Christine Boutin : “je préfère la vie à la mort”

Christine Boutin vient de prononcer deux phrases intéressantes à propos de la polémique sur sa proposition de placement obligatoire des SDF en période de grand froid :

Photo_1228577589892-1-0 “Personne ne peut défendre une liberté qui conduise à la mort” (ici)


“En donnant le choix, nous laissons une liberté de principe à des personnes qui n’ont peut-être pas la possibilité d’exercer leur libre-arbitre” (ici)

Ces phrases sont intéressantes car elles auraient très bien pu concerner le débat sur l’euthanasie. Mais ce n’est pas le sujet ici…


Philippe Carhon 

2 réflexions au sujet de « Christine Boutin : “je préfère la vie à la mort” »

  1. yiannis

    Ainsi, dans la logique de Mme Boutin, un embryon ne saurait bénéficier du droit à la vie dans la mesure où toute vie conduit inexorablemet à la mort.
    Cette interprétation contestable illustre la nullité de grandes déclarations pseudo philosophiques susceptibles de justifier tout et son contraire. Ce qui évite tout engagement clair et précis.
    Par ailleurs, n’est-il pas honteux de mettre en doute la capacité des SDF à exercer leur libre arbitre. C’est en toute lucidité que certains d’entre eux choisissent de risquer la mort dans leur abri précaire en refusant d’être parqués dans des asiles sordides d’où on les chassera dès le lever du soleil.
    Soulignons qu’un individu en bonne santé ne meurt pas de froid par des températures de quelques degrés. La triste réalité c’est que,par suite de leurs déplorables conditions de vies, les SDF ne sont pas en bonne santé.
    C’est à cette situation qu’il faudrait s’attaquer.
    A l’heure où l’on trouve des milliards pour renflouer les financiers véreux et autre patrons voyous, qu’on ne me dise pas que la France ne pourrait pas construire en urgence quelques centaines de milliers de pré-fabriqués où les SDF pourraient retrouver leur dignité et des conditions de vie décente.
    En définive, les déclarations de Mme Boutin ne sont qu’un moyen de se donner bonne coscience sans hypotéquer son avenir politique.
    Absolument écoeurant !

Laisser un commentaire