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C'est arrivé un...

C’est arrivé un 8 juillet…

C’est arrivé un 8 juillet…

A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 8 juillet : saints du jour français ou en France.
    • St Auspice, évêque de Toul († Ve s.)
    • Bx Pierre Vigne, prêtre ardéchois, fondateur de la : « Congrégation du Saint Sacrement » († 1740)

Pierre Vigne, un pur Ardéchois, né à Privas, le 20 août 1670, dans une famille de commerçants. Il est leur cinquième enfant, mais seuls trois échapperont à la mortalité infantile, si fréquente à cette époque.

L’enfance de Pierre Vigne semble sans histoires et pourtant, selon une tradition ancienne, l’adolescent aurait abandonné sa foi catholique. Un jour, alors qu’il se rendait à Genève, il aurait croisé un prêtre portant le Saint Sacrement et aurait refusé de le vénérer. Son cheval se serait alors cabré et l’aurait précipité à terre. Ce fut pour Pierre une expérience décisive : il se convertit aussitôt et changeant de route, il partit pour le séminaire de Viviers.

Cette aventure est peut-être en partie légendaire, mais elle rend parfaitement compte de ce qui sera au cœur de la spiritualité de Pierre Vigne : sa dévotion eucharistique. Cette tradition, transmise au fil des siècles, explique parfaitement l’itinéraire du Bienheureux : saisi par Dieu, il lui consacre toute sa vie, à travers son ministère de prêtre, son engagement missionnaire et la fondation de la « Congrégation du Saint Sacrement ».

Ordonné prêtre à Bourg-Saint-Andéol, le 18 septembre 1694, il est nommé vicaire à Saint-Agrève. En 1700, il entre chez les Lazaristes, l’ordre fondé par saint Vincent de Paul, où il prêche des missions, de Lyon à Béziers, pendant cinq années. Il réintègre alors le clergé diocésain et on le retrouve aux Ollières, à Saint-Fortunat, entre autres. On pense à lui pour la cure de Privas, mais il n’ira jamais. En effet, en 1712, il arrive à Boucieu-le-Roi et il est séduit par le charme des lieux ; le vallon, les collines, tout lui évoque Jérusalem. Il décide d’y édifier un grand Chemin de Croix. Aujourd’hui encore, les Ardéchois et les Drômois viennent en nombre, le Vendredi Saint, participer au Chemin de Croix de Boucieu.

En 1713, une jeune fille de Nozières vient demander à Pierre Vigne des conseils sur une éventuelle vocation. D’autres la suivront bientôt….

Infatigable, Pierre Vigne continue ses missions dans les villages les plus écartés. Il est reconnu comme un grand prédicateur de la Miséricorde de Dieu et il passe des heures à confesser, à diriger les fidèles, à les instruire. Il n’oublie pas de favoriser l’éducation des jeunes gens et il s’efforce de soulager les misères. Sa charité est sans limite : il donne tout ce qu’il possède, il court au-devant des malades, comme en cette année 1722 où il va soigner les habitants de Rochepaule frappés par la peste.

Il meurt le 8 juillet 1740, au cours d’une mission, à Rancurel, dans le Vercors. Une foule accompagne son corps jusqu’à Boucieu où il est inhumé dans l’église paroissiale.

Pierre Vigne a été béatifié le 03 octobre 2004, à Rome, avec quatre autres Serviteurs de Dieu : Joseph-Marie Cassant, Anna Katharina Emmerick, Maria Ludovica De Angelis, Charles d’Autriche, par saint Jean-Paul II (Homélie du Pape).

  • le 8 juillet 1153 : décès du pape Eugène III.

Eugène III a été béatifié le 28 décembre 1872 par le pape Pie IX.

  • le 8 juillet 1621 : naissance de Jean de La Fontaine.

Jean de La Fontaine, né à Château-Thierry, est un poète, moraliste, dramaturge, librettiste et romancier français.Il meurt le 13 avril 1695 à Paris. Voir la chronique du jour.

Ses Fables sont l’un des plus grands chefs d’œuvre de la littérature française. Elles ont été écrites entre 1668 et 1694. Il s’agit comme son nom l’indique d’un recueil de fables écrites en vers, la plupart mettent en scène des animaux et contiennent une morale au début ou à la fin. Ces fables sont écrites dans un but éducatif pour le Dauphin.

  • le 8 juillet 1623 : décès du pape Grégoire XV.

