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C'est arrivé un...

C’est arrivé un 1er juillet…

C’est arrivé un 1er juillet…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, RerumNovarum

Alors rappelons-nous :

  • le 1er juillet : saints du jour français ou en France.
    • St Martin, évêque à Vienne († fin IIIe s.)
    • St Domitien, abbé en Bugey († Ve s.)

Dans la vallée du Brevon, en Bugey, au Ve siècle, saint Domitien, abbé, qui fut le premier à vivre là en ermite, puis rassembla autour de lui un grand nombre de disciples pour le service de Dieu et, l’âme attirée vers le ciel, quitta ce monde dans une heureuse vieillesse.

St Théodoric (Thierry), abbé à Reims († 533)

Son père vivant de rapines et de vols, Thierry, qui voulait vivre autrement, se fit moine puis se retira dans la solitude sur les conseils de saint Rémi. Là, de nombreux disciples vinrent à lui, dont son père qui se convertit.

  • St Calais, abbé du monastère d’Anile († 536)

Au pays manceau, au VIe siècle, saint Calais, abbé du monastère d’Anile, qui prit ensuite son nom.

  • St Cybard, moine près d’Angoulême († 581)

Saint Cybard (Beatus Eparchius) qui, après avoir fait profession dans le monastère de Sessac, alla à Angoulême du temps de l’évêque Aptone II, en 542, y vécut en reclus dans une grotte creusée sous les murs du côté nord de la cité et y mourut en 581. Vénéré de toute la région pour ses vertus et ses miracles, ce saint est honoré comme second patron du diocèse et protecteur de la ville d’Angoulême, Engolïsmensem patronum.

  • Bx Pierre-Yrieix Labrouhe de…, prêtre et martyr († 1794)
  • Bx Jean-Baptiste Duverneuil, prêtre et martyr († 1794)

Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, les bienheureux Jean-Baptiste Duverneuil et Pierre-Yrieix Labrouhe de Laborderie, prêtres et martyrs, le premier de l’Ordre des Carmes déchaux, le second chanoine de Saint-Yrieix. Pendant la Révolution française, ils furent détenus dans des conditions inhumaines sur un bateau négrier en raison de leur sacerdoce, et y moururent peu de temps après.

  • le 1er juillet 1097 : bataille de Dorylée et victoire des croisés.

C’est le premier engagement sérieux entre les Francs et les Turcs. Il préfigure le changement du rapport de force au Proche-Orient. Les Turcs seldjoukides de Kılıç Arslan sont écrasés par les croisés.

  • le 1er juillet 1270 : le Roi Saint Louis embarque à Aigues-Mortes sur le Montjoie pour la croisade.

L’armée royale prend la destination de Tunis, destination qui surprend tout le monde.

  • le 1er juillet 1610 : Henri IV est inhumé en la basilique St-Denis.

L’inhumation a lieu à l’issue de plusieurs semaines de cérémonies funèbres. Voir la chronique du 29 juin.

  • Le 1er juillet 1664 : Charles Le Brun devient premier peintre du Roi.

Le Sommeil de l’Enfant Jésus, 1665, Paris, musée du Louvre.

Charles Le Brun est né le 24 février 1619 à Paris. C’est un artiste-peintre mais aussi un décorateur.Connu pour être le directeur de l’Académie royale de Peinture et de Sculpture et de la Manufacture royale des Gobelin, Charles Le Brun devient le premier peintre du Roi, le 1er juillet 1664.De 1656 à1661, Nicolas Fouquet, surintendant des finances du Roi, lui demande de s’occuper de la restauration du château de Vaux-le-Vicomte.Son goût pour le faste et l’apparat, l’amène à donner une unité stylistique aux splendeurs de Versailles voulues par Louis XIV, fixant ainsi les règles de “l’art versaillais”.

Galerie d’Apollon, Musée du Louvre

On lui attribue les gros œuvres de la décoration du château de Versailles et notamment l’élaboration de la célèbre Galerie des Glaces.

  • le 1er juillet 1861 : parution à Rome du premier numéro de L’Osservatore Romano.

Quelques mois après la proclamation du Royaume d’Italie, la création du journal répond alors à la nécessité de défendre les positions du Saint-Siège, à un moment où les États pontificaux viennent de perdre l’essentiel de leur pouvoir temporel. La devise du journal est : « Unicuiquesuum » (à chacun le sien) ; « non praevalebunt » ([Les portes de l’enfer] ne prévaudront pas).

  • le 1er juillet 1901 : loi Waldeck-Rousseau relative au contrat d’association créant les associations loi 1901.

Or en violation de la loi, les demandes formulées par les congrégations d’enseignement et de prédication sont refusées en bloc et sans examen.

Qu’en pensent les francs maçons ?

« En 1913, la question s’était posée de savoir si la Franc-maçonnerie ferait sa déclaration, conformément à la loi sur les associations. Le F***Harrent, Grand Orateur de la Grande Loge de France, chargé d’étudier la question, fit l’exposé suivant devant la loge L’Alliance :

Pourquoi irions-nous faire une déclaration ? Qu’est-ce que cette déclaration va nous donner que nous n’ayons pas ? Nous serions obligés de remettre à l’autorité administrative et à l’autorité judiciaire (les deux mots se trouvent dans la loi elle-même) nos registres. Je crois bien que nous avons plutôt raison de ne pas leur donner prétexte d’y entrer : c’est encore le meilleur moyen d’éviter leur curiosité parfois bien indiscrète.

