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Environnement / Tribune libre

CO2, accusé levez-vous ! [Addendum]

CO2, accusé levez-vous ! [Addendum]

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[Erratum : article corrigé suite aux remarques de plusieurs lecteurs]

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* LA SCIENCE A L’ENDROIT ! Conférence en ligne sur le climat. *
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Chapitre 1 : Le Giec pour les nuls

Chapitre 2 : Le réchauffement climatique anthropique fait consensus à 97%. Vraiment ? 

Episode 3 : Y a-t-il un complot pour faire taire les opposants au Giec ?

Chapitre 4 : Le climat mondial se réchauffe t il ?

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Chapitre 5 : CO2, accusé levez-vous !

Depuis bientôt 20 ans, nul n’ignore la formule du dioxyde de carbone : CO2. Alors même qu’avant les années 2000, ce symbole presque cabalistique était totalement inconnu du grand public…

Aujourd’hui, le CO2 sert de maître étalon à nos sociétés ! Les écologistes de nous expliquer que ce gaz est l’ennemi public numéro 1. Et par voie de conséquence, ceux qui en émettent (c’est-à-dire tout le monde).

Vous souhaitez acheter une voiture : vous allez payer un malus en fonction de son taux de rejet de CO2. Vous souhaitez faire le plein d’essence de cette voiture, la majeure partie du prix est constitué de divers taxes dont la taxe CO2 (dite carbone). Vous souhaitez rouler avec cette voiture, en 2018 le gouvernement impose une limitation de vitesse sur les routes du réseau secondaires à 80 km/h au lieu de 90 km/h. Une diminution pour augmenter la sécurité sur les routes ? C’est bien ce qui nous a été vendu, sauf qu’en réalité il s’agissait de donner un gage aux écologistes qui avaient participé à l’élection de Macron, et qui réclamaient depuis plus de 10 ans un abaissement des limitations de vitesse pour impacter les rejets de CO2. Ainsi la « Fondation pour l’Homme et la Nature » de titrer : « Passage à 80km/h : Une baisse quasi-immédiate de 7% des émissions de gaz à effet de serre attendue en France » (1). Baisse qui n’aura jamais lieu…

Vous souhaitez vendre ou louer votre maison, attention un bilan de CO2 est obligatoire et vous interdira de faire ce que vous voulez de votre bien en fonction du résultat. Vous partez en voyage : on vous critiquera pour le volume de CO2 que vous allez relâcher dans l’atmosphère. Vous souhaitez acheter un réfrigérateur ou encore un sèche-linge, une étiquette vous indiquera le score CO2 de l’appareil ! Etc.

En 2022 le Sri-lanka est le premier pays à mettre en place un « passeport carbone » donnant à chaque habitant une limite à ne pas dépasser ! Initiative applaudie par l’Union Européenne… Et il y a fort à parier que si, d’une façon ou d’une autre, les écologistes réussissent leur pari électoral, un tel passeport verra le jour en France et dans l’Union.

Bref, le CO2 est devenu l’horizon de notre existence, l’alpha et l’oméga de l’Humanité. Pour notre bien, cela va sans dire…

A ceci près que le CO2 n’a quasiment aucune influence négative sur le climat !

Oui, vous avez bien lu…

Nous rentrons là dans un sujet complexe qui aborde plusieurs notions que nous allons tâcher de simplifier.

Alors, commençons par le début. Pour que la Terre soit habitable et adaptée à la physiologie humaine, elle doit disposer de conditions climatiques favorables, cela passe, entre autres, par : une température, un taux d’humidité, et une chimie gazeuse atmosphérique compatibles. Concernant la température de la Terre, elle provient presque exclusivement du soleil, et un peu de son noyau. Le soleil émet des radiations vers la Terre, ces radiations sont majoritairement repoussées par le bouclier magnétique naturel de la Terre, puis filtrées en partie par l’atmosphère. Ajoutons l’effet d’albedo qui implique qu’une partie des émissions radiatifs solaires sont réfléchies par l’atmosphère, les nuages et le sol. Les radiations ayant passé ces boucliers naturels, chauffent le sol terrestre. Dès lors, la Terre émet à son tour des radiations (on dit qu’elle rayonne), renvoyant la chaleur reçue. Cette chaleur incidente est captée par l’atmosphère qui va en retenir une partie, et donc permettre à la Terre de maintenir ainsi une température moyenne d’environ 15°C (sans cet effet de rétention la température moyenne du globe serait d’environ -20°C).

Jusque-là, c’est simple : le soleil chauffe la surface terrestre, qui ensuite rayonne, et la chaleur ainsi émise est en partie retenue par l’atmosphère. C’est ce que les journalistes appellent l’effet de serre (en fait à tort car l’effet de serre met en place d’autres mécanismes), et c’est ce qu’en science on nomme l’absorption dans l’infra-rouge (vous pourrez aussi entendre le terme de « forçage radiatif »). Car en effet, ce rayonnement terrestre se situe dans la gamme d’onde de l’infra-rouge, donc invisible à nos yeux (vous ne voyez pas la Terre émettre des rayons !). On dit que la Terre se comporte alors comme un “corps noir”.

Mais que ce passe-t-il dans l’atmosphère pour obtenir cet « effet de serre » ?

Eh bien il s’avère que certaines molécules, principalement celles disposant de 3 atomes, ont une disposition physique qui fait qu’elles ne laissent pas passer certaines fréquences (en science la chaleur est une excitation de la matière, un mouvement rapide moléculaire, donc une fréquence). Autrement dit, elles retiennent la chaleur.

Ainsi, quand les radiations rencontrent des molécules comme H2O (l’eau qui est constituée de deux atomes d’hydrogène et d’un atome d’oxygène), comme CO2 (di-oxyde de carbone qui est constitué d’un atome de carbone et de deux atomes d’oxygène), comme O3 (ozone), comme le Méthane ou encore comme l’Oxydes d’azote, alors une partie du rayonnement radiatif (autrement dit, de la chaleur) est bloquée par ces GES (Gaz à Effet de Serre).

La chaleur émise par la Terre est ainsi partiellement retenue par l’atmosphère. Le reste, la majeure partie, qui traverse notre atmosphère, se dissipe dans l’espace. Cet « effet de serre » est donc un phénomène tout à fait naturel et nécessaire, sans lui, la Terre serait difficilement habitable.

Je le rappelle donc ici : merci à l’absorption atmosphérique (effet de serre), merci à l’eau et au CO2, sans qui nous ne pourrions vivre. Le carbone est nécessaire à notre écosystème terrestre, il n’est pas un polluant, bien au contraire. Ce mécanisme d’absorption dans l’infra-rouge et le CO2 sont donc salvateurs puisqu’ils nous évitent de mourir de froid et de faim !

Intuitivement, si vous avez compris le principe décrit, vous allez penser que plus il y a de Gaz à Effet de Serre dans l’atmosphère, plus il y aura de chaleur bloquée, et donc plus la température du globe augmentera.

En fait, non !

Cette intuition naturelle, qui semble logique, est ce que l’on appelle un biais de pensée, ou de façon plus triviale, une « fausse bonne idée ». Pourquoi ? Comme expliqué, l’émission radiatif terrestre se situe dans l’infra-rouge, et les GES ont la capacité de bloquer une partie de ce rayonnement dans cette même gamme d’onde. Une partie seulement, car il s’avère que les GES agissent sur certaines plages de l’infra-rouge avec plus ou moins d’efficacité. En dehors de ces plages (une gamme de fréquence), les GES ne bloquent plus la chaleur. De plus lorsque l’efficacité de blocage d’un gaz est déjà à 100%, il n’est pas possible de bloquer plus !

Expliquons ces phénomènes naturels.

Le premier des GES, celui qui bloque le plus de chaleur, à hauteur de 90%, est l’eau (H2O). Le magazine Futura Science de rappeler (2) : « Il s’agit même du principal gaz à effet de serre, puisque la vapeur contribue pour 60% à l’effet de serre planétaire, contribution qui monte jusqu’à 90% si l’on considère aussi les nuages. » Le CO2 arrive loin derrière avec moins de 5% de « responsabilité », et l’on pourrait, devrait, aussi parler du Méthane dont le pouvoir d’absorption (donc de retenir la chaleur) est 25 fois plus puissant que le CO2. Mais vous n’entendrez pas, ou peu, parler du Méthane, la raison avancée étant qu’il reste moins longtemps dans l’atmosphère (de lors de 20 ans). Ce qui est vrai, mais ce qui ne justifie pas pour autant qu’on l’évacue d’un simple revers de main. Au regard de ces faits scientifiques, l’on pourrait se demander pourquoi ne pas avoir aussi un malus à l’achat d’un véhicule, ou d’une maison, sur le Méthane, ou encore l’Ozone… ?

Bien, revenons donc au dioxyde de carbone (CO2) qui nous intéresse.

Il s’avère qu’il absorbe, c’est une caractéristique chimico-physique de ce gaz, dans l’infra-rouge sur principalement une plage de longueur d’onde allant de 14 à 17 µm (micromètres). Donc, il vous est aisé de comprendre que lorsque le sol terrestre émet de la chaleur dont la fréquence se situe par exemple à 18 µm, eh bien le CO2 ne la bloque pas, il n’en est pas capable. En plus de cette plage précise, qui exclut la majeure partie du rayonnement terrestre, il s’avère que le CO2 absorbe déjà à presque 100% la chaleur qui arrive dans sa plage d’action.

Ce que vous pouvez voir, à travers un graphique, donné par le ministère de la jeunesse dans un document (3) d’enseignement (1ère scientifique), page 3, intitulé « Courbe d’absorption de l’atmosphère terrestre » reproduit ci-dessous (nous prenons volontairement un graphique produit par le ministère, mais ce graphique se retrouve également dans diverses publications scientifiques…) :

Ces courbes peuvent sembler complexes et rebuter la presque totalité de la population, c’est d’ailleurs ce que certains espèrent ! Mais, si vous le vous lez bien, prenons 1 minute (pas plus) pour le comprendre, car, en fait vous verrez que tout est simple !

