On n’oubliera pas la Trève de Médine qui organisait les rapports entre les juifs et les musulmans, trève qui prit fin lorsque Mahomet fut suffisamment puissant pour exterminer les juifs de Médine.
    Je ne dis pas qu’il y aura une redite de Médine, mais que Bruno Mégret résume trop vite la question.

  6. Je suis d’accord avec Nemo.
    Si Bruno Mégret était président du FN… Le FN serait déjà au pouvoir et appliquerait un programme national.

  7. La PME a des limites.

  8. Il est vraiment dommage d’avoir des gens intelligents et de n’avoir pas su les utiliser, ni d’avoir été capable de former des cadres. JMLP a une grosse responsabilité, la provocation continuelle ne mène nulle part.

  9. Que de temps perdu avec l’éviction de Bruno Mégret! Que de liens à renouer avec de pareils talents!

  10. Ce que dit Bruno Mégret est intéressant mais n’est pas nouveau. Combien de personnes connues pour leur clairvoyance ont dit cela avent lui : L’Union de toutes les (vraies) droites est majoritaire en France et des mercenaires de la Politique tels Sarkozy ou Juppé n’ont rien à y faire.
    En particulier, en plus de Bruno Mégret, on trouve beaucoup de patriotes et souverainistes tels Paul-Marie Coûteaux, Philippe de Villiers, Jacques Bompard, Bernard Antony, … Si au moins ces gens-là savaient s’unir lors des élections…
    Mais aussi peut-être, s’ils veulent bien dire quelles idées ils défendent ou s’ils font semblant : Nicolas Dupont-Aignan, Henri Guaino, Guillaume Peltier (qui ferait bien de terminer son errance), et des femmes telles Christine Boutin, Ludovinel de La Rochère et tant d’autres.
    Où se situe le point d’équilibre ? Certainement pas au centre ni même à l’UMP mais on le trouvera en écoutant la France !

  11. Mégret était surtout un modèle…d’ambition démesurée. Ce qui a causé sa perte en 1999 définitive.
    Tous les mégrétistes sincèrement patriotes sont massivement revenus au FN depuis l’avènement de Marine en 2011.
    A commencer par notre nouveau (et brillant) secrétaire général FN, Nicolas Bay, ex-SG du MNR.
    Le FN ne manque pas de talents, en économie, en géopolitique, en communication, en social, etc.

  12. Jean-Marie Le Pen, s’il a assez de courage devrait se retirer normalement de la politique et se consacrer à ses petits-enfants, à sa famille et à ceux qui l’entourent. Il a 87 ans et à cet âge, les ennuis de santé commencent. Il devrait prendre du repos et consulter d’abord son médecin traitant qui lui dira la même chose. Il s’entête à vouloir garder la main sur le Front national et à vouloir tout contrôler. Marine Le Pen a raison d’agir ainsi, pour la santé de son parti.
    Monsieur Le Pen a peut-être envie de continuer à faire de la politique, mais il devrait savoir que tous les politiques qu’il a connu se sont retirés de la vie publique (Giscard, Chirac, Veil) et s’occupent de leurs vies privées… Il serait logique qu’il fasse son potager, planter des arbres ou écrire ses mémoires…
    Quand on a 87 ans, on n’a pas beaucoup le temps à faire ce qu’on veut… Les organismes vieillissent et ne répondent plus comme auparavant. Le général Bigeard qu’il admirait a préféré se consacrer à l’écriture de livres jusqu’à la fin de ses jours… Si Monsieur Le Pen veut vraiment rendre service au peuple français : il n’a qu’à se retirer de la vie politique en démissionnant de ses mandats (conseil régional de PACA et du parlement européen)… Qu’il pense d’abord à sa santé !

  13. ” ont été gâchés par Jean-Marie Le Pen”; probablement NON, Marine était à la manoeuvre car elle voulait le pouvoir. Son père lui a fait confiance, elle l’a trompé , il s’est trompé!
    Les rois de France, habiles, préféraient s’entourer de roturiers de talents plutôt que des princes du royaumes!
    comme Mégret, marine a une ambition démesurée, est ce bien le service de la France qui la guide?

  14. Une coalition FN-UMP au pouvoir pour diriger le Pays ?
    Non mais vous plaisantez Monsieur Megret !
    C’est impensable tant les divergences sur des sujets capitaux sont grandes.

  15. J-M Le Pen a fait perdre trois décennies à la france avec ses dérapages récidivés, éminemment critiquables et totalement contre-productifs, et l’éviction de Bruno Mégret en 1998.

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