Bannière Salon Beige

Partager cet article

Histoire du christianisme

C’est arrivé un 20 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 20 août : fête de Saint Bernard de Clairvaux, abbé et Docteur de l'Église.

Saint Bernard est né vers 1090, il entre à vingt-ans à l'abbaye de Cîteaux fondée quelques années auparavant par Saint Robert de Molesmes. Il contribue grandement au développement de l'ordre cistercien en parcourant les routes d'Europe. Saint Bernard est envoyé à Clairvaux, en 1115, pour y fonder l'abbaye, dont il devient le père-abbé jusqu'à sa mort. Lors du Schisme de 1130, il soutient sans retenue Innocent II contre l'antipape Anaclet II. En 1146, il prêche la Croisade en Terre Sainte devant le Roi Louis VII, voir la chronique du 21 mars. A sa mort, en 1153, trois cent quarante-trois abbayes cisterciennes ont été édifiées en Europe.

  • le 20 août 684 : décès de Saint Philibert, religieux français, fondateur des monastères de Jumièges et Noirmoutier.
  • le 20 août 984 : décès du pape Jean XIV et élection du pape Boniface VII.

Le pape Jean XIV a été destitué par l'antipape Boniface VII, et enfermé au Château St-Ange de Rome où il meurt, peut-être assassiné.

  • le 20 août 1297 : bataille de Furnes.

L'armée du Roi de France est commandée par Robert II d'Artois ; elle remporte une victoire sur les troupes flamandes.

  • le 21 août 1600 : le Roi Henri IV prend Chambéry.

La guerre franco-savoyarde (1600-1601) va se terminer en faveur de la France avec le traité de Lyon, signé le 17 janvier 1601.

  • le 20 août 1625 : naissance de Thomas Corneille : écrivain français.
  • le 20 août 1678 : Jacques-Nicolas Colbert est élu à l'Académie française.

Le fils du ministre de Louis XIV est abbé du Bec-Hellouin. Sa réception l'Académie française est faite par Racine.

  • le 20 août 1648 : bataille de Lens, fin de la Guerre de Trente ans.

Cette victoire du Grand Condé à Lens met un terme à la Guerre de Trente ans. Elle est appelée ainsi car elle fait suite à la prise de la ville de Lens par l'archiduc Léopold-Guillaume de Habsbourg le 17 août 1648, voir la chronique du jour. Condé galvanise ses troupes en disant :

«Amis, vous souvenez-vous de Rocroi, de Fribourg, de Nordlingen ? Il nous faut vaincre ou mourir. Vous marcherez sur une seule ligne. Vous conserverez quoi qu'il en coûte votre ordre de bataille. Vous essuierez sans tirer le premier feu de l'ennemi. Ensuite seulement vous pourrez tirer. » Puis, il lance ses troupes au cri de « Vive le Roi ! »

Les Espagnols laissent sur le terrain trente-huit pièces de canon et huit mille hommes, un grand nombre d'étendards. Le 26 août, le Roi Louis XIV fait chanter un Te Deum à Notre-Dame de Paris.

  • le 20 août 1803 : débarquement de Cadoudal en France.

Les Anglais débarquent aux falaises de Biville le chef Chouan Georges Cadoudal, ainsi que Quérelle et Lahaie-St-Hilaire. Ils projettent de s'en prendre directement à Bonaparte.

  • le 20 août 1823 : décès du pape Pie VII.
  • le 20 août 1860 : naissance de Raymond Poincaré.

Raymond Poincaré naît à Bar-le-Duc. Il occupe cinq fois le poste de président du Conseil. En 1913, il devient président de la République, pendant toute la Première Guerre mondiale. Après la guerre, il fait occuper la Ruhr, car l'Allemagne refuse de payer les " réparations de guerre ". Une religieuse française, Claire Ferchaud l'a approché plusieurs fois pendant la première guerre mondiale, pour lui demander au nom du Christ de faire apposer le Sacré-Cœur sur le drapeau français. Il décède le 15 octobre 1934 à Paris.

  • le 20 août 1914 : décès de Saint Pie X, pape à 79 ans.

Giuseppe Sarto est pape de 1903 à 1914. Il combat les idées modernistes et condamne la séparation de l'Église et de l'État en France. Il fait réformer le bréviaire et remet à l'honneur le chant grégorien. Il est canonisé le 20 mai 1954. Voir la chronique du 2 juin.

  • le 20 août 1944 : ultime message du Maréchal Pétain aux Français.

Le 20 août 1944, le Maréchal Pétain quitte Vichy pour l'Allemagne, sous escorte allemande. Hitler le fait capturer par les SS et déporter à Sigmaringen pour lui extorquer une Commission gouvernementale française pour la défense des intérêts nationaux que présiderait de Brinon.

"Au moment où ce message vous parviendra, je ne serai plus libre. Dans cette extrémité où je suis réduit, je n'ai rien à vous révéler qui ne soit la confirmation de tout ce qui, jusqu'ici a dicté ma conduite. Pendant plus de quatre ans, décidé à rester au milieu de vous, j'ai chaque jour cherché ce qui était le plus propre à servir les intérêts permanents de la France, mais sans compromis.

Je n'ai eu qu'un seul but : vous protéger du pire.

Tout ce qui a été fait par moi, tout ce que j'ai accepté, consenti, subi, que ce fût de gré ou de force, ne l'a été que pour votre sauvegarde. Si je ne pouvais plus être votre épée, j'au voulu être votre bouclier. C'est moi seul que la France jugera. »

Et voici ce qu'écrit l'amiral Paul Auphan, dans son Histoire élémentaire de Vichy, pp.359-362,

«À Vichy et jusqu'à son arrestation par les Allemands en août 1944, le maréchal Pétain ne m'a jamais donné l'impression d'être amoindri intellectuellement.