Ce qui nous intéresse sur ce graphique, est tout en haut la partie à droite coloriée en bleue, (la chaleur renvoyée par la Terre), avec une échelle en haut allant de 0.2 à 70, qui est la fréquence d’émission en micromètres. En face de cette courbe bleue nous allons regarder la troisième ligne en-dessous notée CO2. Cette courbe grise nous indique ce qu’absorbe (bloque) le CO2. La petite « montagne » en gris à droite, nous donne la plage d’action de 14 à 17 µm, et le niveau d’absorption (ici 100%). Ce qui n’est pas en face du « bleu » n’est pas bloqué par le CO2, et ce qui se trouve en face de la « montagne grise » est comme vous le voyez bloqué dans sa totalité (à 100%).

Ce graphique qui traduit le comportement technique du CO2 dans l’atmosphère vous dit donc que le CO2 bloque une petite partie de la chaleur qui se situe sur la droite de la courbe bleue, et que le blocage actuel est déjà à 100%.

Résumons : selon les données officielles (pas des données complotistes ici !), le CO2 pèse pour +/- 5% dans l’effet de serre, il absorbe la chaleur essentiellement « que » sur une petite partie de la plage infra-rouge (donc pas tout le spectre, pas toute la chaleur), et enfin, son absorption est depuis l’origine du monde de presque 100%.

Si vous devez retenir une seule chose, c’est que ce gaz (CO2) bloque sur sa plage d’action 100% de la chaleur émise. C’est ce que l’on appelle la saturation en absorption IR (infra-rouge) du CO2. Et c’est une caractéristique propre à ce gaz, c’est « sa nature » si l’on peut dire. Vous comprenez donc, que si je rajoute du CO2, pour autant, il ne bloquera pas plus de chaleur. On ne pourra pas bloquer 150 %, cela n’existe pas ! Donc, que je mette dans l’atmosphère un peu ou beaucoup de CO2, peu importe, il bloquera toujours la chaleur sur une plage de longueur d’onde, et à 100%. Dit autrement, la capacité du C02 à bloquer la chaleur ne dépend pas de sa concentration dans l’atmosphère.

C’est pour cela que l’impact du CO2 sur l’effet de serre est insignifiant, car il ne peut pas retenir plus de chaleur que ce qu’il retient déjà aujourd’hui…

L’Union des professeurs de physique et de chimie, publie un document en 2011 (1.1) intitulé : « L’effet de de serre atmosphérique : plus subtile qu’on le croit ! », rédigé par Jean-Louis Dufresne du CNRS et Jacques Treiner de l’ESPCI-Paristech, dans lequel on lit : « En effet, dans les conditions actuelles, l’absorptivité du rayonnement infrarouge par le dioxyde de carbone est quasi maximale : elle ne dépend que très faiblement d’une variation de la concentration de ce gaz. On dit qu’elle est saturée. »

Le Pr François Gervais, CNRS, spécialiste de l’absorption dans l’infra-rouge, relecteur pour le GIEC en 2012, édite en 2013 un livre dont le seul titre est évocateur : « L’innocence du carbone. » (éditions Albin Michel)

Bien entendu, les laboratoires sélectionnés par le GIEC savent cela, car c’est une donnée élémentaire de la chimie. Mais, le GIEC dans sa communication « joue » d’une part sur le fait que si le CO2 a un rôle faible, il n’est pas nul, et d’autre part sur l’ignorance de ce sujet dans la population. En effet, il existe des phénomènes physiques qui font que l’augmentation de CO2 va tout de même influencer à minima la température terrestre, et d’autre part, surtout, il y a des raisons politiques d’incriminer le CO2 que nous aborderons la semaine prochaine dans le chapitre 6.

Regardons donc ce qui fait que le CO2 peut tout de même avoir un rôle marginal.

Il y a là 3 éléments à prendre en compte tel que mise en avant par le GIEC, et nombre d’écologistes qui reprennent cela en chœur sans connaître la réalité des phénomènes physiques en jeu :

Premièrement il peut y avoir en fonction de l’altitude des couches de CO2 un petit phénomène d’augmentation de l’absorption infra-rouge. C’est ce que l’on appelle « l’effet de couche ». C’est un peu complexe, mais le principe physique implique que plus il y a de CO2 dans l’atmosphère plus son épaisseur augmente (la couche de CO2), et dans ce cas l’effet radiatif se fait avec des altitudes plus hautes. Or, avec l’altitude les températures baissent, ce qui a tendance à décaler la fréquence de température (ou longueur d’onde). Donc, une partie de la chaleur sera retenue avec une altitude plus importante sur une plage un peu plus large. Cette théorie est juste, mais implique des variations faibles, marginales.

Deuxièmement, si nous revenons au graphique explicité précédemment, vous avez compris que le CO2 bloque l’énergie calorifique sur une plage de fréquence entre 14 et 17 µm (la courbe grise en forme de petite montagne). Or, sur les bords de la courbe (à 14 puis à 17), à gauche et à droite avant que le niveau soit presque à 100%, il peut là aussi y avoir un léger phénomène de blocage supplémentaire.

Troisièmement, si enfin le GIEC reconnait que l’effet directe du CO2 est faible (rapports AR5 et AR6), il lui impute néanmoins un effet secondaire dit « déclencheur ». Un peu comme un domino, qui va « emballer » le système. En d’autres termes, depuis le rapport AR5 de 2012, le GIEC se positionne sur le fait que l’augmentation de CO2 est grave non pas pour la variation de température qu’il va engendrer en tant que tel, mais par ses effets secondaires. Ainsi, si la température augmente de 0,2°C à cause du CO2 (ce qui est déjà improbable cf. calculs ci-dessous), alors il y aura plus d’humidité dans l’air (évaporation des océans), donc plus d’eau (H20) dans l’atmosphère ce qui va augmenter la température terrestre (rappelez-vous l’eau est de très loin le principal moteur de l’effet de serre). Encore une fois, s’il convient de lutter contre les GES pour éviter l’extinction de l’humanité, à quand une interdiction de l’eau et des taxes massives sur son traitement et sa consommation ?

Ces 3 phénomènes climatiques mis en avant par le GIEC sont les seuls qui servent à incriminer le CO2, nous devons donc mesurer cet impact. Et pour cela, si vous le voulez bien, nous allons faire appel au GIEC « en personne » !

Dans son dernier rapport, AR6 publié en avril 2022 (4), version destinée aux décideurs, nous trouvons deux paragraphes que nous reproduisons ci-dessous in extenso :

Paragraphe A.1.1 : « La terre et l’océan ont absorbé une proportion quasi constante (globalement environ 56 % par an) des émissions de CO2. »

Paragraphe D.1.1 : « On estime que chaque 1000 GtCO2 d’émissions cumulées de CO2 causera probablement une augmentation de 0,27°C à 0,63°C de la température de surface mondiale avec une meilleure estimation de 0,45°C. »

Le Pr Gervais fait pour nous le petit calcul suivant : le paragraphe A.1.1 nous indique que le pourcentage d’émissions qui reste dans l’atmosphère (airborne fraction) est de 44 %. Si l’on prend les émissions humaines mondiales de CO2 avant le confinement covid afin de ne pas biaiser la démonstration qui étaient de 36 Gt (Giga tonne), 16 GtCO2 sont donc restés dans l’atmosphère.

Le paragraphe D.1.1 nous dit qu’une année de forte production de CO2 comme 2018 ou 2019, réchauffe la Terre d’un maximum de : 0,45°C x 16 GtCO2/1000 GtCO2 = 0,007°C.

En conclusion, et selon le dernier rapport du GIEC, la responsabilité du CO2 anthropique dans la variation de température est, pour les années les plus fortes en émissions, de 0,007°C… On notera que cette valeur est si faible qu’il est difficile de la mesurer réellement… Enfin, sachez que ce chiffre n’est pas linéaire (la projection sur 100 ans n’est pas 0,007 x 100), car il existe des limites physiques et chimiques.

Pour les lecteurs scientifiques je donne ci-dessous un calcul qui indique la relation entre une forte augmentation du taux de CO2 et son impact sur la température moyenne globale. Ce texte est issu d’une présentation du Pr Jean-Louis Pinault, géophysicien, qui a édité un livre en 2014 intitulé « De la mélodie des océans au changement climatique » et qui s’est particulièrement intéressé aux interactions entre les océans et l’effet de serre :
« Dans l’hypothèse du doublement de la concentration du CO2 anthropique, une concentration de 500 ppmv correspond à une altitude d’émission de 13680 m et une température de 217,63 K. La puissance radiative réémise déduite de la loi de Stefan-Boltzmann est 9,64 x (217.63/220)4 = 9,23 W/m2 soit une perte de puissance de 9,64-9,23 = -0,41 W/m2, ce qui correspond à une augmentation de la température de 0,09 °C. »

Ce calcul implique que le doublement de la production humaine de CO2 dans l’atmosphère entraînerait une augmentation de 0.09 °C, autrement dit, rien…

Ces deux approches scientifiques nous indiquent donc que d’une part la contribution du CO2 produit annuellement par l’Homme impacte la variation climatique à hauteur de + 0.007°C, et qu’un éventuel doublement de la concentration atmosphérique, aurait un effet théorique d’environ + 0.09°C.

