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L'Eglise : Le Vatican

Célibat des prêtres : qu’a dit le Cal Hummes ?

Le Cardinal Hummes, qui doit remplacer le Cal Hoyos prochainement à la tête de la Congrégation pour le clergé, aurait estimé que l’Eglise catholique peut être amenée à rediscuter du célibat des prêtres car la question ne relève pas du dogme mais de la discipline interne :

"Même si les prêtres célibataires font partie de l’histoire et de la culture catholique, l’Eglise peut réfléchir à cette question parce que le célibat n’est pas un dogme mais une norme disciplinaire".

Pire, il aurait osé même dire :

"L’Eglise n’est pas figée, mais une institution qui change et qui doit changer".

Evidemment, la presse en fait des choux gras. Très gras même. A tel point que le VIS a publié un démenti, ou plutôt une précision :

"Suite aux réactions suscitées par mon interview parue dans le journal ‘Estado de Sao Paulo’, je désire préciser comme suit :

Cardhummes "Au sein de l’Eglise, il a toujours été très claire que l’obligation au célibat pour les prêtres n’est pas un dogme mais une norme disciplinaire. De ce fait, il est valable pour l’Eglise latine mais non pour les rites orientaux, où à part les communautés unies à l’Eglise catholique, il est normal que les prêtres soient mariés. Cependant, il est aussi claire que la norme du célibat pour les prêtres dans l’Eglise latine est très ancienne et se base sur une tradition consolidée et sur d’importantes raisons de caractère tant théologique et spirituel que pratique et pastoral réaffirmés par les Papes [encyclique].

De fait, lors du récent synode des évêques sur les prêtres, l’opinion la plus diffusée parmi les pères était qu’une extension de la règle du célibat ne serait pas la solution pour résoudre le problème de la diminution des vocations. Ce problème a de nombreuses causes, à commencer par la culture moderne sécularisée comme le démontre l’expérience des autres confessions chrétiennes qui ont des prêtres ou pasteurs mariés [Bafweb fait la juste distinction entre le sacerdoce d’hommes mariés, courant chez les Orientaux, et le mariage des prêtres, interdit partout. NDMJ].

D’ailleurs ce problème n’est pas actuellement à l’ordre du jour des autorités ecclésiastiques, comme cela a été nouvellement affirmé lors de la dernière réunion des chefs de dicastères avec le Saint-Père".

Les choux gras de la grosse presse font choux blancs.

Michel Janva

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8 commentaires

  1. Il ne peut être discuté du célibat des prêtres. La prêtrise représentant la plénitude sacramentelle. Un cardinal le sait très bien. En revanche la question qui sera peut-être un jour abordée est celle de l’ordination des hommes mariés. Combien, venant d’autres églises chrétiennes, rejoignent d’ailleurs chaque année l’Eglise catholique ?
    BdM

  2. Les questions sous jacentes sont celles des vocations d’une part et de l’affectivité des prêtres d’autre part.
    Pour le premier point, il s’agit surtout d’un grave déficit dans la FOI et la formation chrétienne, la notion de don de soi à la suite du Chrsit étant passée aux oubliettes. Quand la foi est là il y ades prêtres prêts à offrir leur vie, il y a aussi des saints.
    Pour le deuxième point,il s’agit d’éducation à la maitrise de soi, de ses pulsions et de replacer son affectivité à sa juste plac, dans un monde hyperérotisé où compte en priorité l’assouvissement de tout désir.
    L’accès au sacerdoce d’hommes mariés résoudrait peut être des mal-être affectifs mais ne résoudrait pas la question de la foi.
    La preuve, c’est que les chiffres du diaconat permanent de laïcs mariés largement encouragé pourtant sont loin d’exploser…
    Il s’agit donc bien d’un problème plus profond.

  3. Avec plus d’un milliard de fidèles, il n’est pas étonnant d’entendre quelques voix discordantes de temps à autres. Encore faudrait-il que ces voix soient nécessaires pour un débat constructif et non tronqué d’avance.

