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France : Société

“C’est notre cité. Vous avez 5 minutes pour dégager”

Des journalistes des Inrockuptibles découvrent la cité des Courtillières à Pantin (93).

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13 commentaires

  1. Je ne me lasserai jamais de cette pharse de Bossuet : “Dieu se rit de ceux qui déplorent les conséquences dont ils chérissent la cause”. Vous en voulez une autre ? Lisez cette fable de Jean de La Fontaine :
    Le chien et les chacals
    Du coquin que l’on choie, il faut craindre les tours
    Et ne point espérer de caresse en retour.
    Pour l’avoir ignoré, maints nigauds en pâtirent.
    C’est ce dont je désire, lecteur, t’entretenir.
    Après dix ans et plus d’homériques batailles,
    De méchants pugilats, d’incessantes chamailles
    Un chien est bien aise d’avoir signé la paix
    Avec son voisin, chacal fort éclopé
    À l’allure fuyante, que l’on montre du doigt
    Qui n’avait plus qu’un oeil, chassieux de surcroît,
    Et dont l’odeur, partout, de loin le précédait
    Voulant sceller l’événement
    Et le célébrer dignement,
    Le chien se donna grande peine
    Pour se montrer doux et amène.
    Il pria le galeux chez lui,
    Le fit entrer, referma l’huis,
    L’assit dans un moelleux velours
    Et lui tint ce pieu discours :
    « Or donc, Seigneur Chacal, vous êtes ici chez vous !
    Profitez, dégustez, sachez combien je voue
    D’amour à la concorde nouvelle entre nous !
    Hélas, que j’ai de torts envers vous et les vôtres,
    Et comme je voudrai que le passé fût autre !
    Reprenez de ce rôti, goûtez à tous les mets,
    Ne laissez un iota de ce que vous aimez ! »
    L’interpellé eut très à coeur
    D’obéir à tant de candeur.
    La gueule entière à son affaire,
    Il fit de chaque plat désert
    Cependant que son hôte affable
    Se bornait à garnir la table.
    Puis, tout d’humilité et la mine contrite,
    En parfait comédien, en fieffée chattemite
    Il dit : « Mais, j’y songe, mon cher,
    Nous voici faisant bonne chère
    Quand je sais là, dehors, ma pauvrette famille :
    Mes épouses, mes fils, mes neveux et mes filles,
    Mes oncles et mes tantes que ronge la disette,
    Toute ma parenté tant nue que maigrelette.
    Allons-nous les laisser jeûner jusqu’au matin ? »
    « Certes non ! » répliqua, prodigue, le mâtin,
    qui se leva, ouvrit, et devant qui passèrent
    quarante et un chacals parmi les moins sincères.
    Sans tarder cliquetèrent les prestes mandibules
    Des grands et des menus, même des minuscules.
    Ils avoient tant de crocs, de rage et d’appétit
    Ils mangèrent si bien que petit à petit
    Les vivres s’étrécirent comme peau de chagrin
    Jusqu’à ce qu’à la fin il n’en restât plus rien.
    Ce que voyant, l’ingrat bondit :
    « Ah ça, compère, je vous prédis
    Que si point ne nous nourrissez
    Et tout affamés nous laissez
    Tandis que vous allez repu,
    La trêve entre nous est rompue ! »
    Ayant alors, quoi qu’il eût dit,
    Retrouvé forces et furie,
    Il se jeta sur son mécène,
    Et en une attaque soudaine, il lui récura la toison,
    Aidé de toute sa maison.
    Puis, le voyant à demi mort,
    De chez lui il le bouta hors.
    Et l’infortuné crie encore
    « La peste soit de mon cœur d’or ! »
    Retenez la leçon, peuples trop accueillants :
    À la gent famélique, point ne devez promettre.
    Ces êtres arriérés, assassins et pillards
    Marchent en rangs serrés sous le vert étendard.
    Vous en invitez un, l’emplissez d’ortolans,
    Et c’est jusqu’à vos clefs qu’il vous faudra lui remettre.

  2. Ils n’ont rien compris, ces journalistes nés de la dernière pluie: ils étaient juste des figurants d’un tournage d’un clip vidéo (le TGV n’est qu’un accessoire qui peut être omis). Ils devraient être très fiers d’avoir participé à la réalisation d’une œuvre d’art…

  3. Les journalistes feraient bien leur travail ils seraient mieux accueillis.

  4. Bien fait. Ce sont les premiers à défendre la canaille, à parler “d’enfants” devant des gaillards d’1,80 qui massacrent des personnes âgées. Ces journalistes sont les premiers consommateurs de stupéfiants, ce sont eux qui transforment ces cités en casernes à voyous. Pour une fois qu’ils goûtent à leur propre médecine, on ne va pas en plus les plaindre!