A la lecture de ces chiffres difficilement contestables, nous sommes en droit de nous demander pourquoi le CO2 est ainsi montré du doigt. Nous évoquerons un début de réponse dans le prochain chapitre, car la principale et unique raison de cette focalisation sur le CO2 est d’origine politique et remonte au début des années 1980…

Note complémentaire : le taux atmosphérique de CO2 est passé en 170 ans (depuis 1850, date de départ de toutes les démonstrations du GIEC) de 0.03% à 0.04%, soit une augmentation d’environ 33%. Et là, une question fondamentale se pose : cause ou conséquence ? Dit autrement, est-ce l’augmentation de température qui favorise la concentration de CO2, ou à l’inverse l’augmentation de CO2 qui favorise l’augmentation de température. Il faut savoir que ce point fait toujours débat au sein de la communauté scientifique (même si l’on vous dit le contraire…), et que de nombreuses mesures font ressortir une augmentation de la concentration atmosphérique du CO2 en décalage avec les variations de température, le CO2 augmentant après les pics de températures… Ainsi le Pr Pascal Richet, de l’Institut de physique du globe de Paris, a publié en 2021 une étude (The temperature–CO2 climate connection: an epistemological reappraisal of ice-core messages), que vous pouvez lire ici : https://hgss.copernicus.org/articles/12/97/2021/hgss-12-97-2021.html . Cette publication porte sur l’analyse des carottes de glace de Vostok donnant des informations sur le climat de la planète durant les 400 000 dernières années. Et les résultats démontrent que la température précède le CO2, d’environ 800 ans en moyenne. Comme un effet ne peut pas précéder sa cause, pour l’Institut physique du globe de paris la conclusion est claire : le CO2 n’est pas le moteur de l’évolution de la température. C’est le contraire qui est vrai : l’évolution de la température entraîne celle du CO2, avec un retard de quelques centaines d’années qui correspond à une durée appelée « mémoire thermique » des océans (lorsque la température monte, les océans dégazent plus facilement le CO2 qu’ils contiennent, mais le processus démarre avec lenteur). Ce phénomène est systématiquement évacué, sans justificatif, par les rapports du GIEC. En l’état, il conviendrait de pousser plus avant ce type de recherche.

En conclusion de ce chapitre, le travail effectué auprès des populations et des politiques pour incriminer le CO2 comme le premier et souvent unique responsable, parmi les GES, de la variabilité climatique, ne tient pas face à une démarche scientifique. Ce gaz a un rôle mineur, presque insignifiant, au pire, le doublement anthropique de sa concentration atmosphérique (dont nous sommes loin) impliquerait une variabilité moyenne imperceptible. Dès lors, peu importe qu’il soit d’origine humaine ou naturelle.

Jacques Laurentie
Ingénieur
Auteur (Un autre son de cloche, et Face aux miracles -à paraitre-, éditions Téqui)

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(1) https://www.fnh.org/passage-a-80km-h-une-baisse-quasi-immediate-de-7-des-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-attendue-en-france/
(1.1) : https://www.hprevot.fr/plus-subtil.pdf
(2) https://www.futura-sciences.com/planete/questions-reponses/rechauffement-climatique-vapeur-eau-elle-gaz-effet-serre-912/
(3) https://cache.media.eduscol.education.fr/file/Pluridisciplinaire/46/1/RA19_Lycee_G_1re_ES_Courbe_absorption_1190461.pdf

(4) https://www.ipcc.ch/report/ar6/wg1/downloads/report/IPCC_AR6_WGI_SPM.pdf

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43 commentaires

  1. Je lis au début de votre article :
    “Depuis bientôt 20 ans, nul n’ignore la formule du dioxyde de carbone : CO2. Alors même qu’avant les années 2000, ce symbole presque cabalistique était totalement inconnu du grand public…”

    Le dioxyde de carbone fait partie des notions BASIQUES enseignées en collège depuis plus de 60 ans, en cours de science physique ou de sciences naturelles que l’on appelle actuellement S.V.T..
    Êtes vous littéraire ?

    • Oui , ce que vous dites est tout a fait exact mais…..jusqu’a tres recemment le doxyde de carbone etait appele en langue francaise : gaz carbonique
      Et le monoxyde de carbone etait appele oxyde de carbone.
      Tous les français qui utilisaient des bouteilles de gaz pour faire leur cuisine ou ceux qui avaient un garage et une voiture savaient que il y avait un risque dans les fuites de gaz ou pot d’echappement de danger mortel par l’oxyde de carbone (bien qu’ils ne connaissaient pas la raison du danger dû au fait que le monoxyde de carbone avec ses deux liaisons electroniques libres se cherche deux electrons et les prend sur l’oxygene de nos hematies entrainant la mort a court terme a chaque respiration.
      Le gaz carbonique lui n’est facteur de mortalite que dans une piece hermetiquement fermee car par notre respiration nous exhalons du gaz carbonique de formule chimique neutre mais respirons l’oxygene qui est dans la piece et a terme nous avons tout absorbe et remplace l’air par notre gaz carbonique (dechet) et donc en ce casourrons par manque d’oxygene.
      A contrario de l’oxude de carbone (c’est a dire monoxyde de carbone qui fait mourir instantanement les hematies a son contact, le gaz carbonique est neutre et il n’y a pas de degats sur l’organisme, si la piece est ouverte tant que la personne respire encore un peu, elle est totalement sauvee, ce qui n’est pas le cas de celle empoisonnee par le moboxyde de carbone qui doit etre transportee en urgence a l’hopital et rester plusieurs jours sous oxygenation intense avant de retrouver son quota total d’hematies.
      Les appellations reelles de monoxyde de carbone et dioxyde de carbone sont tres recentes et c’est a partir d’ailleurs de cette date que le gaz carbonique a ete presente comme dangereux ce qui est faux et ceux qui ont fait comme vous l’indiquez leurs premieres etudes de chimie en 4e en enseignement court et en seconde en enseignement long le savent tres bien, “÷ qui remonte pour moi a mes 16 ans en 1960.
      C’est pourquoi pour ma part, je suis ebahie de ce harro sur le “gaz carbonique” et ceux qui s’interessent un minimum a la chimie savent depuis longtemps que c’est la vapeur d’eau qui provoque l’effet de serre. mais comme tous prennent pour du pain beni “ce qui est dit a la TV” nos paroles ont beaucoup de mal a être entendues.meme par ceux qui nous connaissent.

      • J’ ai une décennie de plus que vous, Chantal de Thoury, j’approuve sans réserve votre commentaire. A l’époque que vous évoquez on s’amusait de l’histoire de la puce censée illustrer la logique polytechnicienne. ” Prenez une puce, posez la sur une table, dites-lui saute: elle saute.
        Reprenez- la, arrachez- lui les pattes, posez- la sur la table, dites- lui saute: elle ne saute pas. Donc si on arrache les pattes à une puce elle devient sourde.”
        Cette fausse logique n’est pas polytechnicienne aujourd’hui, c’est celle du GIEC.

        • Fausseogique qui est aussi malheureusement la logique mensongere d’un nombre consequents de chercheurs a la solde d’une très grande partie des grands financiers qui menent le Monde.

  2. Je lis plus bas :
    “Car en effet, l’albedo se situe dans la gamme d’onde de l’infra-rouge, donc invisible à nos yeux (vous ne voyez pas la Terre émettre des rayons !).”

    Non !
    L’albedo concerne toutes les longueurs d’onde. Mais dans une acception courante, il concerne généralement le spectre visible.
    On voit bien la Terre réfléchir la lumière dans le visible puisque on peut la voir.
    Là terre n’est pas une source primaire de lumière, mais secondaire, puisqu’on la voit quand elle est éclairée par le soleil, (ou l’éclairage artificiel). Programme de quatrième.
    Si la Terre de réflétait pas la lumière, on ne verrait qu’une zone noire à sa place.
    Là, on est encore dans le basique niveau collège.

    • Cher Monsieur (?),

      L’albedo (qui est un rapport) se définit comme le pouvoir réfléchissant d’une surface, en ce qui concerne les processus que nous évoquons, nous tenons compte de l’albedo de l’atmosphère, des nuages et enfin des sols. Selon la loi de Rayleigh. Puis, la chaleur absorbée par le sol, va être réémise selon le principe d’un « corps noir ». Peut-être que la phrase présentant ces principes (albedo et rayonnement) est mal placée. Concernant l’albedo, je maintiens que sa plage comprend bien de l’infra rouge, et qu’à moins d’avoir des capacités surnaturelles comme la pythie Greta Thunberg qui prétend voir le CO2, je maintiens également que vous ne pouvez voir l’albédo terrestre dans la gamme IR, ni son rayonnement. Or, comme cela ne vous a pas échappé, nous étudions ici le principe d’absorption dans l’IR, c’est pour cela que je n’évoque que cette longueur d’onde.

      Enfin, concernant la connaisse du CO2 via le programme du collège, votre naïveté est touchante, une minorité de personnes arrivées à l’âge adulte se souvient de ce qu’est le CO2, sauf de nos jours, où ce gaz est mis en avant.

      Bien à vous,

  3. Il y a beaucoup d’excellentes choses dans cette tribune.
    Il y a malheureusement une grave erreur . Elle concerne l’essentiel du propos scientifique, puis qu’il s’agit de l’une des deux composantes de l’équilibre thermique de le Terre : l’albédo.
    Je lis :
    “… le sol terrestre émet à son tour des radiations (on dit qu’il rayonne), renvoyant la chaleur reçue, […] vers l’atmosphère. C’est ce que l’on appelle l’albedo (le rayonnement émis par la surface)… l’albedo rayonne dans l’infra-rouge…”
    C’est faux. L’albédo est la fraction de rayonnement solaire (dans le spectre visible) réfléchie par la terre (nuages, sol et océans). Le rayonnement émis par la surface dans l’infrarouge n’a rien à voir avec l’albédo.
    C’est donner au GIEC des bâtons pour se faire battre.
    Dommage !
    Philippe de Larminat

    • C’est effectivement grave parce que, d’une erreur plus ou moins handicapante pour la thèse à démontrer, on peut détruire tout un raisonnement. Preuve qu’il faut, sans doute, demeurer dans son domaine d’expertise pour être inattaquable. Sinon, on devient approximatif et l’ennemi a beau jeu de disqualifier votre raisonnement.
      Notre temps est un temps de guerre, tout prétexte est bon pour servir la propagande et d’une simple erreur on déclare que le SB dit n’importe quoi !
      Si nous émettons un avis, qu’il soit inattaquable !

    • Monsieur,

      Tout d’abord merci pour les “excellents choses”.

