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Démographie / France : Société

Chute de la natalité : la politique antifamiliale en cause

L'Express s'inquiète :

"Depuis quelque temps, le nombre des naissances enregistrées en France donne de sérieux signes de faiblesse. En 2017, il a baissé pour la troisième année consécutive, avec seulement 767 000 nourrissons, outre-mer compris. Loin, très loin de la glorieuse année 1971, où l'on avait frôlé la barre des 900 000 pour la seule métropole. Plus inquiétant : le "solde naturel" (ou le total des naissances moins les décès) en 2017 a atteint son plus bas niveau depuis… 1945. Et la dégringolade se poursuit cette année. Selon les tout derniers chiffres de l'Insee, seuls 285 600 bambins ont vu le jour entre les mois de janvier et de mai, soit 11 % de moins qu'en 2014…  Ici et là, certains se rassurent à bon compte, en rappelant une vérité première : la natalité dépend d'abord des mères potentielles. Dès lors que leur nombre baisse, il serait inéluctable que les naissances diminuent aussi. Le raisonnement, cependant, ne convainc guère dans la mesure où l'"indice conjoncturel de fécondité" – qui évite ce biais, en rapportant le nombre de naissances annuelles à celui des femmes en âge de procréer – s'affaisse lui aussi : de 2,03, en 2010, il est passé à 1,95, en 2015 et même à 1,88, en 2017 ! S'écartant dangereusement du seuil de renouvellement des générations, évalué à 2,07.

D'où les cris d'alarme qui retentissent désormais. Si cette pénurie se confirme, comment redevenir la première puissance démographique en Europe, devant l'Allemagne, comme cela était prévu ? Comment jouer les premiers rôles dans l'économie de demain ? Et, bien sûr, comment financer les pensions d'un pays vieillissant ? Le Conseil d'orientation des retraites vient de donner l'alerte. Longtemps, ses prévisions ont été fondées sur le maintien d'une fécondité de 1,95 enfant par femme. Les derniers chiffres, nettement plus faibles, représentent une menace majeure pour notre système de répartition."

Reste à comprendre les causes :

"Alors ? Alors, sur le banc des accusés, figure en bonne place un dénommé… François Hollande. Pendant son quinquennat, l'ancien chef de l'Etat a en effet radicalement réorienté la politique familiale française. Alors que, traditionnellement, les aides étaient les mêmes pour tous, il les a fortement réduites, notamment au détriment des ménages "aisés", modulant les allocations selon les revenus, diminuant les aides à la garde d'enfants, rognant la prime de naissance, rabotant à deux reprises le quotient familial, qui prend en compte le nombre d'enfants dans le calcul de l'impôt sur le revenu… Cela fait beaucoup. […]

Une analyse corroborée par l'Unaf : "La révision à la baisse de la politique familiale a retiré au moins 3,5 milliards d'euros par an aux familles. Cela a certainement contribué à la baisse de la natalité. De plus, l'offre d'accueil de la petite enfance s'est elle aussi dégradée. En Europe, la France est passée de la 2e à la 18e place, entre 2007 et 2016, quand il s'agit d'évaluer la capacité de concilier vie familiale et vie professionnelle. Tout cela a assombri le climat d'ensemble." Pour sa défense, Hollande peut bien rappeler que le changement de météo avait commencé quand Sarkozy avait décalé l'âge de versement des allocations familiales. Il n'empêche : c'est bien sous son quinquennat que les discrets cirrus sont devenus d'inquiétants cumulonimbus. […]"

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10 commentaires

  1. Macron devrait s’y mettre à son âge : même pas UN seul enfant. Au lieu de parrainer les gay games.. Pourtant pour faire un petit, le mode d’emploi est à portée de tous, non ?

  2. L’article souligne que
    1) les femmes retardent l’arrivée du premier enfant (donc prennent le risque d’être dans l’incapacité d’en avoir d’autres, compte tenu de la baisse de la fécondité avec l’âge)
    2) la fécondité masculine est en baisse constante depuis des années (curieusement, on n’entend guère parler d’études sur ce sujet).

  3. Et nos élites s’en moquent car elles placent tous leurs espoirs dans le Grand Remplacement.

  4. Depuis 1945, seule la première part du foyer fiscal bénéficie de la décote. Ce qui veut dire que la part de l’épouse et celles des enfants sont imposées plus ras que la première. Deux smicards se mariant perdent la seconde décote ;
    leur impôt Irpp augmente de 900 euros par rapport à la somme de leurs impositions séparées de célibataires ou de cohabitants. Le programme commun de 1981 dénonçait la famille comme un frein à la socialisation des individus. La politique anti-familiale existe.Tant que les représentants familiaux ne seront pas reconnus comme partenaires sociaux à part entière, ils n’auront pas le pouvoir de se défendre dans les décisions prises sans eux…
    Le jeune femme qui se consacre à l’éducation, aux soins et à la garde de ses enfants quel qu’en soit le nombre, est comptabilisée comme inactive dans les comptes de la Nation…

  5. L’Express s’inquiète… Il a pourtant participé à la promotion de Macron. Comme on dit, “Dieu se rit de ceux qui maudissent les conséquences des causes qu’ils chérissent.”

  6. Ne soyons pas hypocrites. Ce n’est pas avec 220.000 avortements par an que l’on peut enrayer le déclin démographique.

  7. On supprime les bonus pour en avoir eu des enfants, maintenant il faudrait instaurer un malus pour n’en n’avoir pas eu .

  8. C’est sûr qu’avec toutes ces politiques sociétales anti-procréatives que sont l’avortement, le PACS , puis le mariage homosexuel, bientôt la PMA homosexuelle, puis assurément avant dix ans la GPA homosexuelle , on a qu’une envie , c’est de se la mettre sous le bras !
    Le plus risible est que ce soit l’Express qui s’en étonne…

  9. Jejomau vous lui conseillez l’infidélité ?
    Car on voit pas comment il peut faire un enfant avec sa femme vu l’âge de sa femme….
    Et puis désolé mais c’est pas une tare de ne pas avoir d’enfants.
    J’ai le même âge que lui je vous signale et j’en ai pas

  10. Borghi, je ne comprends pas pourquoi le PACS, fait baiser la natalité, dans ma famille mon fils est pascé il a trois enfants avec sa compagne, mon neveu il a deux enfants lui aussi, je vous rappelle qu’il a plus de PACS entre les “héteros”, donc on peut être pacsé, et avoir des enfants.Mais je rappelle que beaucoup de couple ne veulent pas d’avoir trop d’enfants, c’est leur choix et non pas parce que les allocations familiales ont baissé, en 1947 la femme devait repeupler la France, cette argument est devenu inutile. Les couples savent qu’ils doivent faire eux-même leur retraite, et,

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