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L'Eglise : L'Eglise en France

Colloque sur le Motu Proprio

Un compte-rendu du colloque qui s’est tenu hier à Versailles et qui a réuni plus de 700 participants autour de prêtres diocésains et de laïcs, est sur le Forum Catholique : ici. On lira par ailleurs ici le témoignage d’un curé, le père Bonnet, qui, après avoir célébré pendant 20 ans uniquement la forme ordinaire du rite romain, célèbre désormais les deux formes, suite à la demande de ses paroissiens. Il ne le regrette pas :

  • M "La célébration du Sacrifice de la Messe sous ses deux formes au sein de la vie paroissiale a permis une plus grande unité des fidèles. D’une part cela permet à ceux qui vont habituellement dans des églises où est célébrée la messe selon la forme extraordinaire de renouer un lien avec leur paroisse et d’y trouver toute leur place. D’autre part, cela a fait découvrir ou redécouvrir à d’autres ce qu’est vraiment ce rite dit jusqu’alors « messe de saint Pie V » et classé souvent comme dépassé voir incongru !… Un trésor un peu vite mis au grenier…
  • Cette unité visible à travers un même prêtre célébrant avec les deux formes a eu des effets concrets de croissance dans la Charité et la bienveillance entre fidèles, même si certains ont eu et ont encore du mal à accueillir l’une ou l’autre forme selon celle qu’ils pratiquent habituellement. Certaines personnes âgées ont retrouvé la fraîcheur d’âme de leur jeunesse, des plus jeunes ont progressé dans leur rencontre avec le Seigneur portés par une forme liturgique qu’ils découvraient.
  • Pour ma part, je rends grâce à Dieu de pouvoir célébrer sous ces deux formes l’unique rite romain. Cela m’aide en effet à célébrer la forme ordinaire en puisant dans ses racines liturgiques. Les gestes, prières, symboles prennent plus de valeur et provoquent plus d’attention lors de leur usage du fait que certains sont plus développés sous la forme extraordinaire. Nous avons bien un même rite célébré sous deux formes, chacune ayant ses richesses."

Michel Janva

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1 commentaire

  1. En réponse aux dernières phrases de l’Abbé Bonnet, il faut tout de même rappeler des vérités qui dérangent :
    – le Missel post-conciliaire n’est pas conçu comme les missels pré-concilaires, il repose sur la connaissance d’acquis en matière de gestes et symboles liturgiques
    – si le missel du Bhx Jean XXIII détaille de manière exhaustive tout ce que doit faire le prêtre et pas conséquent tout ce qui est dans le missel est “obligatoire” et ce qui n’y est pas est interdit, il en va de manière très différente pour le missel de Paul VI
    – le missel de Paul VI ne prétend pas détailler de manière exhaustive les gestes, attitudes, symboles, … de la liturgie. Il s’appuie sur la Tradition et la connaissance de cette tradition. Il faut se replacer en 1969 : tout le monde savait alors comment célébrer et les “restaurateurs” sont partis sur cette connaissance comme un acquis.
    Le Missel de 2002 n’est intelligible que si on étudie la Liturgie et son développement, le sens des gestes car ceux-ci ne sont pas toujours décrits dans le Missel lui-même.
    Exemple : la notion de messe chantée et messe lue.
    Il faut aller dans une instruction de la congrégation pour le Culte divin. C’était considéré comme une évidence lors de la publication du Missel Romain de 1969 : Dimanche, solennité et fêtes, messe chantée, féries messe lue.
    Le livre de la messe chantée est le Graduel Romain. Celui de la Messe lue le lectionnaire (en faisant un raccourci : cela concerne le gradule vs psaume responsorial et l’alléluia ou le trait)
    Donc effectivement, l’Abbé Bonnet a raison de dire qu’il découvre ce que le séminaire aurait du lui enseigner !

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