      Concernant la “grave erreur”, j’ai répondu ci-dessus. Pas d’erreur, il y a bien une différence entre l’albedo, et le rayonnement terrestre tel un corps noir, les deux énergies se retrouvant dans le “chaudron de l’effet de serre”. On notera que l’alebdo rayonne sur un spectre large qui comprend aussi de l’IR (je maintiens et signe). Le texte présenté ici se veut un résumé didacticiel accessible à tous, de fait, j’ai fait le choix d’évoquer l’albedo puis le rayonnement terrestre (sans évoquer la notion de corps noir afin de ne pas complexifier). Reste qu’une phrase est mal placée et peut effectivement prêter à confusion. Dans le texte original (la version SB est une version raccourcie), on lit : “L’atmosphère, les nuages et le sol réfléchissent une partie des fréquences électromagnétiques solaires, c’est ce que l’on appelle l’albedo. Puis, une partie de l’énergie solaire (environ 400 W.m-2 ) vient frapper le sol, qui à son tour va émettre un rayonnement dans une plage de fréquence aux alentours de 10 µm (Infra Rouge).”

      Notez que cela ne modifie en rien les calculs présentés et le fond de la démonstration.

      Quant au GIEC, il faudrait encore qu’il accepte le débat pour se servir des bâtons tendus !

      Bien à vous,

  4. Mais comment contrer l’aveuglement idéologique volontaire ???
    Exemple tiré de “Dieu, la science, les preuves”, p.261, Georges Wald, prix Nobel de médecine 1967 : ” La génération spontanée de la vie à partir de la matière inerte a été scientifiquement infirmée par Pasteur et d’autres il y a 120 ans. Ceci nous laisse avec la seule conclusion que la vie a été créée par Dieu. Cela, je ne l’accepterai pas pour des raisons philosophiques parce que je ne veux pas croire en Dieu ; en conséquence, je choisis de croire en ce que je sais être scientifiquement impossible : la génération spontanée conduisant à l’évolution.”

    Il en est de même pour le réchauffement climatique d’origine anthropique et la “responsabilité” du CO2, moyen d’imposer la décroissance dans les pays développés, nouvelle marotte des néo-marxistes-léninistes, en guerre permanente contre l’occident chrétien.

    • Vous avez raison… Malheureusement.

      L’aveuglement idéologique doit être contré par la diffusion du savoir, du moins jusqu’à un certain niveau. Passé la ligne rouge, discuter ne sert plus à rien, la force s’impose d’elle-même, mais nous n’en sommes pas encore là !

      Bonne soirée,

  5. Cher Monsieur Laurentie,
    Votre formulation de l’albédo est tellement mauvaise que 99 % des climatologues (sceptiques ou non) concluront que vous n’avez rien compris à l’effet de serre… alors que ce n’est pourtant pas le cas. Ils ne voudront pas lire une ligne de plus, encore moins en débattre. Corrigez votre livre s’il est encore temps.

  6. Bonjour,

    pardonnez moi d’insister sur ce que quelques commentaires précédent ont indiqué, mais l’article gagnerait beaucoup à être corrigé à rapport à la notion d’albedo. J’ai failli fermer la page quand j’ai lu ce qui était dit de l’albedo, mais par fraternité chrétienne j’ai continué, et même écris un commentaire.

    La définition habituelle, je crois, est celle de Wikipedia: “L’albédo, ou albedo (sans accent), est le pouvoir réfléchissant d’une surface”. Les glaces arctiques: albedo=1 et forêt sombre: albedo=0.
    Donc toutes les phrases de l’article, en particulier les suivantes n’ont pas de sens:
    1) “C’est ce que l’on appelle l’albedo (le rayonnement émis par la surface).” -> non, ce n’est pas le rayonnement émis, c’est le rayonnement solaire réfléchi par la surface. Le rayonnement émis, comme vous l’indiquez ailleurs, suit grosso-modo le modèle théorique du corps noir. Mais je suis d’accord, la notion “d’émis” est ambiguë, car un rayonnement réfléchi peut-il être considéré émis ? D’où la notion plus technique “de radiosité” utilisé parfois en calcul de rayonnement.
    2) “Comme expliqué, l’albedo rayonne dans l’infra-rouge,” -> l’albedo est un coefficient de réflexion, il ne peut pas “rayonner”.
    3) “l’albedo émet de la chaleur” -> idem, pas de sens.
    4) “quand les radiations d’albedo rencontrent des molécules” -> vous voulez dire “quand le rayonnement solaire réfléchi rencontrent des molécules” ?
    5) “vous avez compris que le CO2 bloque l’albedo sur une plage de fréquence” -> idem, pas de sens.

    Autre point, vous évacuez d’un revers de main la rétroaction positive du CO2 sur la vapeur d’eau, or c’est là ! le point essentiel, et c’est cela qui fait que modifier le point d’équilibre dans l’atmosphère provoque de gros effets. Le CO2 ne fait pas grand chose, mais la rétroaction positive qu’il engendre sur la vapeur d’eau a un effet beaucoup plus grand.

    Par rapport à votre remarque complémentaire. Vous relayez un argument classique mais qui manque de fondement: “Comme un effet ne peut pas précéder sa cause, pour l’Institut physique du globe de paris la conclusion est claire : le CO2 n’est pas le moteur de l’évolution de la température.”
    J’imagine que dans le document originel, la phrase ne vaut que dans son contexte (historique) et n’est pas d’ordre général. Car si à une période donnée, la température semble précéder le CO2, cela n’empêche absolument pas le contraire d’arriver. Le phénomène physique correspondant est d’ailleurs simple et parfaitement identifié.

    Enfin, je n’apprécierais pas que l’on utilise mes rapports comme vous le faites avec celui de Jean-Louis Dufresne du CNRS et Jacques Treiner de l’ESPCI-Paristech. Vous citez une phrase (hors contexte) qui va dans votre sens, mais si vous poursuivez la lecture, leur conclusion va à l’opposée de la vôtre. Je les cite: “Le modèle à N vitres permet de
    résoudre le paradoxe de l’effet de saturation, […]”. Leur propos est justement d’illustrer (pas de montrer) pourquoi le paradoxe de la saturation du CO2 n’en est pas un.

    Je trouve votre démarche intéressante, c’est important de questionner le discours ambiant. Mais personnellement, pour avoir participé à des congrès réunissant des centaines de thermiciens (qui passent leur vie à étudier toutes ces questions), j’en ai jamais vu un faire des contestations quand un chercheur “s’amusait” à nous présenter le dernier rapport du GIEC. Donc il faut se lever de bonne heure pour critiquer des phénomènes aussi bien établis scientifiquement.

    Cordialement.

  7. Traduction libre avec les mains: le CO2 bloque l’infra-rouge comme un verre fumé bloque la lumière. Donc plus il y a de CO2, moins il y a de lumière (oui) et si il y a deux fois plus de CO2 il y a deux fois plus de lumière bloquée ?!? Non, je m’explique.
    Quand le CO2 bloque 1% de la lumière, deux fois plus de CO2 bloquent deux fois plus de lumière, soit ~2% – OK.
    Mais quand le CO2 bloque déjà 99% de la lumière, deux fois plus de CO2 ne bloquera pas 198% de la lumière – c’est pas matériellement possible. Il faut raisonner sur ce qui reste: quand le CO2 ne laisse plus passer que 1% de la lumière, deux fois plus de CO2 laissera passer 1% du 1% restant, donc le blocage sera à à 99,99%. Parce que le blocage est déjà quasi saturé, l’effet d’une couche supplémentaire est marginal – ici 0,99%.
    Ici c’est pareil: le CO2 bloque les infra-rouges, mais quand le blocage est saturé, une couche supplémentaire n’ajoute rien de significatif.

  8. Bonjour, sauf erreur de ma part, le graphique sur lequel repose votre argumentation est mal compris. Il s’agit du rayonnement transmis par l’atmosphère (c’est d’ailleurs son titre). Donc la partie en bleu représente le rayonnement en provenance de la Terre que l’atmosphère laisse passer (entre 15 et 35% du rayonnement) et non le rayonnement que l’atmosphère bloque. Si c’était le cas, comment expliquer que la vapeur d’eau est la principale GES (comme vous le dites vous-même) alors qu’elle n’absorbe presque pas les longueurs d’onde en question? Si on applique votre raisonnement et toujours en utilisant ce graphique, la vapeur d’eau ne contribuerait pas plus à l’effet de serre que le CO2.

    Merci d’avance de votre réponse.
    Maxime

    • Bonjour, il serait un peu long de faire le détail ici, je peux vous renvoyer vers un article de Wikipedia qui est rattaché à ce graphique (source que j’apprécie modérément mais qui ne se fera pas taxée de complotiste…) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_de_serre#/media/Fichier:Radiation_transmise.png 3ème paragraphe

      On y lit : “Lorsque le rayonnement solaire atteint la Terre, une partie (environ 30 %) est directement réfléchie, c’est-à-dire renvoyée vers l’espace, par l’atmosphère terrestre et la surface de la Terre (océans et continents). L’albédo est la mesure de cet effet de miroir. Les rayons incidents qui n’ont pas été réfléchis vers l’espace sont absorbés par l’atmosphère (20,7 %) et la surface terrestre (51 %).

      Le rayonnement absorbé par la surface du sol lui apporte de la chaleur qu’elle restitue à son tour, le jour comme la nuit, en direction de l’atmosphère. Le transfert de chaleur entre la Terre et l’atmosphère se fait, conformément au deuxième principe de la thermodynamique, du chaud (la terre) vers le froid (l’atmosphère) ; il se fait par convection (réchauffement et humidification de l’air au contact du sol puis ascension de cet air et libération de la chaleur latente de la vapeur d’eau lorsqu’elle se condense en nuages) et sous forme de rayonnements infrarouges lointains. L’effet de serre ne s’intéresse qu’à ces rayonnements, qui seront absorbés en partie par les gaz à effet de serre, ce qui contribue à réchauffer l’atmosphère.”

