Partager cet article

France : Société

Chronique de l’injustice d’aujourd’hui

En octobre 2008, Pascal, 42 ans, un père de famille de Dreux, avait été passé à tabac avec une violence inouïe. Il est mort un mois après. Côtes fracturées, poumons endommagés, visage si tuméfié que les ambulanciers eux-mêmes en seront «impressionnés»… Des blessures que le président du tribunal correctionnel résume en un mot : «tortures».

Faouzi Ben Gatta, 36 ans, détenu depuis les faits, était jugé hier. Déjà condamné pour violences, il était au moment des faits sous bracelet électronique. Juridiquement, on ne lui reprochait pas la mort de la victime. Une expertise médicale a conclu que les seules blessures n’avaient pas suffi à provoquer le décès, mais qu’une pathologie antérieure avait joué son rôle. À un cheveu des assises, le prévenu ne répondait donc au final « que» de violences volontaires. «Il l’écrasait comme un insecte, avec le plat du pied», dira un de ses complices. Eux reconnaîtront lui avoir «sauté dessus à pieds joints», d’où les côtes fracturées et l’hémothorax. Ils admettront avoir inventé une nouvelle manière de «ping pong» : avec la tête de la victime. La scène a duré deux heures.

Faouzi Ben Gatta a été condamné à cinq ans de prison, dont un avec sursis.

Partager cet article

9 commentaires

  1. 4 ans de prison c’est un peu long, ça risque de lui poser problème dans ses démarches d’insertion.

  2. INOUI !!!!
    Tout bonnement INADMISSIBLE !!!!

  3. 5 ans!!! j’en connais qui les auraient abbattus comme des chiens (et encore…) pour moins que ça.
    n’en déplaise à certains, il me semble bien que la france est devenue un vrai pays de m…., et ce à tous les niveaux…

  4. Ne vous inquiétez pas, ce monsieur ne fera que 2-3 ans de prison, pas plus.

  5. Les “influences”, les pressions sur les juges, les passe-droits, les “oublis” intentionnels, les vols et toutes sortes de magouilles sont le quotidien des juridictions françaises.
    Pour qui connaît les milieux judiciaires, il est certain que ceux-ci sont dominés par l’arbitraire. La valeur morale de la majorité des juges est très basse. Il existe cependant des juges héroïques, ils sont alors confinés dans des placards à balais.

  6. On a appliqué le tarif “homicide sur un père de famille hétérosexuel souchien”

  7. “Juridiquement, on ne lui reprochait pas la mort de la victime.” : n’importe quoi de la part de la justice, juridiquement on est responsable de sa victime comme on la trouve. Serait-elle morte si elle n’avait pas été torturé pendant deux heures ?
    Apparemment, la circonstance aggravante de barbarie n’a pas été retenue, pas plus que celle de récidive (encore un échec du gouvernement actuel), pas plus que le meurtre. Les juges fabriquent le droit.
    SOS racisme et le Mrap étaient-ils parties civiles ? Ou considèrent-ils toujours le racisme antioccidental comme normal (un occidental peut-être blanc, noir ou jaune). Va-t-il y avoir information, débats et indignations dans les médias, comme lorsque des “jeunes” trouvent la mort lors de poursuites avec la police dans les cités?
    Et pendant ce temps-là, un pauvre commerçant persécuté par la même justice depuis deux ans va comparaître aux assises pour avoir désarmé son agresseur et retourné l’arme contre celui-ci.
    Un des motifs de la révolution française, c’était l’état pitoyable de la justice. Notre Roi de parade, son dauphin et la nouvelle Marie-Antoinette devraient s’en souvenir

  8. le mépris total de l’humanité institutionnalisé : cela me paraît infiniment plus grave que les affaires que les médias tendent en hochets de diversion aux gogos et bien pensants cathodiques.

  9. A ce stade, il n’y a rien à attendre de la justice. Mais quand on voit ce qui se passe dans les banlieues, cela devient dangereux. Si la justice ne fait pas son boulot convenablement, si d’autres décident alors de la faire à sa place, on va droit à la guerre civile !

Publier une réponse

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Paramètres de confidentialité sauvegardés !
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Le Salon Beige a choisi de n'afficher uniquement de la publicité à des sites partenaires !

Refuser tous les services
Accepter tous les services