Alessandro Ludovisi est le 234ème pape de l’Église catholique. Agé de 66 ans lors de son élection, il est un pape de transition. Ancien élève des Jésuites, il canonise Ignace de Loyola, François Xavier, Louis de Gonzague et Stanislas Kostka, tous membres fondateurs de la Compagnie de Jésus. Il confie à la Compagnie le soin de gérer l’université pontificale grégorienne. Grégoire XV améliore aussi le processus des élections pontificales et crée la congrégation pour la propagation de la Foi (Sacra congregatio de propaganda fide) par la bulle « Inscrutabili divinae providentiae », le 22 juin 1622. C’est lui qui confère à Richelieu le chapeau de cardinal. Voir la chronique du 9 février.

  • le 8 juillet 1740 : décès de Pierre Vigne, Père sulpicien fondateur de la Congrégation des Sœurs du Saint Sacrement.

Le père Pierre Vigne a été béatifié par le Pape Jean-Paul II le 3 octobre 2004.

  • le 8 juillet 1758 : bataille de Fort Carillon (Fort Ticonderoga).

Victoire des 3 600 hommes (dont les 400 Canadiens du Chevalier de Lévis) de Montcalm sur les 15 000 Britanniques et leurs alliés aux ordres du major général James Abercrombyau fort Carillon. Ticonderoga est au sud du lac Champlain, de nos jours dans l’État de New York. Au moment où Amherst assiège Louisbourg, le général Abercromby rassemble ses troupes la plus grande armée jamais vue en Amérique du Nord, soit environ 16 000 hommes, dont 6 000 hommes de l’infanterie régulière britannique.

L’attaque anglaise coûte à Abercromby 500 morts, 1 000 blessés et 20 disparus. Ses troupes se retirent vers le lac du Saint-Sacrement abandonnant armes, munitions et blessés. Les derniers assauts anglais ont été repoussés par un féroce combat à la baïonnette, au couteau et au sabre.

Le Fort Carillon était un petit édifice fait de retranchements, bâti à l’angle de la confluence entre le Lac Champlain et la Rivière de la Chute, au nord du Lac George (territoire anglais), chargé de surveiller la frontière entre les Treize Colonies britanniques et la Nouvelle-France.

  • le 8 juillet 1789 : des troupes royales commandées par le duc de Broglie et le général Besenval se massent autour de Paris

Le 26 juin 1789, Louis XVI a fait appeler à Paris, 3 régiments d’infanterie et 3 régiments de cavalerie stationnés dans l’Est. Environ 30 000 hommes s’installent au Bois de Boulogne, à St-Denis, et sur le Champ-de-Mars. L’Assemblée lui demande d’éloigner ses troupes.

  • le 8 juillet 1810 :l’île Bonaparte est prise à la France par les Britanniques, débarqués la veille.

L’île de la Réunion, retrouve son nom d’île Bourbon. Elle est rétrocédée à la France lors du Traité de Paris de 1814.

  • le 8 juillet 1827 : décès de Robert Surcouf, corsaire français.

Voir la chronique du 1er décembre.

  • le 8 juillet 1886 : décès de Joseph Hippolyte Guibert, cardinal français, archevêque de Paris.

Joseph Hippolyte Guibert, né le 13 décembre 1802 à Aix-en-Provence, et mort le 8 juillet 1886 à Paris, est d’abord nommé archevêque de Tours, puis de Paris de 1871 à 1886.Dès sa nomination, il s’occupe de faire construire la basilique dite du “Vœu National” à Montmartre. En 1873, il reçoit le chapeau de cardinal. En 1875, il inaugure l’Université catholique de Paris. Il doit affronter les mesures anti cléricales: suppression de la Faculté de Théologie de la Sorbonne, premières expulsions de congréganistes…

  • le 8 juillet 1937 : sortie de prison de Charles Maurras.

60 000 parisiens rendent un hommage national à Charles Maurras à sa sortie de prison, où il a été mis par les socialistes et les communistes du Front populaire. C’est la maréchale Joffre qui préside au Vélodrome d’hiver, où 30 000 Parisiens l’ovationnent. Tous les dirigeants républicains ou monarchistes sont présents, seul manque le colonel de la Roque, président du PSF, le parti social français.

  • le 8 juillet 1940 : les Anglais attaquent la marine française par traîtrise dans le port de Dakar.

L’escadre britannique de Freetown, habituée à faire escale dans la grand port français, attaque avec un porte-avions les navires français, dont un des plus puissant : le Richelieu qui vient à peine d’entrer en service.

Voir les chroniques des 12, 13, 16, 17, 23 juin et des 2, 3 et 11 juillet.

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