      Cordialement,

      • Bonjour et merci de votre réponse bien qu’elle ne réponde pas à ma remarque. J’ai du mal m’exprimer. La partie bleue du graphique représente le rayonnement en provenance de la Terre que l’atmosphère laisse passer et non que l’atmosphère bloque comme vous l’affirmez. Il suffit de lire le titre du graphique pour le comprendre. Il est donc normal de constater que ni le CO2, ni le méthane, ni la vapeur d’eau n’absorbent les longueurs d’onde en question. Vous ne pouvez donc pas utiliser ce graphique pour étayer votre thèse que le CO2 ne contribue pas ou peu à l’effet de serre.

        Si je me trompe, merci de m’en apporter la preuve.
        Cordialement.

  9. Tout cela fait partie du plan de conquête du pouvoir par les “pastèques” (les rouges qui depuis la fin du rêve communiste se cachent derriere la cause écologique)…on voit qu’ils imposent leur agenda politique et que petit a petit ils progressent dans l’opinion, surtout chez les jeunes qui sont matraqués par la propagande écologiste dès leur plus jeune âge : ils suffit d’ouvrir un manuel scolaire et de voir les programmes pour s’en apercevoir. Ecoutez France inter, la BBC ou CNN, ce ne sont qu’exhortations culpabilisantes sur le rechauffement climatique, heureusement entrecoupées de pauses consacrées au racisme des blancs, les pauvres femmes martyrisées par les hommes, les pauvres immigrants qui viennet chez nous se jeter dans la gueule du loup d’une société qui les accueille si mal,…

  10. ERRATUM

    Chers lecteurs du Salon Beige,

    Certains d’entre vous m’ont fait part d’une erreur concernant l’usage du terme “albedo”, et je les en remercie.

    Effectivement, après relecture, le rayonnement terrestre équivalent d’un corps noir s’est trouvé remplacé à tort dans ma tribune initiale par le terme albedo, résultat d’une faute d’inattention et du mélange de deux textes pour n’en faire qu’un afin de ne pas surcharger la rubrique du SB. La fatigue aidant…

    Le texte publié hier a été corrigé ce matin. Incident clôt.

    Nous nous retrouvons la semaine prochaine pour parler des raisons politiques qui ont amené cette hystérie autour du fameux CO2.

    Bonne semaine qui nous emmené vers le 15 août,

    • respectueusement, pour les lecteurs qui ne sont pas physiciens, il serait peut être utile de préciser que le rayonnement d’un corps noir n’est pas le rayonnement d’un corps qui serait noir, mais le rayonnement en équilibre thermique avec la matière à une température donnée, qui a un spectre bien défini. Il serait judicieux de supprimer ce terme et de le remplacer par “rayonnement en équilibre avec la surface émettrice”.

  11. Merci à emmanuelR pour la rectification de cet article.

    Cher Monsieur Jacques Laurentie, vous positionnez de manière indéniable en climatosceptique.
    Alors que plusieurs milliers de chercheurs s’entendent à dire que le réchauffement climatique est avéré, 3% encore cherchent à en démontrer le contraire. Certes, nul n’est infallible, et chercher des failles dans les théories est un bien en soi.
    Mais pseudo-vulgariser une théorie validée par personne afin d’attirer une foule qui se conforte dans l’abjection sous le couvert de surcroit d’une entité religieuse… est-ce très pieux?

    Plusieurs questions me viennent alors :
    1. Dans quel objectif réel ?
    2. Quel est votre degré d’intégrité ? De qui recevez-vous fonds ? Quid des conflit d’intérêts ?

    PS: Avez-vous imaginé le scénario dans lequel vous avez tout faux ? …

    Cdlt,
    “Alea jacta est”

    • Cher Monsieur,

      je ne me considère aucunement comme un climato-sceptique, mais comme un climato-réaliste… Je déduis de votre intervention que vous vous reconnaissez parmi les climato-alarmistes, grand bien vous fasse. D’où sort ce chiffre de 3%, parleriez-vous du fameux consensus à 97% !! Si tel est le cas, j’ai une mauvaise nouvelle pour vous : Chapitre 2 : Le réchauffement climatique anthropique fait consensus à 97%. Vraiment ? (https://www.lesalonbeige.fr/le-rechauffement-climatique-anthropique-fait-consensus-a-97-vraiment/)

      Quel objectif : je réponds à cette question la semaine prochaine (chapitre 6), patience…

      Degré d’intégrité : total ! Contrairement aux laboratoires et universités financés par l’ONU afin de fournir en données les fonctionnaires du Giec, je n’ai aucun intérêt dans la partie qui se joue. Juste qu’en qualité de scientifique, j’ai eu l’audace de lire les rapports du Giec (pas les résumés)… SI vous souhaitez faire un bilan de ces fameux rapports, je vous invite à lire les nombreuses publications de l’associations scientifique Climato réalistes : https://www.climato-realistes.fr/

      Avez-vous imaginé le scénario dans lequel vous avez tout faux ? … : oui, bien sûr, en qualité d’ingénieur, et contrairement au Giec, je ne ferme aucune porte. Un de mes anciens professeurs en prépa de répéter : “même si la solution vous semble belle (entendez par là logique), posez-vous la question de savoir si il n’en existe pas une autre…” Cela dit, pour le moment je maintiens la position d’une variabilité positif naturelle, un début d’Optimum, avec une phase de refroidissement qui suivra. Le Giec s’est tellement planté sur à peu près tout : il leur a fallut plus de 20 ans pour reconnaître – rapport AR5-, sous la pressions de nombreux scientifiques de par le monde, que leurs modélisations “chauffaient”, impliquant que les valeurs hautes étaient dans les faits impossibles, on pourrait aussi évoque la montée des eaux, où nous devrions avoir perdu une partie de nos côtes depuis 2020, ou enfin le fait que tous les 5 ans, le rapport est qualifié de “dernière chance”… Qu’en l’état je ne leur accorde qu’un crédit très faible.

      Je sais que nous ne vous ferons pas changer d’avis, mais peu importe. Le climat est devenu une religion, celle de la terre mère Gaïa… Je vous propose donc de continuer votre chemin, dans la peur et l’angoisse de la fin du monde, et de laisser les braves gens en paix, dont le bon sens “paysan” leur permettra de passer bien des épreuves.

      Je vous souhaite une belle soirée,

      PS : je suppose que pour sauver la planète vous n’avez pas de voiture, vous ne voyagez pas, vous faites votre bilan carbone tous les jours, et surtout, vous refusez d’utiliser internet qui s’avère être un de plus gros émetteur de CO2…

    • votre argumentation est totalement déplacée!
      Justifier une position scientifique sur la base de la “majorité”, c’est à l’opposé de la démarche et de la méthode scientifiques.
      Le père spirituel et le modèle de tous les physiciens, Giordano Bruno, a préféré être brûlé vif plutôt que de renoncer à sa vision de l’univers, juste mais à l’époque minoritaire.
      Le climat de la terre est foncièrement chaotique dans son essence même. Dans son histoire, le climat de la terre a subi des variations extrêmes, purement chaotiques (sans modification extérieure notoire d’un paramètre). Il suffit d’examiner le cas de la Namibie ou le cas du Sahara. Dans la théorie du chaos (ou des catastrophes), c’est ce qu’on appelle une bifurcation.
      Certains éléments actuels peuvent nous faire craindre que nous soyons en présence d’une bifurcation. C’est un gros péril pour la société humaine et pour le monde animal. La gravité éventuelle de ce péril rend d’autant plus méprisable l’attitude des “commerciaux” du GIEC qui laissent entendre que le salut viendra de l’achat de bagnoles électriques Tesla.
      Vous parlez des “milliers de chercheurs” qui adhèrent à la thèse du réchauffement climatique d’origine anthropique.
      Après ses études d’ingénieur, mon fils a voulu faire un doctorat, et il a cherché un laboratoire proposant un sujet dans le domaine atmosphérique. Il n’a trouvé que des sujets alignés sur les thèses du GIEC. Il faut comprendre les jeunes, ils ont besoin de manger, de trouver un job, quitte à cirer les pompes de Jouzel. Je les comprends, il faut assurer le bifteck.
      Mon fils a pu échapper à cette prison idéologique et il a trouvé un sujet de thèse à l’ONERA (office national d’études et de recherches aérospatiales) sur l’impact de la foudre sur les avions.
      Donc, nous sommes peut-être en présence d’une bifurcation chaotique, et sans aucun lien avec le CO2.

      A votre question inadmissible: “de qui recevez vous les fonds”?, je réponds que ce qui reçoivent des fonds en quantité pharaonique, ce sont les promoteurs des bagnoles électriques et des moteurs à hydrogène, et les politiques complices.

      Mais j’ai tort de discuter. La vraie raison de votre intervention haineuse, vous la livrez clairement: “afin d’attirer une foule qui se conforte dans l’abjection sous le couvert de surcroît d’une entité religieuse”. Tout est dit, ce n’est pas la peine d’en rajouter!

  12. Une suite de chapitres intéressants, qui laisse perplexe.
    Le sujet “gaz carbonique” est un détail. J’ai vécu des années en ignorant (même pendant mes études scientifiques) que j’ingérais du “dioxygène” et rejetais du “dioxyde de carbone”. Faut-il d’ailleurs jeter la pierre à ceux qui persistent à nous parler de trou dans la couche d’ “ozone”, alors qu’il s’agit à l’évidence de la couche de “trioxygène” ?
    L’emploi abusif du mot “albedo” est plus ennuyeux, mais ne remet pas en cause la thèse défendue.
    Mais il serait utile de connaître la réfutation des arguments de M. Laurentie, si réfutation il y a. Peut-on en savoir plus sur le “paradoxe de l’effet de saturation” ?
    Trop souvent les arguments des contradicteurs du GIEC sont balayé par “ces gens sont des négationnistes” ou “ces gens n’y connaissent rien”.On préfèrerait une réponse argumentée.