  4. 1_Lorsque Hummes ose déclarer que « lors du récent synode des évêques sur les prêtres, l’opinion la plus diffusée parmi les pères était qu’une extension de la règle du célibat ne serait pas la solution pour résoudre le problème de la diminution des vocations. » il affirme une contre vérité. Les pères lors de la 11° session ont conclut ainsi selon Zénith :  »
    La 11e aborde la question des parties du monde manquant de prêtres : les pères du synode rappellent l’importance du « don inestimable du célibat ecclésiastique dans la pratique de l’Eglise latine », et l’idée d’ordonnner des hommes mariés a été écartée. » Ce qui est conforme aux interventions diffusées en détail par Zénith et le VIS.
    2_Tant Paul VI que Jean Paul II ont rappelé que la question du célibat pour disciplinaire qu’elle soit n’est pas une ‘pure discipline’ comme le rabâchent ceux qui veulent faire sauter cette pratique directement apostolique et enracinée dans le Mystère-Exemple du Christ-Prêtre (ce qui est d’ordre dogmatique)
    3_Il est malhonnete de mettre en contrepoints prêtres célibataires et prêtre mariés (orientaux ou antiques). L’histoire a établi qu’il n’y a jamais eu dans l’antiquité de prêtres mariés vivant maritalement mais comme frères et soeurs avec leurs épouses. La ligne célibat dès le sous diaconat a été promu puis a supplanté l’autre à cause des problèmes dus à la faiblesse humaine. Le Cardinal Stickler a publié un opuscule magistral chez Téqui sur le sujet, et le livre fondamental en français du P Cocchini sj vient d’etre republié par Ad Solem.
    4_le clergé marié vivant maritalement en Orient n’est pas une pratique originaire mais une concession à la faiblesse humaine. C’est pourquoi l’Orient a maintenu pour ceux qui exercent la plénitude du sacerdoce c’est à dire les eveques, le célibat (c’est pourquoi ce sont quasi toujours des moines)
    5_les Pères du synode de l’an dernier (cf Zénith et VIS) venus d’Orient ont décrit les problèmes insolubles du clergé marié vivant maritalement : divorces, pensions à payer aux ex et enfants (ce qui grève par ex. le budget des églises ukrainiennes)… En outre, le constat a été aussi établi que les églises au clergé marié recrutent pas mieux si ce n’est moins bien que l’église latine : Hummes aurait il déjà oublié ? A ce poste, bigre …

  5. Pourquoi les hauts dignitaires dans l’Eglise ne s’abstiennent-ils pas de donner des interviews, surtout quand il s’agit de graves sujets, dans des journaux ou des magazines, qui ne veulent que faire sensation?

  6. Cette nomination, nonobstant les précisions du cardinal, me laisse cependant un peu perplexe. Il y a plein d’autres Latino-américains ! Fallait-il ce gage pour les nostalgiques de la théologie de la libération ?

  7. Il est évident que la règle du célibat doit être gardée. Comment un homme marié, ayant des enfants ou petits-enfants peut être à la fois prêtre. Il ne peut avoir de vie de famille. C’est évident. Il sera tout le temps pris à droite et à gauche. De plus, on sait que des protestants mariés divorcent parfois.

  8. Jésus était seul, les prêtres doivent être seuls aussi.
    Le prêtre, pendant la messe, devient Jésus, incarné.
    Comment peut-on retrouver la pureté du Christ, si un prêtre se marie ?
    Et pourquoi pas des femmes prêtres pendant qu’on y est ?
    Cette voix venue du ciel, au baptême de Jésus par Jean-Baptiste, et à la Transfiguration n’a t’elle pas dit : « celui-ci est mon Fils »
    et non ma fille.
    Il faut que la foi et la spiritualité de l’Eglise redeviennent comme celles des apôtres.
    [Il me semble que les propos du Cal Hummes ont été déformés si on en croit le rectificatif qu’il fait ensuite. MJ]

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