À mon avis, c'est plus tard, sous le poids écrasant d'une déportation en Allemagne, d'un ignoble procès fleuve qui aurait assommé n'importe qui d'autre que lui et d'une incarcération en France conçue comme une longue torture que cet homme de quatre-vingt-dix ans, bâti comme un chêne, a fini par perdre peu à peu la mémoire et, à certains moments, la raison. Du moins d'après ce qu'on en a dit, car personnellement je ne peux porter de jugement que sur ce qu'il était à Vichy, où, je le répète, il m'a paru jouir d'un équilibre de santé physique et mentale que beaucoup de chefs d'État d'aujourd'hui ou d'hier pourraient ou auraient pu lui envier.

Pour avoir pendant les quatre ans de la Grande Guerre franchi tous les échelons du grade d'officier général et conduit l'armée française à la victoire, il fallait des qualités d'intelligence, de caractère et de cœur qui n'étaient certainement pas communes. À Vichy ces qualités ne s'étaient pas obscurcies, mais seulement assagies et comme sublimées jusqu'à leur extrême simplicité : un bon sens militaire de commandement plein de bienveillance, imprégné de la vertu de prudence et ne retenant des choses que l'essentiel, sous une apparence insensible au torrent des événements. De tempérament secret, il comprenait les situations, mais ne s'attardait pas à expliquer ses décisions.

Évidemment la créativité intellectuelle n'était plus la même qu'autrefois en ce sens qu'il aimait qu'on lui propose des textes sur lesquels il travaillerait ensuite à loisir plutôt que d'accomplir lui-même l'épuisant travail d'accouchement cérébral ; la manière dont il en tirait parti et leur donnait sa marque personnelle montrait un esprit toujours en possession de ses moyens.

Évidemment encore, au bout d'une heure ou une heure et demie d'attention portée à des sujets difficiles, il donnait des signes de fatigue et avait besoin de changer d'occupation pour se détendre un moment l'esprit. C'est normal à quatre-vingt-cinq ans. Il suffisait à son entourage d'en tenir compte. […]

[Le Maréchal] était soutenu intérieurement et comme porté sur des ailes par l'amour de la France et des Français et par le sentiment qu'il avait d'être seul en mesure de les sortir à moindre frais de la défaite de 1940.

Cette hantise était la clef de sa politique. Elle explique tout. Comme tous les anciens combattants de 14-18 – que dis-je ? bien mieux qu'eux après Verdun – il était resté frappé d'épouvante par les pertes françaises. […] Une seconde saignée analogue l'eût peut être éliminée comme grande puissance. […]

Qu'on lui impose X ou Y comme ministre ou chef de gouvernement, qu'on renvoie de vieux amis fidèles ou fasse aux Allemands des concessions qui ne valaient pas qu'on risque la vie d'un homme, il en souffrait, certes, au fond de lui-même, mais n'en faisait pas un absolu du moment que l'ennemi en était apaisé pour un temps et que l'armistice continuait, permettant à la masse des Français de cheminer, sans trop de pertes, vers le bout du tunnel.»

  • le 20 août 1944 : la résistance française libère l'Hôtel de Ville de Paris.
  • le 20 août 1953 : le sultan du Maroc Mohammed V est déposé.

Les autorités du protectorat français au Maroc commandées par le général Guillaume le dépose. Le sultan exilé en Corse, puis à Madagascar, avec ses fils, dont le futur roi Hassan II. La légitimité du nouveau souverain, Mohammed ben Arafa, n'est pas reconnue par le peuple. En 1955, la France accepte le retour de Mohammed V qui régnera jusqu'à sa mort en 1961.

  • le 20 août 1955 : massacre d'El Halia au nom du Djihad.

El Halia, petit village proche de Philippeville, à trois kilomètres environ de la mer, où vivent 130 Européens et 2000 musulmans. La plupart travaillent à la mine de pyrite; les musulmans qui sont payés comme les Européens et jouissent des mêmes avantages sociaux, ont assurés qu'en cas d'attaque du FLN tous participeront à la défense du village.

A 11 h 30, le village est attaqué par des anciens miniers et des miniers en activité ! Le FLN appelle au djihad et commence le massacre :

71 européens tués, 21 musulmans tués, 51 européens blessés, 47 musulmans blessés, plus de 50% des victimes sont des enfants et adolescents de moins de 20 ans. A cela s'ajoute 31 soldats tués, et 121 blessés par les ennemis de la France en Algérie.

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 247)

Soustelle écœuré dira : « On ne négocie pas avec des gens comme cela. »

Partager cet article

1 commentaire

  1. Poincaré est élu président de la République le 17 janvier 1913. Il succède à Armand Fallières.
    Il quitte ses fonctions en janvier 1920 et redevient président du Conseil. L’occupation de la Ruhr est de 1923, seul moyen de faire plier la (réelle) mauvaise foi allemande. La finance internationale (états-unienne et britannique) spécule alors contre le franc. Il en résulte la défaite électorale face au Cartel des gauches en 1924, l’un des pires gouvernements qui aient été. Il en résulte aussi le plan Dawes, puis le plan Young en 1929 : par deux fois, les Etats-Unis jouent donc contre leur ancienne associée, la France.

Publier une réponse

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Privacy Settings saved!
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Cookies nécessaire au bon fonctionnement du site.
  • wordpress_logged_in
  • wordpress_sec
  • wordpress_test

Refuser tous les services
Accepter tous les services

Aidez le Salon beige à financer son développement informatique pour agir le plus efficacement possible contre les dérives de la loi prétendument bioéthique.

Aidez le Salon beige à préparer les prochains combats pour la loi de bioéthique