  13. Bonjour à tous,
    Je viens de lire avec intérêt toutes les réactions à l’article.
    Mais, malheureusement je crains qu’il ne soit trop tard pour inverser quoi que se soit.
    Depuis la révolution industrielle l’homme a remis dans l’atmosphère se que la terre avait mis des millions d’années à piéger et permettre un climat stable et tempéré. En conclusion, non seulement les évènements vont continuer à se dégrader, mais il vont empirer.
    Sans le savoir, nous sommes sans doute à l’aube de notre extinction, la première espèce à s’autodétruire par son manque d’intelligence et son arrogance.

  14. Texte partisan bourré d’approximations.

    Le CO² n’a pas été découvert il y a 20 ans : Chirac nous mettait en garde en 1995 en signant les accords de Tokyo. Lavoisier déjà avant la révolution nous expliquait que bruler du charbon ne le faisait pas disparaitre. Le phénomène d’effet de serre du CO² a été découvert il y a un siècle et demi, l’expérience a été refaite et revalidée des milliers de fois. La chimie et le CO² sont dans les programmes scolaires depuis des décennies et tout bachelier sait ce que c’est. On entend également régulièrement parler du méthane.
    Le principe pollueur-payeur de mettre un léger malus sur les plus grosses voitures est une bonne chose pour limiter le déficit et de payer plus que nécessaire leur pétrole à des roitelets et dictateurs.
    La limitation de vitesse a été décidée par Édouard Philippe de l’UMP, pas par Yannick Jadot ou José Bové.
    Les diagnostiques immobiliers (et non “bilan de CO2”) permettent d’avertir les futurs propriétaires qu’ils vont acheter une passoire thermique qui leur coutera un bras chaque hiver. Loin d’un fanatisme écolo imaginé.
    Quand à la consommation énergétique de l’électroménager l’auteur confond les watt/heures avec du CO². Et encore une fois il s’agit d’avertir les Français avant qu’ils n’achètent un produit qui leur coutera cher sur la durée.
    L’auteur écrit “le CO2 n’a quasiment aucune influence négative sur le climat !” alors que les liens qu’ils nous fourni en bas de page le rend responsable à 25% de l’effet de serre.
    Je n’ai ni le temps ni la motivation pour reprendre les calculs de coin de table, mais l’auteur qui s’improvise climatologue se garde bien de nous expliquer l’origine de la montée de température battant tout les records si ce n’est pas le niveau de CO² qui n’a pas eu d’équivalent en 3 millions d’années.

    • Monsieur ne connait manifestement pas les paramètres de Milankovík
      https://youtu.be/FTzmqjDNMmM

    • L’autre jour, je regardai les diagnostics d’un immeuble que je loue. L’ensemble étant construit d’un seul coup, il n’y pas de différence pourtant j’ai des diagnostics de A à E en fonction des lots !
      La réalité reste que l’on vit dans un monde de crétin, chaqu’un croit mieux savoir que son voisin, et surtout se croit autorisé à lui imposer ses idées. Ce mépris de la propriété privée nous ruine:
      Regardez la récolte de betteraves l’an dernier / le résultat des subventions à tout va dans le “renouvelable” pendant que l’on interdit l’exploration pétrolière sur nos îles de l’océan indien… bon hivers ! L’inflation qui nous guette par destruction simultanée de l’appareil productif et de la monnaie va être violente.
      D’ailleurs si l’on voulait économiser (du pétrole et des €), on commencerait par le double vitrage ou le chauffage au bois en résidence principale plutôt que la voiture à électricité charbonnée allemande (vs notre nucléaire à l’abandon). Le fait est que cela n’a ni queue ni tête, il est permis de douter des compétences scientifiques des donneurs de leçon.

    • @Rasiek
      Quand vous écrivez “CO²”, je comprends que vous élevez l’atome d’oxygène au carré. Qu’est-ce à dire ?
      Je connais le CO2, qui pourrait s’écrire COO, pour montrer que 2 atomes d’oxygène se fixent sur un atome de carbone (liaison saturée), contrairement au CO, où le carbone garde une liaison libre le rendant si dangereux pour les humains et les animaux.
      Et si l’on voulait réduire le CO2, pourquoi n’interdit-on pas toutes les boissons gazeuses (champagne, bière, limonade, Coca-cola et autres boissons analogues, eaux minérales pétillantes…) ? Quand vous les servez, vous libérez ce CO2 si mortel et si réchauffant. Si vous consommez la moindre boisson gazeuse, vous êtes donc un complice actif.

  15. Notre modèle de société n’est pas vertueux, un système basé sur la surconsommation,
    Le gaspillage, des piscines et des toilettes avec de l’eau potable…cette ressource qui n’est pas inépuisable…une hérésie.
    De l’energie gaspillée dans toutes les mégalopoles en dépit du bon sens.
    Nous onstruisons des armes qui coûtent des milliards pour faire des guerres…des millions d’années d’évolution et encore plus bête que Néandertal. Si dieu a créé l’homme, il a du louper un truc.

    • Cher Case,
      Le groupe de chercheurs du Cep , emet depuis de nombreuses annees que depuis que l’homme exploite les energies fossiles il fait remonter dans l’atmosphere tous les elements des matieres organiques enfouis sous les torrents de lave (charbon), ou torrents de boue (pétrole) dus aux consequences des mega crues dues “aux eaux d’en haut” et montee des eaux (eaux d’en bas) par tres certainement une comete et non un asteroide atterissant sur la Terre provoquant les consequences citees ci-dessus en fondant sous l’action du soleil d’abbord en revolution autour de la terre donnant des pluies “diluviennes pendant 40 jours d’ou crues, impactant violemment la Terre en provoquant la brisure de l’ouest de “la Pangee” mono- Continent originel ouvrant par choc direct des failles jusqu’a la profondeur du noyau magmatique provoquant d’enormes flots de lave qui en se refroidissant creerent les montagnes magmatiques de granit et de porphyre et creusant son sillon vers l’ouest en entrainant le continents americain les montagnes en soulevant partout sur les terres emergees les plis ses montagnes de type Alpin qui continuent a grandir actuellement sous l’action des plaques tectoniques du manteau du magma brise sous le choc stellaires qui animees par les courants de convections se chevauchent les unes les autres provoquant toujours les tremblements de terre et eruption des volcans “soupapes” volcaniques.
      Hypothese qui curieusement correspons beaucoup mieux aux Saintes ecritures decrivant le deluge au regard de la submersion de la Pangee par les eaux
      Quat au rechauffement climatique curieusement des voix s’elevent pour rappeler que la Terre subit tous les Mille ans des periodes regulieres de secheresse dues a des hautes temperatures sur 4 a 5 siecles alternees avec des periodes de petite glaciation les siecles suivant pour recommencer de nouveau un nouveau millenaire de meme type.
      Les periodes de secheresse extreme generant meme tous les mille ans une baisse des eaux fluviales telle qu’il etait possible au plus fort des canicules de traverser la loire et la Seine a pied, la ou il n’etait pas possible de le faire en periode froide pluvieuse comme c’est encore le cas actuellement pour un temps qui va aller de plus en plus ves des etes tres chauds.
      Le Groenland va donc retrouver ses verts paturages d’il y a mille ans et les terres plus pres des poles redevenir vertes elles aussi et propres à etre cultivees et la vigne pourra de nouveau donner du raisin en Suede comme ce fut le cas il y a un peu moins de mille ans.
      Il y a aussi du bon dans ce rechauffement climatique qui s’annonce.
      Ceux qui ne sont pas contents sont les financiers qui pour le coup veulent nous faire porter sur le dos le financement des coûts pharaonesques de toutes leurs richesses portuaires et touristiques des bords de mer, qu’ils vont etre obliges de gerersoit par amenagements lacustres extremement onereux soit par abandon pur et simple des constructions qui subiront les submersions.dues a une certaines montee des oceans.

  16. Chère C de thoury
    Effectivement, ceux qui depuis le début tirent les ficelles, nous ont mis dans cette situation. Je parle de ceux qui ont tué Nicolas Tesla, le seul qui a cette époque charnière aurai pu faire basculer l’humanité vers un destin certainement meilleur, répartition des richesses, énergie gratuite.
    Nous serions désormais sur le chemin de la sagesse d’une humanité dite “CIVILISÉ”.
    Et pendant ce temps, nous perdons du temps au niveau de notre évolution galactique.
    La vie, n’est pas celle que vous voyez et son fonctionnement pas si simple
    Nos guides sont là pour nous aider en comprendre le côté métaphysique et ses rouages.
    Dessiner 9 points symétrique et vous les reliez par quatre droites qui ne doivent pas se croiser.

    • énergie gratuite? Sans doute une invention du grand physicien Benoît Hamon! Je n’ai pas le niveau pour suivre de tels penseurs dans leur fulgurance.
      Vous regardez trop star wars. Dans cette saga, le problème de l’énergie ne se pose jamais. Les héros se déplacent sur toute la galaxie sans jamais se poser la question. Sans doute l’héritage de Benoît Hamon, le père de l’énergie gratuite. Comme dirait Obiwan Kenoby: c’est le côté métaphysique de la force!

  17. Erratum, vous n’affirmez pas que la partie bleue représente le rayonnement issu de la Terre bloqué par l’atmosphère mais “la chaleur renvoyée par la Terre”, mes excuses. Cela dit, c’est tout aussi erroné et ça ne change pas mon propos : puisque la partie représente uniquement la fraction du rayonnement que l’atmosphère laisse passer, il est normal que le CO2 n’absorbe pas les longueurs d’onde correspondantes et il est impossible d’en déduire que la contribution du CO2 à l’effet de serre est marginale.

    • Vous faites erreur. Cette courbe ne représente pas la “fraction du rayonnement que l’atmosphère laisse passer” comme vous le dites. La partie bleue du graphique présentée, et bien le rayonnement thermique émis par la Terre, qui va donc monter vers l’atmosphère, qui va jouer son rôle d’absorption.