  5. Les bourgeois de gauche bien-pensants devraient vivre dans ces quartiers avant de donner des leçons des avantages de l’immigration.

  6. Il est malheureux que la fugace “madone” des Inrockuptibles ,je veux parler de la fugace compagne de Montebourg, Audrey Pulvar n’ait pas été là pour mieux connaître ces quartiers auxquels va toute sa commisération!

  7. Grand bien leur fasse. Ils se font casser la figure par ceux qu’ils présentent toujours comme des victimes innocentes. Justice immanente.
    Merci à Zorro de nous partager cette fable prophétique.

  8. C’est notre pays. Vous avez 5 minutes pour dégager!
    “Ces êtres arriérés, assassins et pillards
    Marchent en rangs serrés sous le vert étendard.”
    VERT étendard? La Fontaine serait un prophète?
    [Si le film s’arrête à 15h30, c’est justement parce que les gros bras de la Tour Eiffel sont intervenus. MJ]

  9. C’est notre pays. Vous avez 5 minutes pour dégager!
    “Ces êtres arriérés, assassins et pillards
    Marchent en rangs serrés sous le vert étendard.”
    VERT étendard? La Fontaine serait un prophète?

  10. @Zorro
    Une autre fable de Jean de La Fontaine sur le même sujet :
    La Lice et sa Compagne
    Une lice étant sur son terme,
    Et ne sachant où mettre un fardeau si pressant,
    Fait si bien qu’à la fin sa compagne consent
    De lui prêter sa hutte, où la lice s’enferme.
    Au bout de quelque temps sa compagne revient.
    La lice lui demande encore une quinzaine ;
    Ses petits ne marchaient, disait-elle, qu’à peine.
    Pour faire court, elle l’obtient.
    Ce second terme échu, l’autre lui redemande
    Sa maison, sa chambre, son lit.
    La lice cette fois montre les dents, et dit :
    « Je suis prête à sortir avec toute ma bande,
    Si vous pouvez nous mettre hors. »
    Ses enfants étaient déjà forts.
    Ce qu’on donne aux méchants, toujours on le regrette.
    Pour tirer d’eux ce qu’on leur prête,
    Il faut que l’on en vienne aux coups ;
    Il faut plaider, il faut combattre.
    Laissez-leur prendre un pied chez vous,
    Ils en auront bientôt pris quatre.

  11. En fait s’il ne reste que cinq minutes pour dégager peut-t-on compter sur la République pour instaurer l’ordre. Si la République ne sait rien faire au moins elle sait se défendre. Donc partant du principe que l’ennemi de mon ennemi est mon ami l’on peut accorder à la République le droit de faire place nette des petits caids.
    Personne, je dis bien personne ne va les pleurer. Bien au contraire. L’exemple étant le Mali. C’est a dire que ce qui ne nous ressemble pas peut tranquillement disparaitre (je parle ici d’islamistes et consorts). En cela la République peut être très utile.
    Dès lors pourquoi ne pas pas faire de leur “cité” leur tombeau ?

  12. @Malloy
    La Fontaine et son époque savaient parfaitement ce qu’il en était de l’étendard vert. Les galères du Roi patrouillaient en Méditerranée.
    Quelques décennies plus tôt, le grand Cervantés notamment fut esclave chez les Barbaresques. Et bien sûr rappelons nous “Angélique” (le film)…
    La Fontaine est extraordinaire et inimité poète et observateur. Merveilleux La Fontaine
    Merci encore à Zorro et Jehan de profiter de ce fait divers de la bobitude allo-maman-bobo, pour nous faire apprécier encore et encore ceux de ses fables.

  13. @ C et Zorro,
    Je ne conteste evidemment pas cette epoque, la seule où la France fut grande; je regrette cependant que le Roi Soleil ait manqué de clairvoyance au point de s’allier avec le croissant dans son combat contre les Habsbourg au point de mettre en danger l’Europe entiere si Vienne etait tombée…
    Il a fallu attendre le siege atroce de Chypre pour que les nations chretiennes depassent leurs interets mediocres et s’unissent enfin contre l’ennemi commun à Lepante.
    Puisse cette leçon ne pas être oubliée.

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