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France : Société

Cliniquement morte, elle se réveille

Lydia, 60 ans, se rend lundi dans le service d'oncologie pour subir une séance de chimiothérapie. À 9h10, elle reçoit une perfusion et avale un comprimé, puis son état se dégrade alors à une vitesse vertigineuse… Son fils raconte la suite :

"Le médecin urgentiste m'a dit que ma mère avait fait un accident cérébral, qu'elle était toute bleue et dans le coma. Il faudra prendre une décision pour débrancher la machine".

La famille obtient le transfert de Lydia au CHU de Bordeaux par le Samu. Après 14 heures d'absence totale, Lydia annoncée «cliniquement morte» s'est réveillée en disant : «Ah, qu'est-ce que je suis bien, j'ai bien dormi !». Yves Noël, directeur de la polyclinique, estime que «C'est une forme de miracle». Il admet que l'urgentiste a commis une «erreur de communication» mais pas «une erreur médicale car il lui a sauvé la vie». Du côté de la famille, après le soulagement, c'est la colère qui prend le dessus :

«On allait donner le permis de tuer notre mère».

La définition de la mort cérébrale pose toujours un problème.

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8 commentaires

  1. Difficile de comprendre ces gens qui, loin de se réjouir de la “résurrection” de leur mère (atteinte d’un cancer! excusez du peu) se fâche après le médecin. Que se serait-il passé s’il n’y avait pas eu de médecin?
    Précision: je ne suis pas médecin.

  2. oui cette définition pose un réel problème et nous oblige à envisager le don d’organe avec énormément de vigilence

  3. En l’occurrence c’est un scanner pratiqué au CHU pour vérifier la mort cérébrale qui a montré qu’elle n’était pas morte et qui a conduit à maintenir la respiration artificielle jusqu’à ce qu’elle se réveille vers 23h.

  4. Votre article mélange tout. La mort encéphalique clinique ne suffit pas à prononcer un décès, il faut impérativement des examens cliniques qui démontrent la mort effective du cerveau. Et s’ils sont positifs, l’arrêt cardiaque est inéluctable à court terme, personne ne pouvant rester en vie avec un cerveau non perfusé.
    Ce qui s’est passé dans ce cas là, c’est un coma s’annonçant comme irréversible, mais ne l’étant pas. Le pronostic des comas est aléatoire, pas la notion de mort cérébrale (qui, biologiquement parlant, revient à une décapitation).

  5. Et si la définition de la mort cérébrale pose toujours un problème, que doit-on penser du moment où sont faits les prélèvements d’organes ?

  6. Tout est fait pour FORCER les gens a laisser prélever leurs organes. En visitant les divers sites web, on a droit a un véritable bourrage de crane.
    En revanche, pour s’y opposer, tout est fait pour rendre la démarche difficile.
    J’ai réussi a trouver l’endroit ou l’on peut s’inscrire pour éviter le prélèvement d’organes:
    http://www.dondorganes.fr/IMG/File/formulaire_registre_refus.pdf

  7. BRAVO la Gueuse !
    Industrie de la MORT !
    Chrétiens, OUI, mais pas VEAUX !
    L’OURS EN COLERE

  8. Je crois que nous sommes plutôt devant soit la bêtise ou l’incompétence d’un médecin qui a parlé d’un domaine qu’il ne connaissait pas (cette clinique n’a aucun service de neurologie ou réanimation ou neurochirurgie), ou des dérives possibles des procédures de limitation et arrêt des thérapeutiques actives mal appliquée (“LATA” expliquées ici http://www.srlf.org/download/recom.LATA.pdf ).
    Si la famille dit vrai (“Ils voulaient nous faire signer une décharge pour débrancher la machine qui la faisait respirer. Si on l’avait fait, cela aurait été comme signer son acte de mort”) cela me parait totalement déraisonnable car on ne doit jamais prendre ce genre de décision si rapidement et surtout sans avoir un diagnostic. De plus on ne fait jamais “signer une décharge” à la famille car les recommandations (ci-dessus) disent bien que “dans le cas d’une discussion de limitation ou d’arrêt de thérapeutique(s) active(s), les proches ne sont pas décisionnels mais doivent être consultés”.
    Il faut en savoir plus pour se prononcer mais visiblement nous ne sommes pas dans le débat sur la mort cérébrale.

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