      En refroidissant, la Terre va rayonner comme ce que l’on appelle en physique un “corps noir”, et pour une température moyenne de 288 K (soit 15°C), la loi de Wien donne comme résultat un rayonnement émis avec un maximum à la fréquence de 10 µm. C’est bien le pic que vous avez sur la courbe bleue. D’autre part, si l’on applique l’équation de Planck, on trouve que 95% du spectre d’émission sera compris entre 5 et 40 µm. C’est bien la plage (pas très visible sur le schéma en question je vous le concède) de la courbe bleue. Donc, la courbe en question représente bien l’émission de chaleur dans la gamme IR de la Terre.

      Le CO2 a plusieurs plages de vibrations, dont la déformation angulaire à 15 µm, et Planck nous indique que son domaine d’absorption se situe entre 14 et 17 µm comme je le précise dans mon texte. Plage qui se trouve bien dans la plage d’émission terrestre (5 à 40 µm), et qui capte 10% de l’énergie thermique de la Terre. La fréquence de vibration ne pouvant être modifiée, quelque soit le volume de CO2 dans l’atmosphère, il ne pourra jamais absorber plus que cette fraction.

      Enfin (j’ignore votre niveau de connaissance, mais je continue), concernant l’eau (H2O), elle a 2 vibrations qui se trouve dans la plage terrestre à savoir 6.3 µm et 2.7 µm (j’ai un doute, entre 2.7 ou 2.9, je vous donne cette valeur de mémoire), qui sont les vibrations angulaire et asymétrique. Ces 2 fréquences, absorbent 12% et 48% de l’émission thermique terrestre, soit un total de 60%. Et là aussi, cette fraction ne changera jamais.

      Concernant le phénomène de saturation en absorption du CO2, il me semble que c’est vous qui avez demandé des détails ? Au delà de ce que je vulgarise volontairement dans ma tribune, je vous renvoie aux excellents travaux du physicien Happer, et plsu particulièrement à sa dernière étude sur le sujet (en fait sur 5 gaz GES) : https://arxiv.org/pdf/2006.03098.pdf

      J’espère avoir répondu à votre interrogation…

  18. Tout d’abord, je vous remercie du temps consacré à me répondre. Je comprends notre mésentente… Par “partie bleue”, j’entendais l’histogramme bleu sous la courbe bleue et non la courbe bleue. Pour le reste, je m’en vais trouver personne plus compétente. Comme le disait Carl Sagan, à affirmation extraordinaire, preuve extraordinaire 😉

    Bonne soirée

  19. Encore moi… Au regard de votre affirmation, comment expliquer les innombrables courbes qui nous montrent l’évolution parallèle des températures moyennes à la surface du globe et de la concentration en CO2 dans l’atmosphère ? Je sais que corrélation ne veut pas dire cause mais pour autant, serait-ce une simple coïncidence ?

    Merci d’avance de votre réponse.

  20. Bonjour
    J’étais intrigué par le raisonnement conduisant au faible rôle du CO2. J’ai donc creusé un peu, et c’est loin d’être simple (Donc merci de m’avoir forcé à faire ces recherches). Cependant :
    – primo : le document de M. Richet publié sur le site Copernicus a été retiré après revue par le comité de rédaction de la revue. Sa théorie sur le décalage du taux de CO2 vs la remontée des températures a été discréditée dans le contexte du CO2 anthropique.
    – secundo : le document publié par l’Union des professeurs de physique et de chimie en 2011, et très justement intitulé “L’effet de serre atmosphérique : plus subtil qu’on ne le croit !”, semble effectivement trop subtil pour le lecteur rapide. Pourtant, il analyse en détail l’impact d’une augmentation de concentration de CO2 sur la concentration de vapeur d’eau (qui elle, n’est pas encore saturée en absorption) et montre qu’un modèle à “une couche” est largement insuffisant pour modéliser l’effet de serre de notre atmosphère. Il y a donc bien un “vrai” problème avec le CO2 accumulé depuis 170 ans… (tout ce passe en altitude) et les modèles ont bien évolué depuis 2011.
    – tertio : la vapeur d’eau présente dans notre atmosphère est alimentée par les océans et non par notre consommation en eau. La boutade est un peu mal placée.

    En tant qu’ingénieur, vous avez de quoi décrypté les travaux du Working Group I sur les bases scientifiques utilisées dans les travaux du GIEC :
    – chapitre 5 sur le cycle du carbone (à partir de la page 687 du rapport final)
    – chapitre 8 sur le cycle de l’eau
    – chapitre 9 sur le rôle des océans
    Ce sont des références plus complètes que le résumé pour Policymakers

  21. Bonjour,

    Comme 37Spitfire, je vous remercie également de m’avoir poussé à faire mes propres recherches. Voici donc mes commentaires éclairés à la lumière de ces nouvelles informations :
    – j’ai lu le papier de Dufresne et Treiner (https://lameteorologie.fr/issues/2011/72/meteo_2011_72_31) que vous citez vous-même. On peut y lire “la vapeur d’eau, responsable d’environ 60 % de l’effet de serre,et le dioxyde de carbone, responsable d’environ 25 %” là où vous écrivez “selon les données officielles (pas des données complotistes ici !), le CO2 pèse pour +/- 5%”. Pourriez-vous nous dire svp où se trouve cette donnée officielle de 5% (et, au passage, pourquoi “+/-” ?) ?
    – ensuite, toujours dans ce même article, il est clairement expliqué que oui il y a un effet de saturation de l’absorptivité du CO2 mais qu’une augmentation de la concentration de C02 augmente l’altitude d’émission – et donc diminue la température du rayonnement émis vers l’espace – et qu’en conséquence, le haut de l’atmosphère se réchauffe, puis l’ensemble de l’atmosphère par convection. J’imagine que c’est décrivez quand vous faîtes référence à l’effet de couche dans votre article mais sur quelle base affirmez-vous que ce phénomène “implique des variations faibles, marginales” ?
    – Enfin, concernant les calculs du professeur Gervais, il s’est lui-même corrigé (https://www.climato-realistes.fr/vous-avez-dit-urgence-climatique/, voir “complément du 17 Janvier 2022”) : “Avec ces nouveaux chiffres, le réchauffement induit par les émissions humaines de CO2 en 2019 est de (0,45 +- 0,18)/ 1000 GtCO2 * 43 GtCO2 = 0,018 +- 0,008 °C (et non de 0,007 +- 0,003 °C)” avant de conclure que “sur les sujets évoqués dans l’article, le GIEC ne semble pas se contredire.” Entre autres erreurs d’interprétation, les émissions cumulées dans l’atmosphère évoquées par le GIEC ne sont pas la seule “airborne fraction” mais bien l’ensemble du CO2 émis par les activités humaines.

    Merci par avance de vos réponses et merci également de bien vouloir reprendre les calculs du professeur Gervais que vous citez.

    • @maxgpn et 37sptifire,

      Messieurs, en réponse à vos remarques :

      1/ l’article de Futura Science cité dit : “« Il s’agit même du principal gaz à effet de serre, puisque la vapeur contribue pour 60% à l’effet de serre planétaire, contribution qui monte jusqu’à 90% si l’on considère aussi les nuages. ». Donc, en totalité, et pas seulement la fraction en haute atmosphère, si l’eau pèse pour 90% le CO2 ne peut pas peser pour 25% ! Mais c’est un arrangement souvent utilisé de ne comptabiliser qu’une partie de H2O afin d’augmenter la part du CO2, une des nombreuses subtilités pour servir “la cause”…

      Tenant compte des autres gaz, comme le Méthane, l’ozone, etc. qui ont aussi un rôle, le % restant attribuable au seul CO2 est estimé à +/- 5%. Concernant le “+/-“, il s’agit là de renvoyer à l’approximation de ce type de données, car, aussi incroyable que cela paraisse, à ce jour, personne (ou presque) n’est d’accord avec une définition exacte de “l’effet de serre”, ni avec les mesures en résultants. De fait, toutes les données liées à ce phénomènes sont des approximations “+/-“.

      On notera que pour “brouiller les pistes” (?), il existe de grandes confusions dans les différents articles, entre les gaz d’origine naturelle, ceux dit anthropique, l’effet additionnel, l’exclusion de certaines valeurs, etc…
      Dans certains articles, le CO2 est affublé d’une responsabilité à hauteur de +/- 60%, car on parle là que de la partie additionnelle émise par l’humanité, en excluant tout le reste ! sans raison valable.
      Dans d’autres, le CO2 est chargé d’une responsabilité à 25%, car ici on écarte volontairement les nuages qui pourtant ont bien un rôle non négligeable, mais bon, cela marque mieux les esprits.
      Dans d’autres encore, c’est le chiffre de 80% qui ressort, dans ce cas on fait une confusion que le grand public ne voit pas, entre le rôle dans l’absorption IR, et le volume uniquement anthropique du CO2…

      Je m’arrête là, mais je pourrai vous citer une vingtaine de chiffres différents.

      Si on prend en compte la totalité des acteurs ayant un rôle dans le blocage des fréquences émises, le CO2 pèse pour +/-5%. Certes c’est moins vendeur, cela fait moins peur, mais c’est la réalité…

      2/ c’est effectivement ici l’effet de couche que vous exprimez, et qui est très utilisé par le GIEC depuis l’AR4 pour essayer d’expliquer la responsabilité supposée du CO2, puisque ça responsabilité directe ne peut être évoquée comme ce fut le cas dans les premiers rapports, avant que nombre de scientifiques rappellent quelques vérités.

      Ainsi, pour le GIEC la définition d’un des phénomènes de l’effet de serre n’est pas celle que l’on a dans une « serre », mais renvoie à la notion suivante : « le rayonnement infrarouge émis vers l’espace est moindre que ce qu’il aurait été en l’absence de ces absorbeurs parce que la température décroît avec l’altitude dans la troposphère avec pour conséquence un affaiblissement de l’émission. » Vulgarisé sous le nom de « effet de couches ».