La Maçonnerie française ne fut jamais une société légalisée, déclarée, parce qu’à travers l’Histoire, les Maçons qui furent à sa tête n’ont jamais pensé que ce fut bon pour la Maçonnerie. La Franc-maçonnerie ne s’est pas pliée, comme d’autres associations aux exigences des lois, nous ne sommes pas, en effet, une association comme les autres. »

Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs de François Marie s Algoud (Editions de Chirépage 162 et 163)

CQFD, les lois maçonniques de la république sont un carcan impératif pour tous, sauf pour les « frères »…

« Cette loi a deux visages : elle est à la fois libérale et liberticide.

Pour les citoyens ordinaires, la liberté d’association est totale, les formalités de déclaration étant réduites au minimum. De cette loi libérale, des millions de Français feront désormais l’usage. En revanche, pour les congrégations religieuses, la loi ne fait qu’accumuler les obstacles. Leur existence civile dépend du vote d’une loi au Parlement. L’ouverture de chaque établissement nouveau est soumise à un décret du Conseil d’État. Toute congrégation non autorisée ou toute succursale non autorisée d’une congrégation autorisée est illicite : le fait d’y appartenir constitue un délit passible d’une amende ou d’une peine de prison. L’article 14 (Fernand Rabier, député radical, avouera que c’est celui auquel ses amis tenaient le plus) stipule que nul n’est autorisé à diriger un établissement d’enseignement, ni à y professer, s’il est membre d’une congrégation non autorisée. Les congrégations ont à tenir à la disposition des préfets le compte de leurs dépenses et de leurs recettes, l’inventaire de leurs biens, et la liste complète de leurs membres. Toute contravention à ces règles est passible de poursuites.

Selon Ferdinand Buisson, cette législation constitue « le premier acte public engageant à fond la République dans cette lutte avec l’Église jusque-là semée de tant d’armistices, de traités de paix et de compromis tacites ». Nouvelle loi d’exception, la loi du 1er juillet 1901 exclut du droit commun les religieux, hommes ou femmes. Citoyens français, ceux-là n’ont pas les mêmes droits d’association que les autres. Par la décision d’un pouvoir idéologiquement engagé, leurs libertés —liberté de conscience, liberté d’enseignement, liberté d’association sont désormais restreintes. »

Tiré de Quand les catholiques étaient hors la loi de Jean Sévillia (éditions Perrin pages 66 et 67)

  • le 1er juillet 1903 : départ du premier Tour de France cycliste.

60 coureurs prennent le départ du 1er Tour de France cycliste à Montgeron, près de Paris, organisé par le journal sportif “L’Auto” d’Henri Desgrange. Il se déroule en six étapes de Paris à Paris via Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux et Nantes. L’arrivée, le 18, voit la victoire de Maurice Garin qui remporte l’étape, et le tour, avec trois heures d’avance sur ses concurrents. Sur les 60 cyclistes présents au départ seuls 20 franchissent la ligne d’arrivée.

  • le 1er juillet 1911 : “Coup de force d’Agadir”.

C’est le fameux épisode de la canonnière allemande”SM Panther”, envoyée par l’Allemagne dans le port d’Agadir officiellement pour protéger ses ressortissants.

La France soutient le sultan Moulay Hafiz face à une révolte berbère. Les deux puissances européennes ont des vues sur le Maroc et l’Allemagne ne veut pas d’une présence militaire française renforcée. L’intervention du Royaume-Uni en faveur de la France souligne la solidité de l’Entente cordiale alors que chacun se prépare à la guerre. Finalement, l’Allemagne fait machine arrière à l’automne et la crise s’achève par à un accord franco-allemand sur une partie du Congo le 4 novembre suivant.

  • le 1er juillet 1916 : début de la Bataille de la Somme.

Les assauts à outrance, sans protection contre l’artillerie ennemie, vont faire de cette bataille une des plus grosses boucheries de l’histoire de l’humanité.

  • le 1er juillet 1988 : monseigneur Marcel Lefebvre est excommunié.

Un porte-parole du Vatican annonce l’excommunication de Mgr Marcel Lefebvre ainsi que des quatre évêques que celui-ci a consacrés la veille à Ecône, en Suisse.

  • le 1er juillet 1991 : dissolution du Pacte de Varsovie.

Le pacte de Varsovie était une alliance militaire datant du 14 mai 1955 entre les États du bloc communiste. Nikita Khrouchtchev l’avait conçu dans le cadre de la Guerre froide en réaction à l’OTAN, né en 1949.Les pays membres étaient l’URSS, la Bulgarie, la Roumanie, la RDA, Hongrie, la Pologne, la Tchécoslovaquie.

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1 commentaire

  1. Pour le coup de force d’Agadir, ne faut-il pas lire plutôt : le “SMS Panther” ? SMS pour “Seine Majestät Schiff” (le bateau de Sa Majesté) ? J’aimerai connaître l’avis éclairé d’un connaisseur de l’Histoire de la Marine allemande sur ce sujet…

    La Bataille de la Somme fut effectivement pour nos alliés britanniques une boucherie sans nom, le Verdun du BEF en France… J’avais regardé avec un grand intérêt (et enregistré sur K7 vidéo) un documentaire de la BBC où un groupe de reconstituteurs s’était rendu en France, équipés exactement comme l’étaient les “Tommies” en 1916 (les britanniques excellent dans ce domaine), et ont “revécu” les combats du bataillon d’infanterie de leur ville (le système britannique d’alors faisait du bataillon l’unité de base de l’infanterie, un régiment d’infanterie britannique pouvait avoir 2 ou 3 bataillons engagés sur des fronts différents)… Absolument passionnant ! Ces hommes ont suivi le journal de marche du bataillon de leur ville engagé sur la Somme 1916, poussant la fidélité des combats en renvoyant les soldats tombés en 1916, leurs camarades restés dans la tranchée ne voyaient rentrer que les “survivants”… Le témoignage de reconnaissance des derniers “Tommies” encore vivants était très émouvant, et même parfois poignant !

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