      Syukuro Manabe, Nobel de physique en 2021, spécialiste du climat, est le spécialiste de la modélisation du CO2 dans la basse et haute atmosphère. Il est le plus cité dans les publications sur ce sujet : Manabe, S., Strickler, R.F., 1964, thermal equilibrium of the atmosphere with a convective adjustment, J. Atmos. Sci. 21, 361, cité 1060 fois dans les revues internationales à comité de lecture, Manabe, S., Wetherald, R.T., 1967, thermal equilibrium of the atmosphere with a given distribution of relative humidity, J. Atmos. Sci. 24, 241-259, cité 1890 fois.

      Or, pour résumer sa théorie, les molécules de CO2 à haute altitude ne reçoivent pas le rayonnement émis par la Terre. Tout a été absorbé dans une couche d’air à une altitude inférieure, opaque au rayonnement aux deux fréquences de vibration de la molécule…

      Par manque de temps, je recopie ci-dessous une analyse faite sur ce fait :
      « Le rayonnement absorbé est-il réémis ? Pratiquement pas à trop basse altitude, car le temps de relaxation, temps qui serait nécessaire pour que l’énergie absorbée soit rayonnée, est trop long devant la probabilité de collisions avec les molécules voisines. Manabe proposa donc que la chaleur dissipée par collisions soit transportée par convection à haute altitude. L’air de plus en plus raréfié limite les collisions entre molécules. L’émission thermique devient alors prépondérante. Si la concentration en CO2 augmente, la densité optique à la fréquence d’absorption augmente elle aussi. Pour retrouver des conditions d’émission efficientes, le mécanisme radiatif va devoir faire appel à une couche de gaz à une pression moindre, donc à une altitude un peu plus élevée. Dans la troposphère, en dessous d’environ onze kilomètres, la température diminue avec l’altitude. L’émission thermique décroît avec la température. Le point clé de la théorie de Manabe réside ainsi dans la baisse d’efficacité émissive du CO2 à une altitude un peu plus élevée dans la troposphère. Qui dit affaiblissement de l’émission vers l’espace dit réchauffement de la Terre.

      Au-delà de la théorie, que nous apprennent les observations ? De 1993 à 2020, ces 27 années ont vu l’envoi dans l’atmosphère de pas moins de ~ 44 % de tout le CO2 émis depuis le début de l’ère industrielle. On devrait donc en vérifier un impact aussi épouvantable que le prévoient les modèles, en particulier sur la température à l’altitude à laquelle la chaleur est censée être déposée par convection et là où l’effet de serre atmosphérique est présumé prendre tout son sens. Nous disposons de mesures de température dans la basse stratosphère, fournies par les satellites RSS et UAH (www.climate4you.com). Les résultats ont le mérite d’être clairs. Après les perturbations engendrées par des éruptions volcaniques majeures, aucune évolution significative de température n’a été observée depuis 1993, questionnant la théorie. Le modèle prévoit un « hot spot », un point chaud, vers 10 km d’altitude sous les tropiques. Mais la température à cette altitude n’a pas varié ni sous les tropiques, ni ailleurs, depuis les quatre décennies depuis lesquelles elle a été mesurée. Manabe lui-même et ses collègues [Fu, Q., Manabe, S., Johanson, C.M., 2011. On the warming in the tropical upper troposphere: Models versus observations. Geophys. Res. Lett. 38, L15704] se sont ainsi interrogés par la suite sur les écarts entre modèles et observations. Comme Manabe le confiait à son collègue de Princeton Freeman Dyson, Prix Nobel de Physique, qui l’a rapporté en 2016 dans une interview, les modèles de climat sont un très bon outil pour comprendre le climat mais un très mauvais pour le prédire… »

      3/ Attention, le Pr Gervais ne s’est pas « corrigé » comme vous dites, il fait réponse à un addendum , qui lui effectivement estime une variation de 0,018 +- 0,008 °C.

      Et le Pr Gervais d’expliquer :
      « De quelle fraction de degré ces 16 GtCO2 ajoutés annuellement à l’atmosphère ces derniers temps la réchauffe-t-elle ? Si l’on prend une sensibilité climatique inférieure à 1°C en se référant à un corpus de plus de 100 travaux publiés dans des revues internationales à comité de lecture que pour autant le GIEC se garde bien de citer, le réchauffement annuel serait inférieur à 16/3250 x 1°C = 0,005°C.

      La sensibilité climatique indique de combien de degrés la Terre se réchaufferait si la concentration de CO2 doublait dans l’atmosphère. Il y en a actuellement 417 ppm, donc 3250 GtCO2 dans l’atmosphère. Au rythme d’augmentation de 16/3250 = 0,5 % par an, le doublement attendra, vraisemblablement au-delà de la fin de ce siècle. On peut trouver la liste de ces plus de 100 travaux publiés et ignorés du GIEC dans ma dernière publication dans Science of Climate Change. »

      On retombe ici peu ou prou sur les 0.007°C calculés initialement, mais par un autre chemin avec des variables différentes, d’où l’écart.

      Bien à vous,

      • Bonjour.
        Je constate que vous ne répondez pas à mon argument concernant l’effet induit sur la concentration en vapeur d’eau. Manque de temps ou à cours d’argument ?
        Je vais en rester là, car puisque vous citez un prix Nobel, prenez au moins le temps de lire ses travaux (et pas ceux qui le cite). Pour info, vous faites référence à des recherches de 1967, que Watanabe admet lui-même avoir complété ensuite pendant plus de 20 ans.
        Il vous expliquera mieux que moi le rôle majeur de l’effet induit par le CO2 sur la concentration en vapeur d’eau dans un cycle global. C’était le sujet de sa conférence du prix Nobel en 2021, ici : https://youtu.be/-VNKJ2IbRoo
        Il y a trop de souci de méthodes dans vos articles d’opinion pour que je continue à les lire.
        Cordialement

  22. 1) Dois-je conclure que la donnée “officielle” des +/- 5% que vous mentionnez n’est autre que votre propre approximation déduite d’une page Futura Science qui ne mentionne ni sa source ni son auteur ? Je ne doute pas du sérieux de Futura Science ni que vous ayez de meilleures sources pour étayer ce chiffre. En attendant, je trouve très trompeur de votre part de parler de “données officielles”. Tout comme je trouve très trompeur d’écrire “la partie à droite coloriée en bleue, (la chaleur renvoyée par la Terre)” car si la courbe bleue du haut représente probablement le rayonnement de corps noir de la Terre, la courbe du dessous dont l’aire est effectivement coloriée en bleu représente elle le rayonnement que l’atmosphère laisse passer (je cite Dufresne à nouveau : “Notons, entre 8 et 16 micromètres, une fenêtre d’absorption faible qui implique que dans cette gamme de longueurs d’onde le rayonnement émis par la surface de la Terre traverse l’atmosphère et s’échappe dans l’espace.”).

    2) Je ne crois pas que vous répondiez à ma question de savoir ce qui vous permet d’affirmer que l’effet de couche a un rôle marginal / nul. Au lieu d’une démonstration, vous me citez simplement un article du Pr Gervais (encore lui…) qui ironise sur le prix Nobel de Manabe et qui balaye sa théorie en pointant du doigt le fait que le hot spot attendu par les modèles n’ait pas été observé. Or, si j’en crois cette page (https://skepticalscience.com/tropospheric-hot-spot.htm), le hot spot troposphérique anticipé par les modèles est UNE des conséquences attendues du réchauffement climatique, et ce indépendamment du mécanisme qui l’entraîne (ce n’est pas une conséquence propre à la théorie de Manabe). Rejetez le rôle de l’effet de couche sur la seule base que l’on observe pas de hot spot, c’est jeter le bébé avec l’eau du bain. D’ailleurs, de ce que j’ai pu constaté dans mes lectures, il y a un fort débat autour des mesures de températures atmosphériques par les satellites – et donc, autour de l’absence / existence de ce hot spot – (https://wattsupwiththat.com/2022/03/25/uah-vs-rss/, https://global-climat.com/2020/10/08/comparatif-des-differentes-mesures-de-temperature-globale/, https://www.drroyspencer.com/2019/04/uah-rss-noaa-uw-which-satellite-dataset-should-we-believe/, https://skepticalscience.com/tropospheric-hot-spot.htm…). Comment, dès lors, M Gervais peut-il affirmer que “Les résultats ont le mérite d’être clairs” ?

    Il est reproché au GIEC d’avoir une communication ambigue et de masquer une réalité plus subtile qu’elle ne l’est. Il me semble que la remarque s’applique également ici.

    3) Vous avez entièrement raison, j’ai lu trop vite et j’ai confondu la synthèse des remarques avec la réponse de l’auteur. Mes excuses. Je ne comprends toutefois pas la réponse du Pr Gervais qui note lui-même que le graphique SPM10 illustre une relation linéaire entre le réchauffement observé et les émissions totales de CO2 (y compris celles captées par le sol et les océans [“Ce n’est pas ce qui reste dans l’atmosphère et qui est donc susceptible de réchauffer la Terre, qui est présenté dans la figure.”]) à raison de 0,45° de réchauffement pour 1000 Gt de CO2 mais qui maintient malgré tout son calcul en ne retenant que le C02 effectivement resté dans l’atmosphère (airborne fraction) ?? Puisque c’est le calcul que vous reprenez, je veux bien votre point de vue là dessus.

    J’en resterai sûrement là-dessus. Non pas que je ne veuille plus échanger mais lire tous ces articles prend du temps et je reprends ma vie de famille demain. Je lirai toutefois avec beaucoup d’intérêt votre réponse et répondrai de nouveau si j’ai le temps. À vos lecteurs qui voudraient eux aussi un autre son de cloche que le vôtre, voici une page très instructive mais en anglais malheureusement : https://skepticalscience.com/empirical-evidence-for-co2-enhanced-greenhouse-effect-basic.htm

    Cordialement.

    • @maxpgn,

      de la discussion nait la lumière dit-on. Et fondamentalement, le plus important dans cette histoire est d’échanger et de rechercher, au lieu de prendre pour argent comptant ce que raconte un organisme de l’ONU dont les intérêts ne sont pas la recherche du bien commun…

      Bonne journée,

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